samedi 7 janvier 2012
Par jean-michel robert,
samedi 7 janvier 2012 à 08:38 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
Ce vilain matou ! si vilain ! mais c'est moi !
Non non toi tu n'es que miaou
Mais ce miaou ! c'est moi !
Certes, si tu en es fier.
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lundi 27 septembre 2010
Par jean-michel robert,
lundi 27 septembre 2010 à 05:59 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
de tant les ressasser ses pisseuses déesses
il finira sans doute par y croire
déjà quelques sectes pétillent
au pointu de la langue
à la moindre occasion
ce rien tremblant de duvet blond
le délicat d’une cheville
il se récite les blancheurs
chaparde les tout petits
sourires de fruits confits
n’hésitant pas à essuyer de l’âme
ce que le Mal n’a pas pu digérer
il accomplit son devoir d’humilité
en attendant le jour
où des murmures qu’il a semés
il récoltera la tempête
un vent phénoménal à décorner tous les démons
à voltiger toutes les raisons
de vivre et de mourir alors
peut-être apprendra-t-on
ce que légèreté veut dire
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dimanche 15 août 2010
Par jean-michel robert,
dimanche 15 août 2010 à 09:00 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
ses yeux cherchaient une tristesse
pour y cueillir quelques myrtilles
nous
nous cherchions
à effleurer ses seins naissants
nous
douze ans
morveux
tous les mystères au bout des doigts
ses tétons n’étaient pas si lointains
une chanson d’Otis Redding
deux pouces pirates
dans un vertige 45 tours
elle nous laissait oser
indifférente
ainsi tard dans la nuit le dortoir des garçons
pouvait encore faire tournoyer les slows
dans le fiel chuchotant
certes
le mot salope était trop chaud
mais il fondait bien dans la bouche
à la fin il nous fallait
chacun pour soi
arracher du plaisir
dans les draps humiliants
tandis que là-haut les nuages
achevaient en douceur
la bataille de polochons
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mardi 17 novembre 2009
Par jean-michel robert,
mardi 17 novembre 2009 à 06:28 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
C'était une envie pressée, on demandait à sortir de la classe, le maître refusait, la tripaille préparait un sale coup, s'acharnait à nous humilier, à nous puer devant tout le monde, à nous écraser comme ça, en plein jour, entre le soleil et la merde.
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jeudi 29 octobre 2009
Par jean-michel robert,
jeudi 29 octobre 2009 à 15:37 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
je fouillerai l'ivre du tiède
y trouverai quelques chats à fouetter
en attendant
le furieux fond dans l'évidence des entrailles
en dégageant
une forte odeur de destin
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lundi 26 octobre 2009
Par jean-michel robert,
lundi 26 octobre 2009 à 05:07 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
le héron a laissé ses empreintes dans le cerveau
de la jolie malade allongée sur la glace
où les patineurs gravent
leurs sensations obscènes
quel ange les a piqués?
quel dégoût les bafouille?
faut-il voir là l'élégance fin de saison?
fin de tout?
ou bien plus simplement des fins publicitaires?
peu importe
le héron est bien loin maintenant
il dilapide ses errances au long de nos billards
il y laisse des plumes
le hasard les voltige au vent de ces rencontres qui
n'en doutons pas
bouleverseront le monde

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vendredi 25 septembre 2009
Par jean-michel robert,
vendredi 25 septembre 2009 à 17:17 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
la jupe froissée un peu sourit les cuisses ce doré
qui se charme alors le fond des yeux
il semble qu'on devrait l'achever là le temps
sans grands regrets ni confession
juste épeler la tiédeur en cette nuit textile
vers le slip en finesse qu'on amadoue facile
tant son sérieux laisse à désirer
de blasphèmes à lécher où ça sent l'algue
et le noyé à l'aise
dans sa sereine décomposition
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jeudi 27 août 2009
Par jean-michel robert,
jeudi 27 août 2009 à 12:35 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
On allait au square, on passait devant la charcuterie, la charcutière nous offrait des olives noires, au fond du square les lions de pierre ne tarissaient pas d'eau claire, ils avaient des entrailles de source, ils crachaient à flot continu dans un bassin qui ne se laissait jamais déborder, on courait les rejoindre, on s'allongeait près d'eux, on adoptait leur pose, on crachait les noyaux le plus loin possible, Mémé nous traitait de dégoûtant, on n'était pas un fauve limpide.
(Les jupes noires éclaboussent, éd. La Bartavelle, 1991.)
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mercredi 26 août 2009
Par jean-michel robert,
mercredi 26 août 2009 à 15:07 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
Sur les parquets cette jeune fille de ménage révélait des patinages vertigineux, on envoyait les regards y glisser tout en feignant de lire la biographie de Buffalo-Bill, les Indiens brandissaient des tomahawks fort peu conventionnels, se livraient à des rites qui pour être inédits n'en témoignaient pas moins de leur soif de sacré, le sang charriait tous les galops de l'Ouest, la jeune fille s'en allait, le sol rutilait, ne restait qu'à dépouiller les bisons morts entre les tempes.


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Par jean-michel robert,
mercredi 26 août 2009 à 07:05 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
Le temps
ne connaît pas la perspective
Nous devons creuser nous-mêmes
J'ai plein d'espoir sous les ongles
-
(Ed. Le Pont de l'Epée, 1982)
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dimanche 12 juillet 2009
Par jean-michel robert,
dimanche 12 juillet 2009 à 19:02 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
au-delà de ce mur fantôme contre lequel le temps aime à lever la patte
qu'es-tu devenue Ilona berlinoise à quinze ans si jolie
aujourd'hui à notre âge tu es probablement assez grasse maman et mémé
volontiers tu permettais que j'aventure de doigts et paumes tes fesses et tes seins mais
c'est tout
toujours ta main gardienne pour assagir la mienne
et ta moue de refus bien gentil
quand je partis tu m'offris ton foulard et tes larmes
mais j'eusse préféré souvenir plus obscène garder
pour toi mieux que cette colère plus ou moins attendrie dont
on peut sans doute faire quelque chose
mais quoi
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mercredi 8 juillet 2009
Par jean-michel robert,
mercredi 8 juillet 2009 à 09:28 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
sous les cils bruns d'un tueur difficile à éteindre la nuit s'épuise
la souplesse d'un chat rassemble les distances
on récapitule un corps
et un reflet ruiné
le contre-jour menace il y a
ce mouvement des mains dans le courant
volonté d'envol vers un oubli palpable
ces lambeaux léchant cloisons et tempes il y a
comme on dit
des disproportions venimeuses
il faudra bien pourtant de tout le doux des lassitudes
peser
comme les dormeurs s'enfoncent dans la vase des lampes
la bouche ouverte
hurleuse de blés
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samedi 4 juillet 2009
Par jean-michel robert,
samedi 4 juillet 2009 à 17:55 :: JEAN-MICHEL ROBERT ( bibliographie et poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
à l'horizon les parfaits coupables échangent de sanglantes devises
tout en jouant à l'aveuglette un pauvre chapeau de paille
infiniment pourrissant
les rues se faufilent où les tentations pétaradent
la pluie se coquette en langue de vipère
-
saison peu avouable:
des nudités sautillent dans les yeux du montreur d'ours
s'aventurent même parfois dans ceux
de l'ours en personne
brute aux limpidités touffues qui danse sa vieille habitude
entre la haine et le dédain
-
triez vos appétits recoiffez vos remords
saluez l'innocente aux alibis majestueux
qui s'éloigne
tranquille
balançant dans la blancheur du short
son cul moulé comme mon âme
voudrait l'être

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