Jean-Michel Robert

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mercredi 31 décembre 2008

ON

n'est pas très fier de savoir qu'il existe des choses qu'on ne pardonnera jamais... Mais elles n'ont qu'à nous pardonner, les choses! Pourquoi ce serait toujours à moi de trimer?

heure du caté!

D'abord y avait un crâne et ce crâne était plein de mayonnaise. Alors, après - comme aiment dire les petits enfants - Dieu dit: "Et si on faisait un cerveau?". Après, l'archange Gabriel objecta: "C'est trop dangereux! Des oeufs durs suffiront!" Mais après Dieu réfléchit. Et ce fut après, c'est-à-dire mal barrés. Ne désespérons pas: après après c'est bientôt.

les choses

Quand les choses vont mal, le mal va aussi, en caressant la paume des choses. Quand les choses vont bien, on n'est pas nés. ( le S à "nés" est une syllepse)

mardi 30 décembre 2008

Au fait, j'oubliais:

Joyeux Noël aux gosses palestiniens bombardés par des tonnes de sucreries.

ciel

Il neige comme quand j'étais petit. J'ai sûrement été un flocon bien sage, pour mériter ça.

couture

Ted Lapidus est mort. C'est dingue comme je suis malheureux. Et larmoyant.

lundi 29 décembre 2008

la colère

Ce n'est pas toujours hurler, insulter, frapper, rougir...C'est aussi se retirer, tellement sont cons les interlocuteurs, et se dire: "demain, ils penseront un peu"." Et moi aussi."

proverbe chinois

Quand le sage, fatigué de la déconne, vomit tout son baijiu, et riche de son sida tout neuf, demanda: Qu'est?" L'imbécile demanda: "Qu'est quoi?". Alors le sage dit:"Vos gueules, les oiseaux!"

Cécile (2)

Nous sommes rentés à l'hôtel. Des lunettes noires cachaient vos yeux tuméfiés. Vous n'avez voulu entendre parler ni d'association, ni de déposer plainte. C'était lui ou moi. Ce ne sera jamais moi. Aussi avez-vous exclu tous les autres. Peur? Vous couviez déjà votre retour chez les coups de poings. Vous avez rejeté ma proposition d'aller lui flanquer une bonne volée. Vous ne m'avez pas donné son nom de famille ni son adresse. Je vous ai appris quelques techniques très efficaces d'arts martiaux. Vous avez dit: je ne saurai pas, je ne pourrai jamais faire ça. Vous ne mangiez plus de salade, vous ne riiez plus, à cause des plaies aux lèvres et des crevasses plus hautes. Vous passiez machinalement deux doigts sur vos sourcils, ne baissant qu'à peine vos lunettes. J'ai voulu dessiner cette caresse à votre place, mais vous ne le supportiez pas. Je vous ai laissée à la gare de Lyon, vous n'avez pas voulu que je porte votre sac de voyage. Vous m'avez demandé de ne pas attendre le départ de votre train. Je vous ai quand même suivie, de loin. Comme cette nuit. J'ai l'adresse de vos parents. Je la déchire maintenant. Et je relis ailleurs: A ma soeur Léonie Aubois d'Ashby . Baou - l'herbe d'été bourdonnante et puante - pour la fièvre des mères et des enfants.

dimanche 28 décembre 2008

Cécile

Je titre avec votre vrai prénom car j'estime fort peu probable que vous ni lui rencontriez ces quelques mots. Ma première image de vous, celle qui s'impose au présent, n'est hélas pas celle de notre rencontre au regard bleu-vert, c'est celle de la clinique où vous aviez peine à me sourire, et à articuler"merci jean-mi", à me tendre la main à cause de la perfusion pour effleurer mes fleurs des champs mal en point de n'être plus des champs. Je n'étais pas amoureux de vous, mais je vous aimais comme une suicidée qui crie au secours au moment de choisir au fil des vagues. Vous deviez choisir, non: vous vouliez choisir, alors que nulle fatalité ne l'exigeait.M'attristent infiniment les personnes qui croient en la fatalité, au destin, comme s'il était rassurant de savoir que sa vie est écrite quelque part sur les pages pas mal gribouillées de la transcendance.

J'ai refusé de vivre avec vous: je n'ai que mon brevet de surveillant de baignade, avouez que ça ne nage pas vite dans le grand bain que vous avez choisi.

Je vous souhaite un au choix: vous l 'avez tué selon les règles du crime parfait, ou vous l''avez quitté, changeant votre identité: vous vous appelez aujourd'hui Léonie Aubois d'Ashby.

samedi 27 décembre 2008

équation défaitiste

Sans compter les emmerdements.

orientation professionnelle

A l'époque, - oui celle-là - les fenêtres étaient des vieilles dames pituiteuses et pipelettes, c'est ainsi que naquit ma vocation de vitrier muet, et de buée au noir.

proverbe chinois

Quand le sage aura transmis sa sagesse au monde entier, il poussera le cri du coeur: Enfin, c'est pas trop tôt ! A moi la déconne !

vendredi 26 décembre 2008

fiat lux (à big bill broonzy)

Comme ce type à la tronche de vioque sévère, toujours en surplomb de ma petite âme si mignonne, commençait à me gonfler le thymus, je lui ai dit:" Fous le camp de ma hauteur, va dire "Que la lumière soit" ailleurs, si tu t'emmerdes tant. Bref, laisse-moi dans "Que la pénombre soit", si ça lui chante, à la pénombre, puisque ça me chante déjà le sourire de la désolation.

mardi 23 décembre 2008

petite monnaie

En me rendant la monnaie, elle a effleuré mes doigts et a souri mes yeux avec insistance. Mais ce geste et ce regard n'étaient que maladresse, sûrement, son trop jeune âge aussi. Bon, réchauffons la soupe.

dimanche 21 décembre 2008

proverbe verriérois

Le centre-ville sans circonférence renifle à tout hasard, histoire de séduire les morves sans nez.

proverbe chinois

Quand le sage, face à la fureur hurlante, oppose un silence éloquent, l'imbécile dit: Tu n'abuserais pas un peu des oxymorons, mec?

vendredi 19 décembre 2008

proverbe chinois

Quand le sage dit: Ton âme n'est qu'une saison de l'univers, l'imbécile dit: Putinsakaï !

mercredi 17 décembre 2008

de l'insupportable

ESSAI D'ONTOLOGIE DÎNOLOGIQUE

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vendredi 12 décembre 2008

proverbe chinois

Quand le sage dit: "Plutôt que de nourrir le pauvre, apprends-lui à pêcher", le poisson invente le Secours Catholique.

mardi 9 décembre 2008

mythe inuit

Nous édifiâmes des igloos éternels.

vendredi 5 décembre 2008

Y des jours, comme ça, ou des nuits,

où on n'a rien d'intéressant à dire ou à être. Alors, lâchement, on compte sur les visiteurs (euses).

jeudi 4 décembre 2008

Tiens,

c'est maintenant! Ca devrait bien se passer,au moins se passer, si le temps s'en mêle pas.

mercredi 3 décembre 2008

Comme on pouvait s'y attendre,

hier c'était demain, mais je promets devant Dieu, ou un truc comme ça, que si aujourd'hui est hier je rattraperai mes conneries (à portée).

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mardi 2 décembre 2008

Comme justement

il était question de cafetière, je lui ai demandé son avis sur les poèmes parnsassiens. Elle m'a fait de la soupe au potiron, la salope!

lundi 1 décembre 2008

Si j'ai bonne mémoire (histoire-géo),

j'avais une guitare lotie de six cordes, puis les cordes se sont révoltées et ont fondé la République du silence.

Je viens

de me rappeler que les plus soumises, salopes, serviles...(moralement, si l'adverbe est un chouïa pertinent) à l'hôpital militaire étaient les infirmières et autres femmes de ménage. Je n'en conclus rien.