mercredi 29 octobre 2008
Par jean-michel robert,
mercredi 29 octobre 2008 à 10:19 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Puisque, ces derniers temps, on l'a déringardisé, nous avons interrogé Karl Marx. Voici sa réponse:
"Le maximum de profit n'est limité que par le minimum physiologique de salaire et le maximum physiologique de la journée de travail.
Il est clair qu'entre ses deux limites du taux maximum de profit, il y a place pour une échelle immense de variations possibles. Son degré n'est déterminé que par la lutte incessante entre le capital et le travail; le capitaliste essayant continuellement d'abaisser les salaires à leur minimum physiologique et de prolonger la journée de travail à son maximum physiologique, tandis que l'ouvrier exerce constamment une pression dans le sens opposé.
La chose se réduit à la question du rapport des forces des combattants.
En ce qui concerne la limitation de la journée de travail en Angleterre ainsi que dans tous les autres pays, elle n'a jamais été réglée autrement que par l'intervention législative. Sans la pression constante des ouvriers, agissant en dehors, jamais cette intervention ne se serait produite. En tout cas, le résultat n'aurait jamais été obtenu par des accords privés entre les ouvriers et les capitalistes. Cette nécessité même d'une action politique générale est la preuve que dans la lutte purement économique, le capital est le plus fort..."
Salaires, prix et profit. (Ed. Sociales)


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Par jean-michel robert,
mercredi 29 octobre 2008 à 05:09 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J apostrophe, soussigné Evanescence Morne, atteste que, à la date et à l'heure susmentionnées, les distances, le temps et la stupeur, en leur communion métallique, grincent vachement.
En foi de quoi, le présent certificat fait pour servir et valoir ce que de droit.
E.M.
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mardi 28 octobre 2008
Par jean-michel robert,
mardi 28 octobre 2008 à 04:13 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
les balcons porteurs de femmes nues
se perchent dans les arbres du parc
les morts halètent les parfums du pubis inondé de paupières
le vertige pilote ses fenêtres
tandis que cheminant lentement au long de nos gouttières
les somnambules sourient leur équilibre
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lundi 27 octobre 2008
Par jean-michel robert,
lundi 27 octobre 2008 à 17:21 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
son nez s'élève et se fixe
au milieu du front
sa bouche s'est nichée
entre ses yeux clos
ses oreilles toussent
et maintenant ce sont les cheveux
de sa grande soeur
qui lui poussent au menton
certes tout ça lui fait horriblement mal
mais il ne s'inquiète pas :
ses parents lui ont dit : c'est normal
c'est la puberté qui commence
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dimanche 26 octobre 2008
Par jean-michel robert,
dimanche 26 octobre 2008 à 13:10 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Passer à l'heure d'hiver est assez dérisoire quand, toutes les nuits, le temps passe hors saison.
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samedi 25 octobre 2008
Par jean-michel robert,
samedi 25 octobre 2008 à 05:08 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Sûrement, ça voulait dire... mais pas dire ça. Aussi ai-je rejoint mes frères, lapsus de la nature.
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vendredi 24 octobre 2008
Par jean-michel robert,
vendredi 24 octobre 2008 à 02:10 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Ces caprices douloureux de la nuit... Appelons ça "spasmes métaphysiques."
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lundi 20 octobre 2008
Par jean-michel robert,
lundi 20 octobre 2008 à 19:18 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Malgré les quatre heures et demie de train, j'ai connu aujourd'hui une belle classe de troisième (classée ZEP), et des grands yeux qui reflètent à la fois l'étonnement de voir et celui de trouver les mots de voir.
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vendredi 17 octobre 2008
Par jean-michel robert,
vendredi 17 octobre 2008 à 20:56 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
"Quand le sage montre la Lune, le plus sage s'en fout."
-
" Quand la Lune montre le sage, elle manque de doigts."
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" Quand le sage est reconnu tel, la sagesse prospère au boxon."
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"Quand le sage a compris l'accumulation primitive du capital, il consulte les dingues."
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" Quand "quand" te demande "où?", sois ailleurs."
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Par jean-michel robert,
vendredi 17 octobre 2008 à 06:49 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Je n'ai peur de rien, pour moi: mon assemblage de molécules se dispersera à un moment ou l'autre. "Rien de nouveau", comme disait Essenine.
La seule chose qui me fait peur c'est la souffrance et l'absence des personnes que j'aime.
Quant aux autres, ils ne savent même pas que j'existe, tant ils n'existent pas.
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Par jean-michel robert,
vendredi 17 octobre 2008 à 06:10 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Tiens, c'est le matin. Mais sans jour, comme d'habitude.
Soyons soleil: ça sera moins fatigant qu'espérer.

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Par jean-michel robert,
vendredi 17 octobre 2008 à 02:16 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Certaines nuits, on est apte à comprendre ce que l'on sait depuis toujours.
Remarque: on n'éclate pas de joie pour autant et si peu.
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jeudi 16 octobre 2008
Par jean-michel robert,
jeudi 16 octobre 2008 à 14:52 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Je veux bien: ne tombons pas dans la parano. Mais affirmer qu'il n'existe aucun complot, c'est de la naïveté assez proche de la modeste connerie. Voyons: Hitler au pouvoir fut un complot ourdi par tout ce que l'Allemagne, mais aussi toute l'Europe, comptaient de gros industriels et de fanatiques, l'arrivée au pouvoir de de Gaulle en 58 fut un coup d'état tripoté de longue main, la journée des dupes, le massacre de la St-Barthélemy, le coup d'état de Pinochet, la protection de Franco par tous les états "démocratiques", l'OMC, l'AGCM, le FMI... Bon, j'ai la flemme de continuer. Juste dire qu'il n'y a pas de complot total, général, mondial... mais une somme de microcomplots qui finissent tous par un plein accord et la même conséquence: crever les plus pauvres pour faire rire les plus riches (dans leur yacht (ils disent "ïôtt", alors que la prononciation est fausse) ), et leurs putes. Robin des Bois l'a dit avant moi. Marx aussi (plus argumenté). Mais les flèches, nom de Dieu!... les flèches, nom de rien du tout!
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Par jean-michel robert,
jeudi 16 octobre 2008 à 12:53 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
La tristesse et l'ennui ne sont plus un état d'âme, mais l'état des lieux. Nulle part est l'arrivée de toute distance. Bon voyage.
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Par jean-michel robert,
jeudi 16 octobre 2008 à 04:22 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
les ronds dans l'eau de l'étang se prenaient pour de la philo
les bernaches du Canada jouaient les bernaches nonnettes
les grèbes avaient vendu leur huppe
les chômeurs leur femme
les femmes leur reflet
on chantait dans le désert qu'on appelait "rues"
les chiens aboyaient les caniveaux
les caniveaux miaulaient la chute des corps
humains
c'était le moment ou jamais
et jamais était le plus musclé
bref
c'était le bon temps
le pire vint après
précédé de et par ses pectoraux (pas de pitié pour les prépositions)
gonflés d'avenir
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mercredi 15 octobre 2008
Par jean-michel robert,
mercredi 15 octobre 2008 à 19:44 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Pourquoi siffle-t-on "La Marseillaise" lors des matches de foot?
Parce que la France est majoritairement raciste, parce que les stades de foot sont les espaces de communion des financiers et des cons - ô guirlandes d'abrutis en tribunes - parce que faire du pied à la baballe n'eût dû rester qu'un jeu, parce que l'hymne national a perdu tout son sens révolutionnaire, (il suffit de voir les sous-officiers s'élever au long de leur dignité mal repeinte à la pauvre hauteur de ce chiffon promu drapeau) parce que le sang impur n'abreuve rien que la misère, que le sang pur n'existe pas plus que les sillons de l'Eden, parce que le cynisme des riches et de leur valetaille (tiens, encore les journalistes) osent leur viande, parce que tant que les comités des coquelicots insurrectionnels n'imposeront pas la dictature des fragiles, ce sera pire, camarades, pire de matin en matin, de lâcheté en lâcheté. Ensuite ce sera enfin la nuit, la vraie.
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Par jean-michel robert,
mercredi 15 octobre 2008 à 03:54 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
aura enfin envoyé dieu se faire "adorer" par ses archanges, Gabriel étant le plus pointu, qu'Adam agonisera dans les sables mouvants du loto ou les gouffres du golf, Eve s'avisera enfin que sa pudeur ne fut jamais protégée par une feuille de vigne, mais de figuier, et que le fruit défendu ne fut jamais une pomme, fruit à la con... Alors peut-être saura-t-elle qu'elle est une femme, qu'il lui suffit de sourire pour que tous les fruits poussent et inventent la saison de ses caprices.
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Par jean-michel robert,
mardi 14 octobre 2008 à 19:50 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Si vous voyez dans ma poitrine le chantier / il se peut que comme moi vous chantiez...

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Pour la musique, à vous la poitrine.
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Par jean-michel robert,
mardi 14 octobre 2008 à 09:43 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Cette fois c'est la voix de Victoria qui me parvient du fond des âges. Je serai donc un gentil garçon, aujourd'hui, béni par la musique du Temps noir.

En plus, elle était belle.
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lundi 13 octobre 2008
Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 22:59 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'avais envie d'énoncer plein de trucs violents, provocateurs, injustes, émeutiers, terroristes, enragés... mais une dame, au téléphone, avait une voix féminine... Aussi vais-je rebricoler ma colère.
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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 19:37 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Si j'essaie d'être honnête, de considérer toute les données, toutes les volées, je n'ai pas le droit de dire: "Je suis malheureux". Aussi ne le dis-je.
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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 11:05 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
à l'époque ils étaient plusieurs
plus moi
pour avoir le droit d'être "on"
mais comme ils comptaient mal
ils étaient plus ou moins
mais peu importent les chiffres
on se marrait bien
les éclats de rire éclaboussaient toutes les curieuses du quartier
ça ne manquait pas
toutes les sales gueules avaient un nez en forme de fenêtre
mais incapables d'éternuer la transparence
Loulou chantait comme toujours "Les anges se ramassent à la pelle".
Kikou les roulaient
Didoc buvait le grand soir (la soif n'a pas suffit)
Bidou tuait à mort tous les rois mal vêtus
Isidorrrrr dormait des ronflements à faire trembler le Palais de Justice
Kéloët dégueulait son passé
on n'a pas pensé à recopier
ça aurait fait "Les mémoires d'un Fran, d'un Fran, d'un Fran, d'un Fran... après je ne me rappelle plus"
Il en va ainsi de certaines syllabes qui croient savoir
Junégon saoûlait les accordéons
Christignoff vomissait des ruelles
Ploutrige braillait des billets de banque
Loustignac les ramassait
C'est ainsi qu'on devint raisonnables
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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 10:21 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Cette fois, l'épeire - je fais mine de croire que c'est la même - a tissé sa toile de sorte que ni les volets ni la fenêtre ne détruisent sa destinée. Je l'ai donc admirée. Ensuite je suis allé apprendre à l'épicier que les araignées ne sont pas, n'ont jamais été des insectes. Je suis utile.
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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 04:34 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
C'est marrant: quand j'aime une personne, je ne cesse pas de l'aimer du jour au lendemain. Il va falloir que j'accumule dans mes caves des conserves de jours et de lendemains, l'indifférence comme ouvre-boîtes. Je serai enfin humain.
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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 02:53 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'essayais de faire comprendre, dtaleur, que le Bonheur n'était que le petit frangin morveux de la fugacité, que notre âme se devait alors d'occuper la présence d'un mouchoir. Mais je n'ai pas convaincu. Bon, je ne suis pas bon tribun. Je retourne aux reniflements de se souvenir.

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Par jean-michel robert,
lundi 13 octobre 2008 à 00:23 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Une des plus belles chansons du monde, du système solaire, des galaxies et du big bang - quand il n'était pas "big" et tétait sa maman - qu'on appelait Absence au caboulot du village -, c'est Pénélope, de Brassens.
"Les petits ponts de bois" peuvent toujours s'aligner au courant de leurs bouillies lessivâtres, Ulysse, malgré ses détours, ne méritera jamais l'insomniaque Pénélope.
Ainsi, sans le moindre scrupule, j'ai le droit de tenter ma chance, à la guitare et à Oh35.

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dimanche 12 octobre 2008
Par jean-michel robert,
dimanche 12 octobre 2008 à 21:34 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'essayais ce soir de trouver les mots pour traduire mon amour de l'esquisse, la main qui fait de quelque traits la survie de l'instant, la voix qui au dernier moment ne trouve que l'urgence de dire; elle se détaillera plus tard, trop tard. Le carnet, confesseur choisi par la naïveté de voir, tout simplement, sans autre regard que celui de la stupeur.
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Par jean-michel robert,
dimanche 12 octobre 2008 à 13:24 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Je viens d'apprendre qu'en ces temps où nos ennemis de classes aggravent leur casse systématique de l'école, de la médecine, des tribunaux de proximité, du droit du travail, des libertés individuelles, du revenu des handicapés, du droit d'asile... Nos bons "socialistes" envisagent de continuer à boire la morve où ils pataugent (sens de l'adaptation). Ils appellent ça "congrès". Au secours !... Debouts les morts !... et, poussez-vous, laissez passer Jaurés, Lucie Aubrac, Germaine Tillon et Maïakovski...


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Par jean-michel robert,
dimanche 12 octobre 2008 à 10:38 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
"Décidément, tu as le coeur à gauche..." Mais comme j'avais égaré cet organe - muscle involontaire -, il a fallu chercher. On l'a retrouvé dehors.
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Par jean-michel robert,
dimanche 12 octobre 2008 à 00:09 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Aux temps où l'on maîtrisait le vacabulaire, on ne disait pas "créateurs d'entreprises", "investisseurs", "DRH", et autres euphémismes, maquillages... On disait: "ennemis de classes". Le signifiant faisait encore peur au référent. Soyons méchants, le sens suivra.

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samedi 11 octobre 2008
Par jean-michel robert,
samedi 11 octobre 2008 à 21:17 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
L'hirondelle n'était pas très sympa avec son récurrent chantage aux bourgeons, le blaireau résigné suivait la voie de sa disparition, le lapin suivait une formation d'aviateur rongeur de latitudes, le cerf pleurait des bois, le chevreuil était bourré - comme d'habitude -, le chien récitait La Fontaine, la cigale rotait le soleil, les fourmis se déguisaient en mots, les chats miaulaient des caves, les rats grignotaient leur nostalgie, les chevaux trébuchaient sur leur beauté, les cacahuètes blaguaient des papillons, les ailes quémandaient des oiseaux, les plumes faisaient la queue d'écrire, les blattes se faisaient blues, les hiboux écarquillaient l'absence, les cigarettes toussaient le cancer de rire, les crapauds charmaient le chant, les kangourous ricochaient sur les flots à sec, le loup s'exilait dans son pelage, l'ours devenait abeille, l'abeille devenait ponctuation des fruits, les pommes écrivaient les mémoires du cidre... Bref: la nature se faisait mousser, et la mousse jouait l'écume. Ainsi naquit Aphrodite.
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vendredi 10 octobre 2008
Par jean-michel robert,
vendredi 10 octobre 2008 à 19:28 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Tiens, au bord de ma béance, j'ai trouvé une sandale... Empédocle?... Bon signe?...
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Par jean-michel robert,
vendredi 10 octobre 2008 à 15:17 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Sur un mur de la gare, des doigts voyageurs et inspirés ont inscrit à la peinture noire: "NIQUE LA MEUF !" Fini le temps de "KILROY WAS HERE". Bon, je m'absente avec mes déceptions pour seule compagnie, admirable fidélité du petit personnel.
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Par jean-michel robert,
vendredi 10 octobre 2008 à 01:26 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
la plus belle ponctuation d'être furent les deux points: ils ouvraient l'avenir. Après leur office, un coquelicot a poussé dans le sablier immobile.
(furent, ou fut: "les deux se disent, ou se dit." Vaugelas)
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jeudi 9 octobre 2008
Par jean-michel robert,
jeudi 9 octobre 2008 à 01:52 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Démocratie?! Laissez-moi rire, et dégueuler, ricaner ou vomir -"ou" inclusif... Si j'ai bonne mémoire, les derniers "socialistes" exerçant quelque pouvoir en France ont signé dans l'enthousiasme dégoulinant toutes les déréglementations de la finance, le grand pet dans les narines du travail, "On n'y peut rien", se grattait Jospin, signataire des manigances de Lisbonne et de Barcelone qui livrent ton facteur, mémé de l'Indre, au vortex du capital. Les Français votèrent NON, en 2005, les grands prêtres ont fini par lever les divinités contournantes. Ô, la magie de Ségolène: "fraternité, fraternité!", vertigineux crétinisme qui broute sa "boum"; on en pleurerait si on était sûr de nos yeux. Seul espoir: la grève générale européenne, sinon préparez votre âme au martyre de l'anus.
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samedi 4 octobre 2008
Par jean-michel robert,
samedi 4 octobre 2008 à 07:33 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Comme Ulysse trompa Polyphème en se nommant Personne, la saison errante m'affirme s'appeler Poésie. Mais connaissant la ruse, je ne me laisse pas mystifier. Ainsi quand elle s'amuse à crever les yeux de mes instants écarquillés, et qu'on me demande ensuite quel monstre m'a infligé de si cruelles blessures, afin d'éviter toute équivoque, j'opte pour la plus rigoureuse précision de la réponse: "C'est Elle", dis-je.

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