lundi 15 septembre 2008
Par jean-michel robert,
lundi 15 septembre 2008 à 03:05 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Dans le temps, il existe des heures errantes, qu'on dit "nomades", pour avoir le droit de tuer leurs enfants.
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dimanche 14 septembre 2008
Par jean-michel robert,
dimanche 14 septembre 2008 à 03:58 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
on marche à l'étage - bruit qui me dérange - bruit oui - sinon ce sont des sons - qui ne m'en veulent pas - des voix, parfois -
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Par jean-michel robert,
dimanche 14 septembre 2008 à 03:25 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
m'en a appris cette nuit sur Otis Redding dont je me demandais à douze ans comment il pouvait chanter si violemment "try a little tenderness".

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samedi 13 septembre 2008
Par jean-michel robert,
samedi 13 septembre 2008 à 23:59 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Prends une lune timide, ajoute lui des oreilles pleines de bruits, ferme sa bouche avec des sales doigts, crève ses yeux et sa mémoire, avec les mêmes doigts... la nuit sera parfaite.
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Par jean-michel robert,
samedi 13 septembre 2008 à 20:04 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
voilà - j'ai été poli - j'ai pas trop mangé -pas trop bu -fumé beaucoup -mais j'ai couru -au moins une demi-heure - Je n'ai vu que des filles au-dessus de dix-huit ans -au-dessus de quoi? - premier jour de sainteté - pour la visite du pape - et pour l'absence - l'absence de quoi? - L'ABSENCE, j'ai dit -
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mardi 9 septembre 2008
Par jean-michel robert,
mardi 9 septembre 2008 à 17:00 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
je me demande - encore comment on peut être juge - procureur - flic - préfet - "être" - non - je me demande simplement comment on peut être - sans prédicat pétillant - si "on" est un sujet - ce que l'indéfini doit prouver - quand il aura le temps - ou quand le temps l'aura -
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lundi 8 septembre 2008
Par jean-michel robert,
lundi 8 septembre 2008 à 17:30 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Bon d'accord: RIEN. Je vais relire "les deux infinis" de Pascal dont je doute que Dieu occupe quelque place dans son vertige.

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Par jean-michel robert,
lundi 8 septembre 2008 à 09:59 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Parfois je me demande pourquoi je me fatigue à trouver des mots. Ou pourquoi ils se fatiguent à me trouver. Après j'oublie. Ou je me souviens mal. Ou la mémoire n'est qu'un mot. Qui ne trouve rien. Tant il pourrit sous la langue.
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Par jean-michel robert,
lundi 8 septembre 2008 à 02:29 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Me sont de plus en plus insupportables les gens qui s'expriment comme des profs, même s'ils ne sont que chirurgiens. La prochaine fois que je serai obligé d'en fréquenter (chirurgiens), je leur demanderai de m'opérer de mon zeugma. Sûr, ils trouveront un bout de barbaque à facturer.
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Par jean-michel robert,
lundi 8 septembre 2008 à 01:16 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Au début, c'était pas mal. Après c'était de plus en plus chiant et vieux. Après on m'a dit "C'est la vie". Après j'ai créé Ensuite; mais je ne suis pas sûr que cette petite pute m'obéisse (ou "m'obéit": les deux se disent, ou se dit).
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samedi 6 septembre 2008
Par jean-michel robert,
samedi 6 septembre 2008 à 09:57 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
tentative de convaincre une abrutie que les races humaines n'existent pas - un oiseau mort dont je ne sais que faire, même avec des kleenex - signer un chèque - le recyclage de la plume d'oie - le recyclage des historiens - les prix nobel d'économie - le mec heureux d'être une bagnole - la fatigue du présent - l'épuisement de l'avenir - la viande sans chagrin - le bouton d'or sans gorge - ramasser une pièce d'un centime - parler jeune - se taire hors d'âge.
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vendredi 5 septembre 2008
Par jean-michel robert,
vendredi 5 septembre 2008 à 20:42 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
La douleur du corps est un fascisme qui se déguise en chair et en os. La douleur morale n'est qu'une conscience à la fois naïve tremblante et indécise: un oiseau seul;
le Mal, ce que les religieux ont déguisé en Diable (il vous fait marrer, vous aussi?) grignote l'ensemble.
Souffrir concerne à la fois corps et biens, comme on disait à propos des naufrages, des disparitions, des disparu(e)s.
Naufrage: truc inévitable, même "hors d'eau."
Merci à toi, esprit qui surnage avec Robert Desnos.
"Jai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.."

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Par jean-michel robert,
vendredi 5 septembre 2008 à 19:53 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Vont-ils voter à droite ou à l'extrême droite? Carrie Noland, toi qui lisais la poésie française, renseigne-moi, tant je ne voudrais pas en arriver à croire que tout un peuple est un gros con.
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Par jean-michel robert,
vendredi 5 septembre 2008 à 15:33 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
toutes les déclinaisons de la foi officielle - ma voisine en pilou - mon voisin en cravate - sa femme voilée - mon double de clef de l'énigme - mon double en général - même pas de brigade - trier ses déchets - trier ses poèmes - feuilleter ses déceptions - les livres de paul de roux - une femme flic ("fliquette"est un mot trop mignon pour la dénotation d'un taf de sales cons ) - ne marchez pas sur la chaussée - ancien testament - thorez "fils du peuple" - jeune chrétien osant toucher une guitare - vieux bouddhiste réincarné en boîte de cassoulet - date limite échue - beautés échues - laideur non datée - christ jouissant sur la croix - jouisseurs de cette jouissance - règles du jeu - jeu de société - bout de ficelle - temps à bout.
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Par jean-michel robert,
vendredi 5 septembre 2008 à 11:03 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
merde je n'ai plus de rasoir - la sauvagerie convoite ma tronche (à suivre, si on a la santé)
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Par jean-michel robert,
vendredi 5 septembre 2008 à 02:20 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
esclavagisme de mon banquier - rêves séparés - réveil - réel qui s'obstine en sa présence - femmes qui mentent innocemment - mecs qui violent à la légère - pages littéraires du Monde - massacres économiquement programmés - toi qui fais la gueule parce qu'il pleut - toi qui aimes pleuvoir d'être un peu ma gueule - décorations - ça clignote - oui oui regarde cette guirlande de crétins qui n'ont rien à se reprocher - ça clignote - propos du curé à l'enterrement de mon ami - vertige de vous aimer quand vous étiez autres - si vous pouviez - si maintenant était ailleurs - c'est-à-dire où je veux. .
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jeudi 4 septembre 2008
Par jean-michel robert,
jeudi 4 septembre 2008 à 23:34 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
"non, je ne peux pas, ma mère m'attend à quatre heures et demie" - trouve-moi la clef de douze et n'importe quel marteau - la phénoménologie de l'esprit - vous devrez être à jeun pour la prise de sang - huis clos - le cinéma de duras -
les champs-élysées - attendre que l'eau monte à ébullition - attendre que la nuit visite la rosée - les bouquins de robbe-grillet - une robe-grillon qui ne chante pas sa chute - on n'en sait rien - les femmes en retard (pléonasme) - les hommes rigolargement racistes (plus inquiétants) - les yeux des fauves encagés - ta photo qui n'est pas toi puisqu'il est interdit de sourire à son image pétrifiée - attention attention le train annoncé au quai 2 bis arrivera au quai 1 sous réserve que la Terre tourne encore - la "musique" perforatrice de tempes au restaurant où on allait sans doute comprendre les mots de l'autre - "vous êtes allergique aux boutons d'or" - rédaction de l'ordre du jour - mutisme des désordres de la nuit - émission médicale: caprices du duodénum - retraités pourrissant devant les séries TV - arbres pourrissant d'être ignorés - hommes politiques citant léon dierx - bulletin météo - santé de la bourse - histoire "drôle" rabâchée - la tronche des mannequins - ma tronche dans mon oeil morne - l'insupportable présence de certains - l'absence de l'Autre - les coups contenus qui rongent les poings - les tentatives de séduction des salsifis - les tentatives de séduction des avocates d'affaires - le rien, ma seule affaire promise à l'avenir - le vrai qui se tient pour tel - la maîtresse du lieutenant français - la bavasse de "poètes" - les chansons et la voix de Vincent Delerm - la mouche sur le nez de l'Amour.
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Par jean-michel robert,
jeudi 4 septembre 2008 à 15:19 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Un ensemble vide regroupe des éternités d'ennui impatientes de faire rien et de ne rien faire.
Corollaire: toutes les bulles de savon vous diront -si vous les interrogez - que je suis un mignon petit garçon.
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Par jean-michel robert,
jeudi 4 septembre 2008 à 05:07 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Lisant et relisant, je me rends à l'idée que le pollen de grèves, de luttes, de justice ne fécondera que par actions minoritaires, spectaculaires et violentes.
Vous pouvez toujours entasser vos manifestations traîne-savates... les pouvoirs, pour l'instant, s'en chatouillent..
Quémander quelques biscuits à l'heure du thé?... à quelques dentiers souriant leurs blancs frais ?...
Quel savoir vivre accorde une pitié de rouge à lèvre à l'absence de bouche de tête de mort?
Les derniers mots de Lucie Aubrac appelaient à la grèves générale européenne. Si vous n'en êtes pas, préparez vos genoux, et un avenir qui ne soit pas vos enfants.
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Par jean-michel robert,
jeudi 4 septembre 2008 à 01:34 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Cette bande, mélange d'idiots, de brutes et de chiens méchants, de fayots, de soumis aux gradés de l'avenir galonné me font encore dégueuler, à mon âge, ce qui prouve qu'ils furent experts en transmission, celle de la nausée: Oui c'est le matin, mes respects sergent-chef Soleil, à vos ordres, adjudant de la Brume... Ces abrutis qui plaisantaient, finement, ricanant à l'accueil des conscrits, tout en les entassant dans leurs camions pourris: "Ah, les bleus, vous en avez pour un an de branlettte", comme si on abolissait à l'intant le coeur en vertu de putrides exhalaisons... abrutis, dis-je, dont je fus maintes fois l'assassin... Cependant, étant mauvais tueur, je les retrouvais tous les matins; ils nous obligeaient à reproduire tout un tas de gestes ridicules devant un chiffon qu'ils arboraient, bleu blanc rouge, si j'ai bonne mémoire. Et encore, j'ai pu m'échapper au bout de deux mois. Je pense à toi, Poilu, qui écrivit à ma tante de l'Indre, à la dignité de ton encre -pleine, bleue et déliée - pour quelque mots, au-delà des tranchées qu'ils creusèrent en toi.

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mercredi 3 septembre 2008
Par jean-michel robert,
mercredi 3 septembre 2008 à 22:49 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Entre l'oiseau et la fenêtre qui le tue, voler saigne la vitesse.
Corollaire: toute transparence immobile est une ruse du froid.
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Par jean-michel robert,
mercredi 3 septembre 2008 à 16:35 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
En ces temps où la presse appartient à quelques néoféodaux: Hersant, Bouygues, Arnault, Rotschild, Lagardére, et peut-être deux ou trois autres marchands (d'armes, entre autre), quand les "journalistes" se livrent à l'autocensure, droit de cuissage contre l'esprit, j'étais encore abonné à Charlie Hebdo qui me semblait un journal hors de portée de l'immondice intellectuelle qui nous empeste. Je me trompais - encore une fois -. J'ai demandé à la collaboratrice de Philippe Val de ne plus m'envoyer ce qui est devenu un sous-torchon essuyant plus ou moins les écoulements pituiteux du centre-gauche. Cabu, Cavanna, Polac, Luz, Charb... vous me manquerez. Je me demande si vous ne manquez pas déjà à cette dignité qu'on appelle "Insolence".
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mardi 2 septembre 2008
Par jean-michel robert,
mardi 2 septembre 2008 à 20:27 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Lors donc, l'ange me dit:
- Voilà: tu es au monde.
Après une brève inspection, je demandai:
- Vous n'auriez pas autre chose? Pourriez-vous me vouvoyer?
Après, j'entendis un gros rot de tonnerre.
Je crois que c'est depuis ce dialogue boiteux que tout déconne. Pardon.
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