Jean-Michel Robert

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dimanche 25 octobre 2015

J'avais bien pensé à dire une chose aujourd'hui :

il passe un ami, un oiseau, une lettre, un coup de fil, un coup sans complément, une pizza, de belles couleurs, de belles voix et des horreurs, puis de belles musiques... et puis encore un tas de trucs pour lesquels je ne suis pas certain d'avoir trouvé ni les mots et l'âme qui les nourrit... Alors je dis comme (presque) tout le monde : "Quel bordel , vain Guieu !"

Parfois,

je me rappelle, ou je me souviens, et je suis stupéfait de la Présence. Oui, même sans le vouloir, on agace même la Présence, pourtant si insolemment elle-même. Y a kekchoz qui va pas... Il va falloir bricoler.

vendredi 23 octobre 2015

C'était bien aujourd'hui :

j'ai déjeuné avec un ami, vous savez : ces amis à qui l'on dit tout avec pudeur et qui comprennent même l'impudeur sans mots. Nous avons aussi remarqué les couleurs, celles des arbres, qui disent tout, autrement.

Après ce fut café dessert.

mercredi 21 octobre 2015

Je suis jaloux

quand j'écoute la version publique de "beau dommage" : "le phoque". Entendre et voir tous ces gens chanter si juste avec les musiciens qui en sont si heureux... Je suis jaloux de savoir que même mon plus beau poème ne sera jamais si magnifiquement populaire.

"Je suis un homme ben ordinaire", chante Charlebois.

mardi 20 octobre 2015

Il me semble que quelqu'un a deviné

Pour Christine

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Comment on fait

quand on fait toujours mal ? "Ben on fait rien".... "Le rien ne fait pas rien... il fait bien pire : il fait presque rien"

lundi 19 octobre 2015

N'exagerons pas trop (mais si on exagère c'est toujours "trop") :

il me reste encore quelques clopes et des choses très secrètes. Et quelques adverbes un peu paumés.

apprendre

Paroles: Fred Pellerin. Tenir Debout.

Artiste: Fred Pellerin

Album:

Chanson: Tenir Debout

Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes

Quand elles se frottent au pavé des ruelles

On m'a dit que le doute, c'est le bon Dieu qui clignote

Mais ma foi est fébrile comme une chandelle

La foule est ventriloque, à couvert on chuchote

C'est dans la pénombre que la lumière est belle (bis)

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous

Aux reflets vert-de-gris et cruels

Le sel des glaciers sur la couleur de mes joues

Même si personne ne nous cherche querelle

Et la gorge qui rit, et les mains dans la boue

C'est dans le brouillard qu'une rencontre est belle (bis)

Alors j'apprends à me tenir debout

Oui j'apprends à me tenir debout

Je n'ai rien contre personne et je tendrai l'autre joue

J'apprends à me tenir debout

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires

Quand nos propres désirs nous ensorcèlent

Parfois l'ame se rachète en se servant a boire

Je n'ai pourtant rien d'un criminel

Et Amelie qui demande si on rêve ou si on dort

C'est dans le silence qu'une réponse est belle (bis)

Alors j'apprends à me tenir debout

Oui j'apprends à me tenir debout

Je n'ai rien contre personne et je tendrai l'autre joue

J'apprends à me tenir debout

Oui j'apprends à me tenir debout

Oui j'apprends à me tenir debout

Je n'ai rien contre personne et je tendrai l'autre joue

J'apprends à me tenir debout.

nouveau billet

Le type se met à son clavier avec la ferme intention d'écrire un "nouveau billet". Et il s'avise, non sans quelque tristesse, que pour lui, le nouveau c'est du passé. Alors il dit: "Que la tristesse aille se faire ailleurs que dans mon âme, ma gorge, mes poumons... enfin : toute la viande. Et la viande s'en fout. Alors le type se dit : "Encore une fois, j'ai bien raison."

samedi 17 octobre 2015

duo robert charlebois et louise forestier

" et chais pu où chus rendu" (pure poésie)

Avez-vous vu

ce matin comme les arbres sont beaux de porter des feuilles si belles qu'on les croirait mortes si les arbres n'étaient pas les arbres.

vendredi 16 octobre 2015

bonsoir

Il s'est toujours rien passé - sauf des personnes. Admain !

Bonjour

J'ai assez aimé ce début de journée (un peu froide) où il s'est rien passé - à part des personnes.

jeudi 15 octobre 2015

le maître

Demain y aura quoi

probablement pas la Confédération iroquoise

demain y aura-t-il

oui si il veut

paskeu c'est lui qui décide

depuis qu'il n'a pas le choix

Tu te rappelles :

Il y avait de la colère pour faire briller les fous rires. Ou peut-être," tu t'en souviens", même si le complément est indirect.

mercredi 14 octobre 2015

C'est difficile

de trouver un visage qui soit à la fois celui du bon gars, du révolté, du menteur, du lâche, du ganelon, à titre international. A ma grande surprise, je l'ai trouvé facilement :

Après longtemps avoir défendu l'idée que le suffrage universel était un droit, au prix de tant de victimes passées ou présentes, -présentes pour combien de temps ? Je pense aujourd'hui que ce que nous appelons "élections" au sein de cette dictature "soft" appelée Union européenne n'est plus qu'une farce à laquelle désormais je ne ferai plus l'honneur d'un nez rouge.

contes de cons (pardon à Bettelheim qui, on m'a dit, s'est suicidé)

La princesse, ou la bergère qui la deviendra (princesse), sera sauvée par le Prince, Prince de quoi ? (précision hors de propos). A remarquer : ce n'est jamais la femelle qui sauve le mâle, alors que dans la vie hors contes cela s'observe. Ce n'est jamais non plus le tourneur-outilleur qui sauve la nièce de la riche tante... Y a toujours un prince qui se balade dans le coin.

"Et ils eurent beaucoup d'enfants..." formidable fin.

Aux gosses de l'achever.

L'achever, avec tout ce qui restent de rois, de reines, de princes et princesses et autres bergères du pétrole et... de la filière nucléaire.

Ben ouais : c'est certain, il y aura encore beaucoup de catastrophes nucléaires... Mais, j'en suis sûr, votre famille et vous serez loin,

pour attendre.

Bon, achevez, s'il vous plaît, oui vous : les gosses..

rien à être, sauf...

et quand nous aurons franchi... rendez-vous à la Sorbonne, sous le front de Victor Hugo... Pour la première fois je serai en retard. Il m'excusera, toi aussi, s'il n'a rien d'autre à être que de la pierre où chatouille parfois la rosée.

"le véritable coût de l'immigration" (c'est dur, même pour un Jean-Michel Robert, de n'être pas étranger à cette France)

Une émission qui sereinement et humainement (oui, ça existe encore) ose sur ce que je n'ose appeler "le point" viser juste. Suffit d'aller sur pluzz. Bonne nuit, les bougnoules... et les futurs électeurs"Marine" (racistes, en gros, bedaines fières de leurs porcs avachis. C'est bon, n'est-ce pas, de brûler qui, faute d'être ennemi, est sans défense. Et si votre bedaine tarde, c'est la faute aux nègres.)

mardi 13 octobre 2015

Le grand poète Paul Vincensini

a dit l'essentiel en peu de mots: "Le rien ne fait pas rien / Il fait bien pire / Il fait presque rien."

Nous qui sommes encore dans le "presque", on s'étonne moins, depuis ces vers, que le rien soit un peu boudeur.

triple crime

Quand on est aux prises avec la nuit, enfant, on a souvent peur. Surtout si l'on est censé dormir dans un château où saigna un triple crime.

Plus tard, un peu plus séducteur, on croit charmer la Nuit Blanche... Mais elle sait bien que ça ne durera que le temps qu'elle a choisi.

Et, étrangement, je préfère son choix à tous ceux que j'ai cru faire.

Alors je me reconstruis un château au triple crime, et j'ai la trouille, la vraie, celle qui vous vit ou vous meurt sans y penser.

lundi 12 octobre 2015

mutité

A-t-il les mots, le garçon de sept ans, de dire à la fille de son âge : "Tes yeux voient la beauté sans le savoir"?

A-t-elle les mots, la poésie, de dire ce

regard d'une vieille femme qui est un instant

l'instant de toute une vie ?

Cherchez les mots, cherchons-les

pour qu'ils nous trouvent, nous,

muets béants

d'être foutus bavards.

dimanche 11 octobre 2015

lumières

Tu sais où tu as su trouver des trésors, certes un peu poisseux, mais si brillants, dans les grottes des grands arbres, des arbres faisant mine d'ombres, des lumières pour la soif; tu sais, ou tu as su, savoir d'un simple geste, d'un sourire, d'une larme, d'une bouderie plus ou moins feinte, d'une rougeur sur les joues, le grand honneur de saigner les fougères, ou la lumière des trains de nuit,

et plus tard de questionner la nuit, seul dans une bagnole, avec quand même les lumières de l'autoroute, qui, grâce à la pluie, te comptaient parmi les reflets.

Le croisement des reflets,

depuis la rosée d'une fille, d'une petite feuille, depuis les fous rires, les aveux timides, jusqu'à la station-service,

ce n'est que peut-être ça ma nostalgie.

sagesse (2)

Qui est sûr de sa sagesse n'est qu'un heureux hurluberlu... ("Hurluberlu", mot drôle et dont le signifié est si proche du signifiant que "l'arbitraire du signe" rigole de ses propres exceptions. Comme moi je rigole de mes rares défauts).

vendredi 9 octobre 2015

sagesse

La liberté que prend le vent matinal avec la "chevelure" de jeunes femmes tout aussi matinales, dans une lumière qui ose à peine, me porte à croire (mauvaise foi?) que, quand même, à mon âge, je devrais me lever plus tard.

mercredi 7 octobre 2015

réserves

Tiens, cette grande Démocratie américaine a bombardé en toute bonne conscience un hôpital (pas le premier)... mais, quand même, c'était plein de Bougnes... c'est pas grave... Il n' y aura même pas enquête du Congrès, les représentants du Peuple américain. Quoi.

J'ai appris aussi que la France était un pays de blancs... Alors que faire des rougeots (réserve ?)

Ah, si je n'étais pas de bonne humeur, je serais peut-être méchant, mais poli. Car m'a fait un immense plaisir de voir "Monsieur le responsable des ressources humaines", le grand massacreur, appelé jadis "chef du personnel", à poil, un peu moins que celles et ceux qu'il tue, avec sa cravate.

mardi 6 octobre 2015

chute

Aujourd'hui, j'ai trouvé d'excellentes raisons d'au moins dégueuler sur la vie et ses "représentants officiels"( exceptés les animaux). Mais ne l'ai pas fait : j'en avais bien meilleures, raisons, pour des êtres gentils et beaux, ceux qui, tout aussi importants, ont la modestie de ne représenter rien, à part parfois eux-mêmes.Sans oublier les autres. Ca me donne envie de retomber en enfance, mais vachement bas : là où on te dit "Ce n'était rien, mon petit.... rendors-toi..."

samedi 3 octobre 2015

frôlement

Je dois à nos doigts, je te dois d'avouer que ce premier frôlement

de nos doigts

m'est toujours un frôlement de vies,

sans doute plus qu'un si petit mot, si geste,

que je ne sais pas dire,

je n'ai pas les mots au bout des doigts,

mais je dois au-delà

je dois

à un frôlement.

jeudi 1 octobre 2015

mauvais jeux de (ancien poème corrigé, pas forcément correctement, mais il s'en fout).

offrir

j'avais un cadeau

mais l'avais perdu

je voulais cependant l'offrir

à l'amour que je croyais de ma vie

je n'offris donc que moi

moi-même

moi t'aime

mais j'étais trop jeune

maintenant que je suis vieux

je n'ai plus d'idée de cadeau

plus d'idée de rien

plus de

mais quand même

mais quand aime

celui qui fera

juste pour lui le lui qui pense nous

l'intime

le mauvais je de mot

que le verbe aimer

tolère parfois

"l'amour de ma vie"

"ma vie"

peu

depuis l'univers

un peu déjà trop

selon mes copines : les galaxies

ça se trouve

Que le temps se trouve de parler avec une personne, une personne vraiment quelqu'un,

le temps d'avouer, même des beautés, passer aux aveux, passer la paume, doucement, pour la seule cicatrice d'une ligne inconnue

(j'avais écrit "perler" au lieu de "parler", des bijoux qui s'ignorent, des colliers parant des grâces lointaines, tant de finesses, des gorges transparentes),

que le temps se trouve me stupéfie toujours,

toujours : encore ce temps, encore.

Parler, et rire, quand le temps se trouve, même sans chercher.

Quand : encore du temps qui nous laisse un peu de lui,

et de personnes et de personne,

personne, comme avant.