Jean-Michel Robert

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 31 décembre 2014

Quand je suis las,

je bavarde, mais peu.... mais je souris aussi stupidement qu'un Soleil : le charme.

mardi 30 décembre 2014

nouveau billet

Rien de nouveau. A part un oiseau mort dans la cave.

sans déconner :

si c'est période des fêtes, c'est que les fêtards se soucient peu des gens qu'on connaît.

Au fait ! c'est la période des fêtes :

il va falloir...

dimanche 28 décembre 2014

Parfois, on me reproche

de ne pas tenir à ma vie... "Tenir", verbe qui laisse rêveur celui que la vie ne tient qu'en bouts de ficelles... Au moins ça fait rire les petits, le guignol, tant qu'ils le sont _ petits.

Quand j'avais dix ans,

je rêvais d'être Préfet, voire sous-préfet... Tu ne me crois pas ?... Tu as raison... Tout le monde n'est pas Jean Moulin.

Je hais la vie, donc la mort de ceux et celles que j'aime...

proposez autre chose.

"Les hommes du Monde", (certains se font encore servire en gants blancs, à table.)

Certains semblaient comprendre que ce n'était qu'une histoire des siècles précédents. Pauvres cons et tueurs ! Non, pas pauvres, au sens moral que vous ignorez. Tout le monde le sait ; les pires criminels sont les banquiers, aidés par les criminels de la bourse, aidés par les cons que nous avons élus... En fin de compte, ce sont nous les cons... citoyens mous et harcelés par vivre encore, surtout les mômes Les gosses, qui arrivent là, dans le pourri. (Quant aux "femme du monde"... elles ont choisi : pas de pitié). Encore que, pute de luxe, ça se discute avec caissière, en improbables soirées communes.

(Au fait ... Les Homme du Monde, avec maître d'hôtel, et sa pute du moment, font-ils partie de la même galaxie des gens étoilés qui préparent -difficilement, mais pleins d'amour - le meilleur chaque jour, pour leur dignité, et celle de leurs enfants, avec la faiblesse du jour et la force inexplicable.)

samedi 27 décembre 2014

En ces temps de fêtes,

je fête surtout ceux et celles que j'ai perdu(e)s : Ilona, kim, Jennifer... C...(elle, pas vraiment) ... Et tous ceux qui étaient plus vieux que moi (dont mon père).... mes amis tous morts ou loin, trop. Mais je ne me plains pas : je me suis acheté un bon dessert. On a sa dignité. Vain Guieu ! Vain Tout !

jeudi 25 décembre 2014

"Je crois en la Justice de mon pays",

comme disent tous les salopards entourés d'une nuée d'avocats très chers, qui font durer la procédure au moins une quinzaine d'années ( n'est-ce-pas les Tiberi ?) La comparution immédiate, ça coûte moins cher aux pauvres jugés en 3 minutes... Justice de mon pays ! François Villon t'avait jugée telle que tu l'es encore.

"LE TESTAMENT

En l'an trentieme de mon âge

Que toutes mes hontes j'eus bues,

Ne du tout fol, ne du tout sage,

Non obstant maintes peines eues,

Lesquelles j'ai toutes reçues

Sous la main Thibaut d'Aussigny...

S'evêque il est, seignant les rues,

Qu'il soit le mien je le regny!

Mon seigneur n'est ne mon evêque;

Sous lui ne tiens, s'il n'est en friche;

Foi ne lui dois n'hommage avecque;

Je ne suis son serf ne sa biche..."

François Villon, né probablement la même année que le supplice de Jeanne d'Arc (ça doit sans doute amuser les cardinaux et les anges.)

En ce soir de Noêl dont je n'ai rien à foutre, (même au sens érotique).

comme Dieu rien à foutre de l'Humanité

, et comme l'Humanité a peine à se défendre, je suis un type qu'on a souvent aidé, et qui a quelquefois aidé... ma seule image d'être au monde (vous avez compris que certains adverbes n'avaient rien à branler).

J'hésite à honorer du "monde" une majuscule.

Mais je le fais, car rien d'autre existe (je n'ai pas le "ne" par pudeur) que de l'Amour entre molécules bouleversées.

Au fait : bonne naissance du Christ qui se solda par le Massacre des Innocents... Dieu a des plans pas très humains.

mardi 23 décembre 2014

lacunes de la nostalgie

Comme j'ai peine à persuader l'interlocuteur(trice), de passage, que le temps n'existe pas, que seul le passé existe : lui-seul, le passé, laissant traces, que seule l'existence crée du temps, et que l'existence s'use...

Et comme je ne veux pas effrayer l'interlocutrice (le "teur" est souvent moins urgent), je parle, pour simplifier, de Nostalgie ; parce que je ne possède pas la culture mathématique appropriée à mon propos,

et qu'elle sent bien, l'interlocutrice, en "Nostalgie", la formidable féminité de l'Inconnue de toute équation impossible.

lundi 15 décembre 2014

Comment dire

aux enfants que le vie les décevra par sa propre inhumanité ("propre" n'est pas appropriée - pardon du mauvais jeu de mots -, comme épithète (oui , il faut dire UNE épithète, ce qui justifie le E à "appropriée", encore que ça pourrait se discuter... mais comme attribut ?... Il faut un sujet.) ... Bref, laissez-les espérer : leurs rires nous sont si limpides, nous qui oublions ce que nous fûmes et sommes, en douce ou en violence, ça dépend de la hiérarchie... La démocratie des soumis, il faudrait un nouveau Machiavel pour l'écrire. Moi, j'ai pas le temps, et le temps ne m'a pas... Mais c''est de la blague, le temps aussi a de l'humour : le rire s'impose, comme l'instant.

Arthur Cravan, poète et boxeur,

neveu présumé d'Oscar Wilde, qui fut à la fois rédacteur, imprimeur, diffuseur (petite charrette), délégué du personnel... de la petite revue Maintenant, homme disparu dans le Golfe du Mexique sur une frêle embarcation :

''"Car si j’avais su le latin à dix-huit ans je serais empereur Je me lève avec les laitiers dans mes tours de verdure celui de nous deux qui a le plus de vif argent dans les veines (vérole) j’ai passé ma langue sur leurs yeux (les femmes) je mangerais ma merde et de la poussière d’empereurs j’en ai eu dans les yeux l’air porte déjà nos membres (aviation) flotte mon bleu veston (bleu) j’ai rêvé d’être assez grand pour fonder et former à moi seul une république j’ai rêvé d’un lit qui flotterait sur l’eau et plus vulgairement de dormir sur des tigres je suivais le mouvement des brumes sur le théâtre des plaines et des vallées où les plants en rectangle de raves et de choux formaient comme de vastes tombeaux mon âme... stationne sur les trottoirs (à propos de la guerre) j’aurais eu honte de me laisser entraîner par l’Europe qu’elle meure, je n’ai pas le temps loin de mes frères et loin des ballons j’aime j’ai vingt pays dans ma mémoire et je traîne en mon âme les couleurs de cent villes il y a danger pour le corps à lire mes livres mes pensées comme des boas nous, les modernes, ce que nous avons dans le cœur ferait sauter un fort que je vole aussi loin en suivant vos vestiges suis-je quelque part dans mes tours de verdure je me retire sous les fougères ...et je viens à toi sur un beau transatlantique mes cheveux blonds, colon, loin de ballons Dans le blond Maryland et loin des ballons à mon auriculaire je respire à outrance également étoffe Honnête je sais l’être et voleur je le suis Mon cœur, prenons un galop, je serai millionnaire Je me lève londonien et me couche asiatique J’ai remis ma ceinture de riche et pauvre, l’argent m’a fait goûter l’ennui rare et le frais désir je traîne en mon âme des amas de locomotives, de colonnes brisées, de ferrailles l’éphémère en moi a des racines profondes quand je vois quelqu’un de mieux habillé que moi je suis scandalisé mes jours de nageur je suis brute à me donner un coup de poing dans les dents et subtil jusqu’à la neurasthénie"

Arthur Cravan

Je pense à toi,

si proche de la dérision et de la bonne déconnade, que je n'avais pas imaginé que tu souhaites une messe pour tes Funérailles. Pour toi, je suis allé à l'église dont la théâtralité me répugne, et par respect pour ta volonté, posant la main où il fallait, j'ai dit : "On s'est comme bien marrés sans Dieu". Personne n'a entendu.

C'est "sexy" un ange, sans déconner...

dimanche 14 décembre 2014

Ce matin,

enrobant ma petite ville, minaudait une fort jolie brume... A tel point que j'ai trouvé poétique d'aller acheter mon jambon et mes cigarettes, et de parler avec des voisins (un peu comme dans Verlaine, seulement un peu).

vendredi 12 décembre 2014

Vain Dieu,

j'enrage qu'à chaque information matinale on nous parle de LA DETTE... La dette à qui ? pourquoi ? ... Qui a décidé que des citoyens devaient être soumis à ce qu'on nomme pudiquement "les marchés" (Tony Blair et Schröder y font fortune : des socialistes...) ; qui ? Et bien nos élus, depuis 1973 (loi Pompidou-Giscard).

Eux (nos élus, car Pompidou ne sait plus rien) savent qu'ils n'auront jamais de fin de mois difficile, peut-être même qu'ils n'auront jamais de fin, et font soigner et éduquer leurs enfants dans ce qu'on appelle "les meilleures écoles" (pas classées zep, pour le moins).

Quand je vois la retraitée comptant sa petite monnaie à la caisse du supermarché, après une vie de travail, probablement commencée très tôt, oserai-je lui dire : "Tu dois des sous à l'Avenir, la vieille." ? Pas moi. Mais les politiques et journalistes dominants, oui, tous les jours.

Tu leur dois des comptes, la vieille.

jeudi 11 décembre 2014

Tant

que ce mafieux n'aura pas été mis en prison pour de longues années, déchu de ses droits civiques (car il y a toujours une majorité sans conscience pour le réélire, malgré tous ses forfaits), la Justice française ne sera qu'une vaste et inhumaine farce...

Avis aux voleurs de scooters (je n'en ai pas, de scooter, ni de vélo.. ni portable, encore moins de 4L...) : demandez les avocats de Balkany : ils vous feront un prix.

mercredi 10 décembre 2014

citation

"Nous sommes opiniâtres à ne pas mourir..."

Alain Souchon, chanson : "Rive gauche à Paris"

mardi 9 décembre 2014

Il arrive qu'un matin

on rencontre de beaux nuages accompagnés de gens vrais, presque pluies.

lundi 8 décembre 2014

Le problème,

avec les lendemains, c'est qu'ils continuent, même... ils se suivent... sans remords. Comme tous les suivistes. Et ils ne chantent même plus, ne fût-ce que des chansons à boire. Même pas "ne serait-ce". C'est ainsi que je prends ma guitare pour me chanter n'importe quoi. C'est plus beau.

dimanche 7 décembre 2014

Parmi les problèmes de la Justice française,

ce sont les Juges médaillés ou non, le temps où les gens innocents restent en prison, l'état de prisons indignes d'un zoo, le prix des avocats, les procureurs très obéissants au ministre en place... et encore... On comprendrait presque les voyous, s'ils n'étaient aussi pourris (en douce) que toute forme de pouvoir qui, comme chacun sait, est la violence légale, et parfois souriante à la télé. Nom de Dieu ! quand je serai assassin, j'exige un juge médaillé pour me condamner, avec quelques cons appelés jurés (coupables de combien d'erreurs judiciaires ?): il sera plus juste, ça brille la médaille.

La Justice... faut attendre... ou ne rien en attendre : ça prend autant de temps.

samedi 6 décembre 2014

Des fois,

on voudrait dire des trucs très simples, mais on ne trouve pas les mots, parce que, peut-être, on est devenu pas simple, ou compliqué... Oui "on": impersonnel. Par exemple : plus je vieillis ("on" avec), plus les mots d'amour m'échappent, m'échapperont... ou me trahissent, me trahiront. C'est en gros la même chose... encore que "chose" n'est pas vraiment pertinent... "vraiment" non plus.

vendredi 5 décembre 2014

Tiens,

c'est un nouveau jour, donc des nouveaux morts, avec des salopards et des innocents parmi eux... c'est la vie... C'est beau, la vie.

jeudi 4 décembre 2014

La tistesse

parfois n'a pas ses propres mots, propres...

mercredi 3 décembre 2014

Pourquoi

j'aime bien les chansons d'Alain Souchon : parce qu'il dit avec des mots simples des choses très pas simples. Je sais : c'est pas du bon français.

Si tu savais

à quel point le monde me répugne, tu dégueulerais plus que moi, mon amour, comble de l'érotisme.

lundi 1 décembre 2014

Tout le monde sait :

les pires mafieux siègent dans les banques et conseils d'administration, avec les paradis fiscaux qui rotent jusqu'au sein de l'Europe, pendant qu'ils imposent aux peuples "la rigueur"... époussetée par leur valetaille politique.

Une seule solution : les descendre...

mais ce sont eux qui contrôlent le marché des armes... alors faisons rien.

C'est exprès que je n'ai pas mis les adverbes de négation : on ne sait jamais.

Shröder, premier ministre SOCIALISTE allemand qui a inventé le travail obligatoire à 1 euro de l'heure pour les chômeurs... Il gagne actuellement ce que j'ai peine à appeler "une vie" au conseil de Gasprom...

Premier ministre SOCIALISTE qui s'en tire très bien, après avoir au prix des pires mensonges humilié son pays en le poussant au massacre des irakiens (vous avez déjà vu des gosses contre des drones ?). Il est aujourd'hui milliardaire : les conférences, ça paie, et les amis reconnaissants.

Voilà la Grèce de Socrate, de Diogène, et des pauvres pas toujours philosophes, mais toujours réels.

citation

"Une pensée doit être étrange comme la ruine d'un sourire."

Cioran:"Le crépuscule des pensées"

reprise

TENDRE ENFANCE

Les mamans savent-elles que si leur garçon de dix ans s'intéresse tant aux revues d'art dans la salle d'attente du dermatologue, c'est que les fesses vertigineuses de Mademoiselle O'Murphy tirent son sexe vers l'infini.

Bref, il bande comme un damné.

Gentilles mamans de toutes les couleurs. Tout ça me revient en mémoire parce que j'essaie de peindre un coucher de soleil, une commande. Raté : c'est un coucher de peau douce. Il va encore falloir être digne, jusqu'au mauve.

Quand

on a connu l'amour fou, plus fou que celui de Breton - qui n'était pas si fou que ça -, on est de force à résister à tous les pouvoirs, même les plus mesquins et quotidiens, vous savez : gagner sa vie... Locution monstrueuse ! Je n'ai rien à gagner, n'ayant pas créé l'univers. J'y suis, en dépit de toutes les probabilités, j'y reste, titubant, vertige sur pattes d'avoir aimé, et être aimé, à en mourir tous les jours de vos lendemains.

Pour Laurent, avec mes eskuzzs

Des pleurs à l'insurrection, il y a peu, comme du rire aux pleurs.