Jean-Michel Robert

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dimanche 21 septembre 2014

reprise (8)

Aimer la vie c'est méchant.

On m'a trop souvent dit cynique, ou complaisamment pessimiste, ou encore gratuitement agressif, obscène (pour ceux qui ont tout lu) et insolemment moche... Je ne doute pas de la bonne foi de qui m'a ainsi vu et/ou entendu, voire qualifié. Mais la foi, par définition, "a des raison que la raison ne connaît pas".

Aussi n'ai-je à présenter qu'une autre foi (pas la bonne, sans archanges ni prophètes, sans contours définitifs) : en celles et ceux qui, sans y penser, comme ça, par leur simple présence à la vie, par leur générosité qui s'ignore, leur fou rire, leur caprice inconsciemment généreux, leur fidélité à un mot de passe, une confiance d'une nuit, leur sacrifice blagueur... celles et ceux dont la présence a inventé la mienne.

C'est parce que je les ai connus que j'aimerai, au point d'être impitoyable, terroriste, du genre à faire sauter l'Olympe pour faire rire à la foi Zeus, Ravachol, et Lolita.

Confusionnisme, certes ; mais c'est la vie, on n'a rien inventé d'autre (la mort est une idée de vivant, pardon du rappel primaire).

Insolence : idéal à la hauteur, hauteur à relever dès qu'il y aura du ciel.

mardi 9 septembre 2014

Depuis un bout de temps,

je voulais aborder la guerre des mots. "La langue est fasciste", disait Roland Barthes, je crois, lors de sa leçon inaugurale au Collège de France. Mais ce discours, volontairement provocateur, montrait essentiellement comment la structure linguistique tend à conformer les esprits. Mon propos est moins profond : il ne parle que des glissements sémantiques que les pouvoirs : "communicants", médias... imposent depuis une trentaine d'années. Quelques exemples :

Lutte des classes : "partenaires sociaux"

Salaire indirect : "charges"

Chômage massif : "plan social"

Salaires décents : "coût du travail"

Porte-paroles des revendications : "populistes", "démagogues", voire "anarcho-terroristes"

Quand le suffrage populaire désavoue l'idéologie dominante, c'est que le peuple n'a pas compris. Il faut donc faire de la "pédagogie"

Pédagogue : étymologiquement, celui qui conduit les enfants

Pauvre peuple de mômes qui n'avez rien compris en 2005

Gréviste : "preneur d'otages"

Citoyen : "électeur"...

J'ai remarqué que depuis longtemps, même aux adultes, on dit : "votre papa, votre maman", géminations que nous, dès le CP, nous n'employions plus indirectement. On disait : "mon père", "ma mère"... Celui qui aurait dit "mon papa", "ma maman"... serait passé pour un arriéré à tétine. Cette manie participe bien de l'infantilisation générale complétée par tous les conseils de beauté et de santé... N'oubliez pas votre crème solaire... et lavez-vous les dents.... Dentifrice à boire modérément... Fumer tue... L'industrie de l'armement favorise la paix

Je pourrais continuer avec tous les euphémisme hypocrites qui s'imposent. Mais je suis trop fainéant, bande de chiards. Ah oui, j'oubliais : n'oubliez pas de manger cinq à six légumes ou fruits chaque jour, pour ne pas imposer trop de cancers à la Sécu. Déjà que pendant cent ans les maladies du travail vous ont rongés, l'amiante en particulier, que vous avez inspiré comme l'air du large, tant les pouvoirs jusqu'en les années 80 vous ont VOLONTAIREMENT sacrifiés (Les méfaits de l'amiante étaient connus depuis au moins 1900). N'abusez pas de la solidarité nationale ! Bordel ! Bouffez des pommes ! Un effort ! Que diable !

lundi 8 septembre 2014

C'est très simple :

plus on vieillit plus on entend et moins on entend de voix humaines. Perdre autant que l'on nous a donné, mais autre... Ce n'est pas un paradoxe littéraire. Aimer autant que l'on hait ? C'est quoi ? Un hasard qu'on appelle "ON" ?

dimanche 7 septembre 2014

à Christophe

Je n'sais plus combien ça fait d'moisQu'on s'est rencontrés, toi et moiMais depuis, tous deux, on s'balade...On n'prend jamais le vent deboutC'est lui qui pousse et on s'en fout<tab> Mon camarade ...En avril, tous les prés sont vertsIls sont tout blancs quand c'est l'hiverEn mars, ils sont en marmeladeMais il y a pour deux vagabondsUn coin d'étable où il fait bon<tab> Mon camarade !On s'souviendra du balthazarQu'on a fait ce soir, par hasardAvec un vieux corbeau malade...On a tout mangé, même les osEt tu vas roupiller bientôt<tab> Mon camarade...V'là la première étoile qui luitLes grenouilles, dans l'fin fond d'la nuitEn chœur, lui font une sérénade...Les grenouilles ont des p'tits points d'orDans les yeux, tu l'savais ?... Tu dors<tab> Mon camarade ...Je me demande, certains joursPourquoi nous poursuivons toujoursCette éternelle promenade...Oui, c'est parc'qu'on n'a pas trouvéLe bonheur qu'on avait rêvé...<tab> Mon camarade...Un jour, on s'ra tout ébahisOn arrivera dans un paysPlein de fleurs, d'oiseaux, de cascades...On s'ra reçus à bras ouvertsY aura des carillons dans l'air !<tab> Mon camarade !Y aura une petite blonde pour moiEt puis une petite brune pour toiQui trouves que les blondes c'est trop fade...Elles nous trouveront bien à leur goûtEt diront : Venez donc chez nous !<tab> Mon camarade...On trouvera ça, mais oui, mon vieux !C'est peut-être là-haut, dans les cieuxDame, faudra pas rester en rade...On a tant marché ici-basQu'y a pas d'raison qu'on n'y arrive pas !<tab> Mon camarade !

Envie "Mon camarade" para o seu celular Composição: Paroles: Jean-Roger Caussimon. Musique: Léo Ferré © 19.. - Editions Le Castor · Esse não é o compositor? Nos avise.

		

samedi 6 septembre 2014

L'Union européenne ? Une bande d'assassins, très copains avec la CIA et l'OTAN, plus ou moins conscients de l'être, mais généralement (toujours ?) bien pourvus.

Vous en aurez la preuve que si vous vous documentez ailleurs qu'à l'Ecole de notre chère République gavée des Droits et des massacres de l'Homme.

Au fait, connaissez-vous Jacques Foccart, dont nul manuel d'Histoire ne parle ? Et pourtant...

Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987... par qui ?

Fôte où herreure d'autographe ?

Faute ou erreur d'orthographe ?

" C'est ma faute / c'est ma très grande faute d'orthographe" (Prévert)

Qu'on le veuille ou non, le mot FAUTE est moralement connoté, le péché rôde... Aussi ai-je longtemps argumenté (assez vainement) pour que l'infâme "faute d'orthographe" cède à l'usage d'"erreur d'orthographe" En matière médicale, dit-on généralement "faute de diagnostic" ou "erreur de diagnostic"?... Implicitement, "faute" suggère la culpabilité, alors que l'erreur n'est qu'une défaillance pardonnable et, comme on le sait, humainement partagée. L'orthographe est la transcription d'une langue de son code parlé (pas seulement oral) en son code écrit. La difficulté résulte de l'arbitraire des codes. La langue parlée s'acquiert facilement dès le plus jeune âge par imprégnation; le petit enfant, avant tout apprentissage scolaire, maîtrise l'essentiel de la morphologie et de la syntaxe: il sait très bien qu'on dit "Je veux ( ) bonbons..." et non "Bonbons voulions ils...". Il applique les règles grammaticales sans le savoir. Je passe toutes les étapes de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture pour en revenir à "la faute". On distingue l'erreur d'usage et l'erreur de grammaire. Celle-ci résulte généralement d'une confusion des deux seuls accords du français: l'accord en genre et en nombre et l'accord sujet/verbe; s'y ajoutent principalement la confusion articles/pronoms et la mauvaise maîtrise des modes. Je me rappelle une "petite sixième" qui, ayant écrit "Il oubli", s'étonnait que j'ajoute un E alors que "il" est masculin... Avait-elle commis une faute ou une confusion entre l'accord de conjugaison et l'accord en genre? Cette fillette avait réfléchi, s'était posé la question de terminaison, avait repéré le genre du sujet, mais, tout simplement, elle n'avait pas encore assimilé les codes. Devais-je la punir, en plus, d'une mauvaise note qui eût été la marque rouge de la FAUTE? Imaginons un élève dominant parfaitement les accords et qui, lors d'une dictée, les respecte à chaque phrase - sauf dans celle-ci: "Je les regardeS". Considérant l'ensemble de son travail, je ne peux que conclure à une baisse de concentration accidentelle. Plutôt qu'enlever des points à la correction, il me semble plus judicieux de souligner le passage et le reconsidérer avec l'élève qui, par réflexe, a associé LES et S. S'il corrige son erreur après réflexion, je n'ai aucune raison de baisser sa note car il ne s'agissait que d'un moment de distraction ne méritant pas l'amputation. L'erreur d'usage, exceptées certaines règles de constructions (adverbes, par exemple),relève essentiellement de la mémoire car qui trouvera une raison justifiant que l'on écrit "trafiQUant" mais "fabriCant"; "imbécile" mais "imbécillité", pourquoi la trace de béquille dans l'un plus que dans l'autre? Seule réponse possible: "C'est comme ça, on le sait ou on l'ignore." L'ignorance normative est-elle une FAUTE?... Je vous prie d'excuser cette contribution un peu longue, c'est un débat qu'a réveillé en moi un S "illégal" qui maraudait dans un de mes textes. Je propose donc qu'on remplace "faute d'orthographe" par "erreur d'orthographe."

Je reproduis une contribution que j'ai livrée voici quelques années au site Exionnaire. Beaucoup de commentaires ont enrichi ce texte. Je ne les présente pas, n'ayant pas pris le temps de consulter tous les auteurs (Si vous trouvez des fautes, n'hésitez pas à me condamner). Vous pouvez toujours aller visiter Exionnaire.

vendredi 5 septembre 2014

Que dire, à qui dire, pourquoi dire ?

Questions que se sont posées bien des gens avant moi. Simplement, ils ignoraient que je serais au monde le 27 avril 1956 à 22 heures. Ce qui change tout.

jeudi 4 septembre 2014

Postulat

Ce monde est vraiment immonde : massacres de plus en plus industriels, voire télécommandés par des gens souvent tendres avec leurs proches, et serviables avec leurs voisins... La bonne conscience d'avoir fait son "job". Ce monde est vraiment immonde... Cependant, il y a des exceptions : et ces exceptions sont des gens ordinaires, qui n'ont jamais fait de mal, et qui partagent volontiers le peu qu'ils ont. Qui ont parfois pris les armes quand peu en cherchaient. Et ils ne le disent que très tard, quand la confiance règne. Je postule la lumière, la beauté des exceptions... ça ne me coûtera pas ma place à l'Académie.

Je fatigue parce ce qu'on

m'a présenté comme des Peuples, avec leur Culture, souvent pacifique, et nourrie de beaux mythes, des loques qui ne sont plus peuples, ils sont sont tous morts ou en musées ou bidonvilles gérés par qui ? Seuls quelques anciens et mères ont encore la force d'évocation. Mais pas de problème : ça mourra bientôt, comme les grandes forêts et les grands fauves.

(Heure du coucher des mômes)

Votre avenir, mes enfants : L'Empire Disney... Sinon rien...

(Un peu plus tard et plus intime)

"Rien", on essaye, mon amour ?

mardi 2 septembre 2014

Puisque l'on 'fête" en cette année le massacre de 14-18, je me permets d'ajouter la contribution du chanteur Renaud.

"Un pigeon s´est posé Sur l´épaule galonnée Du Maréchal de France Et il a décoré La statue dressée D´une gastrique offense Maréchaux assassins Sur vos bustes d´airain Vos poitrines superbes Vos médailles ne sont Que fientes de pigeons De la merde

Un enfant est venu Aux pieds de la statue Du Maréchal de France Une envie naturelle L´a fait pisser contre elle Mais en toute innocence Maréchaux assassins Le môme mine de rien A jolimenent vengé Les enfants et les mères Que dans vos sales guerres Vous avez massacrés

Un clodo s´est couché Une nuit juste aux pieds Du Maréchal de France Ivre mort au matin Il a vomi son vin Dans une gerbe immense Méréchaux assassins Vous ne méritez rien De mieux pour vos méfaits Que cet hommage immonde Pour tout le sang du monde Par vos sabres versé

Un couple d´amoureux S´embrasse sous les yeux Du Maréchal de France Muet comme un vieux bonze Il restera de bronze Raide comme une lance Maréchaux assassins L´amour ne vous dit rien A part bien sûr celui De la Patrie hélas Cette idée dégueulasse Qu´à mon tour je conchie"

lundi 1 septembre 2014

Un truc que j'ai recommandé

voici quelque mois : le documentaire visible sur youtube : "Vivre l' utopie" où les Anarchistes espagnols ont montré ce qu'est une vraie démocratie, comme en 1871 leurs frères Communards. Je renouvelle.

Je disais à mes vieux amis, dernièrement, mangeant une excellente pizza, qu'à part la Fédération des Iroquois, je ne connaissais pas d'autres exemples de réelles Démocraties. Je ne demande qu'à être mieux informé.