Jean-Michel Robert

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mardi 24 juin 2014

Il a des gens (à Sissi)

qui ne vous doivent rien et à qui vous devez rien (de matériel s'entend) vous appellent ou vous rendent visite, juste pour être les uns et surtout les autres, l'altérite la seule créatrice qui n'exige pas. Dieu en est bien emmerdé, mais comme dieu à tout conçu à partir de la merde, on relit la Bible, si la série télé est plus nulle que d'habitude.

dimanche 22 juin 2014

Non il n'était même pas une fois

il n'était rien

et les adverbes de négation

ne sont là que pour l'élégance du langage

n'ajoutez que zéro commentaire

j'aurai à peu près compris

samedi 21 juin 2014

Saint Jean Monnet. ainsi le présente-t-on dans les manuels scolaires...

Jean Monnet ou les rêves d’un banquier

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Le Daily Telegraph a prouvé, grâce aux archives déclassifiées sur la politique étrangère des États-Unis, qu'il était financé par la CIA pour accélérer la construction Européenne ajoutant qu'il était traité "comme un employé". Cette information a été confirmé par la revue Historia.

Article tiré du Plan B N°13

« Si c’était à refaire, j’aurais commencé par la culture. » Les perroquets du PPA (Parti de la Presse et de l’Argent) citent volontiers ce bon mot du « père fondateur » de l’Europe, Jean Monnet. Le seul ennui, c’est qu’il ne les a jamais prononcés. Et pour cause : la culture de Monnet – prononcez « Money » - était surtout celle du dollar.

Jean Monnet ou les rêves d'un banquier

Avant la Seconde Guerre mondiale, le « géant du XXème siècle » - comme l’appelle la revue Hérodote – mène aux Etats-Unis une fructueuse carrière de businessman (il s’est enrichi dans le trafic d’alcool pendant la prohibition) et de financier de grand chemin. Son appétence pour l’argent l’amène à créer et diriger une banque d’investissement à San Francisco, la Bancamerica-Blair. Pendant la guerre, le banquier devenu diplomate est renvoyé aux Etats-Unis, où il s’acoquine avec le gratin de l’administration Roosevelt. D’abord très hostile à de Gaulle – qui devait selon lui « être détruit » -, il finit prudemment par se rallier au nouvel homme fort. Bon prince, ce dernier lui confie à la Libération le Commisariat général au Plan.

Mais de Gaulle se méfiera toujours de cet intime de Washington, qu’il surnomme « l’Inspirateur ». « Dès les origines, Monnet a voulu réaliser une Europe bien unie aux Etats-Unis et par conséquent bien dépendante d’eux ». rouspétera le diplomate gaulliste Maurice Couve de Murville. L’ancien trafiquant de tord-boyaux est l’homme de confiance de l’American Committee on United Europe (Acue), l’officine de la CIA chargée de financer la propagande europhile. En 1952, dans un courrier émouvant, le « père fondateur » rend grâce au général Donovan pour ses bonnes œuvres : « Ce soutien constant, aujourd’hui plus crucial que jamais, nous sera d’une grande aide pour la réalisation complète de nos plans. »

Le carnet d’adresses de Monnet embrasse non seulement les barbouzes et les milliardaires américains, mais aussi les élites d’Europe de l’Ouest. En France, les carriéristes les plus influents du monde politique (Antoine Pinay, Guy Mollet, le jeune Valéry Giscard d’Estaing…), de la finance (Monnet est très lié à la banque Lazard), de l’université (Georges Vedel, Jean-Baptiste Duroselle…) et du journalisme (Hubert Beuve-Méry au Monde, l’équipe de l’Express…) rejoindront ou soutiendront son Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. La composition de cette couveuse rotarienne illustre une autre citation, authentique celle-là, de Jean Monnet : « continuez, continuez, il n’y a pas pour les peuples d’Europe d’autre avenir que dans l’Union. »

Le Plan B

vendredi 20 juin 2014

à capitaine de soirée

Toi qui fus sportif comme moi, où en es-tu du spectacle frelaté que t'offrent les médias dominants, que penses-tu des mafieux de la fifa ?

A toi, qui aimes vraiment le sport,

je te demande pourquoi tu continues à faire le complice de la fifa et de l'oci dont tu sais mieux que moi qu'il s'agit de mafieux. La fifa, aux nouvelles récentes, a négocié avec le gouvernement brésilien d'interdire aux pauvres de commercer sur un rayon de 2 km autour des sites officiels, il s'ajoute qu'on ne doit vendre que les MARQUES sponsors... C'est ça, barbouille ta tronche en bleu blanc rouge... ça ne colorera pas ton cerveau. Combien de pompes le matin ? (avant midi).

Vive le combat des cheminots (qui furent à la pointe de la grève insurrectionnelle de 1944, et c'est peut-être grâce à eux que vous vivez, parfois en train), oui vive et vivent et même si ça me gène un peu (Je n'ai pas de bagnole)

LA GÊNE OCCASIONNÉE 
paroles et musique : la Parisienne Libérée



Nous vous informons

Que le prix des billets

Ne va pas cesser d'augmenter

Nous vous prévenons

Que de nombreux guichets

Resteront désormais fermés

Nous vous informons

Que l'entretien des voies

Est soumis à des aléas

Nous vous prévenons

Que les accidents


Seront de plus en plus fréquents

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

La gêne occasionnée

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée


Nous vous informons

Que nos trains de nuit

Roulent depuis des décennies

Nous vous prévenons

Que nous travaillons

Activement à leur suppression


Nous vous informons


Que des grilles vont tomber


Sur les gares abandonnées

Nous vous prévenons

Qu'à partir d'aujourd'hui


Cet arrêt n'est plus desservi

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

La gêne occasionnée

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée


Nous vous informons

Que nous avons flambé


Pour promouvoir les TGV

Nous vous prévenons


Qu'une dette s'est glissée


Sous les rails du réseau ferré



Nous vous informons


Que les déficits


Ont tendance à rester publics


Mais les activités

Juteuses et bien cotées


Seront bientôt privatisées


Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

La gêne occasionnée

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

Nous vous informons

Que tous nos agents


Doivent subir un stress permanent


Nous vous prévenons

Que notre management


Est d'un genre ultraviolent

Nous vous informons

Avec une joie immense


Que la libre concurrence

Nous aidera bientôt


À mater les cheminots

Et à faire fi des droits sociaux

Qui nuisent à vos voyages

Et vous prennent en otage


Là nous sommes désolés


Oui vraiment désolés


Qui nuisent à vos voyages

Et vous prennent en otage

Nous vous informons


Que vous êtes seul en gare

Débrouillez-vous, revenez plus tard


La voix que vous entendez

Est préenregistrée


Son message ne peut plus changer


Nous vous informons

Que nos prix varient

Comme le soleil et la pluie


Nous nous efforçons


Du mieux que nous pouvons

De vous faire préférer l'avion

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

La gêne occasionnée

Cela fait bien longtemps

Que nous ne sommes plus désolés

Pour la gêne occasionnée

Bon, y en a marre :

puisque vous ne vous révoltez pas, on vous distribuera la soupe populaire ad vitam, bande de Sloups...Vos ancêtres prirent les armes et édifièrent des barricades.

- Quel con, sloup

- Ouais, i sait pas que les armes évoluent. sloup.

-I sait rien.

- Sloup.

- i sait trop.

- Sloup.

jeudi 19 juin 2014

Comme

nous constatons que les élections ne servent à rien : nous n'avons plus le choix qu'entre la droite rosâtre et la droite incolore. Ne reste que la violence, 1789, 1792, 1830, 1848, 1871, 1905, 1917, 1936, 1945, 1968... On vous incendiera, banques, monopoles, agro-poisons... et vos restaus et vos hôtels et vos sentiers et manigances "secret-défense". Et vos larbins politiques et autres vous trahiront, tellement la lâcheté fut leur lait. Nous incendierons toutes les banques, toutes les autorités européennes, nous dégommerons tous les hauts responsables du FMI, de la Banque Mondiale, de l'OMC, de la CIA, du FBI, de la NSA... Nous raserons tous les paradis fiscaux, y compris "the city"... et encore plein de trucs justes.

Dommage : il est toujours trop tard. Même au futur.

là-bas si j'y suis

est une émission de France inter qui est la SEULE à transmettre sur le Service public les luttes nationales et internationales s'opposant à la prédation capitaliste, tant économique que culturelle, sachant la liaison des deux. Il fut question, voici quelques années, de supprimer cette émission... Mais la réaction des auditeurs a contraint la direction à maintenir cet espace de liberté, mais rusée, cette direction a déplacé de 17h, moment de grande écoute, à 15h, moment où les non-chômeurs travaillent, pour la plupart en cdd et la peur au ventre, et la haine partout. Donc, le Service public s'étant, comme d'habitude, réduit au service des princes. Des gens bien ont réagi, ont fondé le site là-bas.org où vous pourrez consulter des archives remontant à 2000 et entendre philosophes, écrivains, journalistes, gens en lutte... affirmer leur présence, et la force de ce que les médias dominants méprisent.

Depuis longtemps, étant à la fois sportif, et ennemi du commerce du sport, je me suis trouvé très concerné par l'intervention de François Ruffin, journaliste indépendant, lors de l'émission "là-bas s'y j'y suis" intitulée "Comment ils nous ont volé le football" -12 juin-

Comme je me sentais concerné : à mon sens ils ne volent pas que le foot, ils volent l'enfance, ils volent le jeu. Aussi le site a-t-il publié ma façon de voir et d'avoir vécu. La voici :

le 13 juin 2014 - 23h16, par Jean-Michel Robert

Bonsoir et un salut ému à tous ceux qui, "complices" de votre émission, viennent confirmer que - même quand tout semble perdu -, on n’est pas seul à se dire : "c’est compter sans NOUS". Cette analyse de la colonisation de l’ENFANCE (non de l’infantilisme)par la prédation capitaliste me touche particulièrement, ayant pratiqué beaucoup de sports uniquement pour JOUER, avec tout ce que ce verbe signifie d’essentiel quand, enfant et adolescent, on cherche ce qu’est "devenir". Je me souviens des matches de rugby ou de foot que nous, gosses de 12 13 ans,improvisions tous les mardis soirs... Nous en revenions couverts de boue et de bleus, on buvait un lait-grenadine ou menthe (le whisky n’existait pas), et oubliions très vite qui avait gagné ou perdu... Nous avions tous gagné en fous rires en engueulades éphémères, en un espace-temps de liberté que nous avions choisi nous, ensemble et seuls, sans caméras... D’ailleurs, les équipes étaient mouvantes selon des critères que seul présidait l’équilibre approximatif des équipes... Plus tard, j’ai été médaillé à quelques compétitions de judo. Si je gagnais, j’étais content. Si je ne gagnais pas, j’étais content aussi, autrement dit : on s’était au total bien DONNé(s)... et jamais, jamais, je n’ai pleuré un échec dans les vestiaires : un jeu se perd ou se gagne, certes, mais se vit... Aussi F. Ruffin a-t-il raison d’affirmer : "On nous a volé..." Et je comprend ce noyau "infracassable" d’enfance, d’humanité rêvante qui anime tant de supporters, il s’agit d’une foi dont il semble inconcevable qu’elle soit souillée. Pourtant elle l’est. Denis Robert (qui n’est pas de ma famille) l’avait déjà révélé dans "Le milieu du terrain", si j’ai bonne mémoire. Quant aux "intellectuels méprisant les passions populaires", reportez-vous aux déclarations de "philosophes" plus du tout nouveaux, vous constaterez qu’ils sont, depuis quelques années, de grands amateurs de foot. Quant à moi je n’aime pas regarder le sport, ça m’ennuie. Je ne vais tout de même pas me forcer... Mais, par ailleurs, J’ai autant de plaisir à chanter Souchon, Dutronc, Brassens,John Lennon, Dylan, Hooker avec ma guitare... Mais je ne vais quand même pas chanter du Ringo Sheila au motif de leur popularité de l’époque...

Je préfère pratiquer : volley, ping-pong, tennis, parapente, arts martiaux, randonnées... Et, plus urgent probablement, soutenir comme je peux toute lutte qui me semble juste. J’éprouve toujours quelque chose comme un spasme de l’espèce -humaine de se surprendre si faible.

Genèse

Puis Dieu dit :

Je vais inventer la peste, la tuberculose, la méningite, le choléra... je laisse aux anges le soin, en leurs laboratoires, d'inventer les malheurs secondaires, genre allergies mortelles, surtout pour les enfants, ainsi que tout ce que peut endurer cette espèce humaine paumée parmi mes milliards de galaxies et qui croit, l'idiote, que j'ai l'oeil fixé sur cette poussière, comme si ça ne piquait pas. Putain ! j'ai d'autres dossiers, par exemple la galaxie Nono dont le trou noir central commence à jouir. Age numéro 13, dispensez quelques miracles au hasard, nous sommes en fin d'éternité, ma carrière en dépend, donc la vôtre.

Et Dieu dit que c'était bien : un tic de langage.

- Amen Patron.

- Allons, pas ça entre nous, "OK Seigneur" suffira.

- Ainsi soit-il.

- Ouais.

Puis ce fut la Bonne Nouvelle.

mercredi 18 juin 2014

cons de miraculés (syllabes tentantes)

statue de Moïse, le criminel. (Beau barbu, de quoi émoustiller pas mal de vierges. Ha, les communicants !)

Je viens d'entendre une personne qui disait : "Dieu a un projet pour chacun d'entre nous."

Tout de même, se pose la question de la santé mentale d'un individu énonçant ce genre de conneries. Dieu ayant un projet pour le massacre de tous les innocents... Charmant (impénétrable). Les curetons les plus malins vous diront que les voies du Seigneur sont impénétrables. Certes, c'est vous qui le dites, vous, qui n'êtes pas impénétrables... J'ai du mal à éprouver la moindre sympathie pour des cons qui croient que dieu va guérir leurs hémorroïdes, pendant qu'il laisse mourir de violence et de misère des millions de personnes (personne). Dieu, malgré tous ses talents de société a quand même du mal à se faire comprendre. Surtout, quand avoir ordonné à Moïse : Tu ne ne tueras point, le Moïse se hâte d'ordonner aux Lévites de massacrer 3000 adorateurs du veau d'or (lire la Bible instruit, comme lire L'Odyssée, la Négresse muette, Histoire d'O...)

Lire mon récent livre est encore mieux (10 euros)

Désespérez, ça muscle.

oh jeunes et vieux

désespérez

désespérez de l'avenir et de son absence

désespérez du travail utile aux autres

qui n'existe presque plus (critères des saints marchés)

désespérez de voir toute foi quelque peu humaine

devenir dollar ou pute

désespérez de votre carrière dans un monde agonisant

désespérez des derniers animaux encore sauvages

et des groupes humains qui demandent encore pardon

à L'ESPRIT des bêtes et des plantes

désespérez des experts spécialistes enrichis par

des multinationales qui ont assimilé votre santé à leurs profits

désespérez de vos élus-sergents de leur pseudo-majorité

désespérez de ces pauvres gens dont le vote raciste

vaut le vôtre

désespérez de guantanamo de staline de bush de hoover de beria de sarkozy de hollande des vietnamiens napalmés, de l'empereur monsoto, des hongrois massacrés, des polonais tronçonnés, des juifs gazés, des noirs lynchés, des palestiniens bombardés, des algériens torturés ou jetés dans la Seine par la police de de gaulle (oui, saint de gaulle qui imposa la 5ème république par un coup d'état), de rumsfeld, de galaad, désespérez du double sens du verbe désespérer de... (Ah, que l'immondice humaine est longue... et épaisse... ça fatigue.)

désespérez du vatican et de ses mafieux

désespérez du sexe et de l'amour

qui trainent encore la rougeur du péché

désespérez de dieu de ses anges et de votre horoscope ainsi que du père noël

désespérez de ces élections où vous n'êtes

que l'alibi des droites

désespérez de savoir tout ce que je viens de pleurer

et pire encore

désespérez comme des oiseaux sacrifiant

à la foi leurs couleurs et leur envol

comme les chats rassemblant l'immensité en un simple bond

comme l'ivrogne qui chante juste et justement la chanson oubliée

comme le chômeur dont les loques prouvent qu'il fut cadre supérieur

comme si la hauteur s'encadrait

comme le paysan dont les semences lui ronge les paumes

comme l'arc-en-ciel qui fait mine de foudre mais

pas assez brisé le pauvre

pas assez d'angles

pas assez de colère

désespérez désespérez désespérez :

vous finirez peut-être par finir en beauté

(la beauté n'est qu'à la fin)

sinon on peut toujours se doter d'un écran plat.

mardi 17 juin 2014

"On" est une autre histoire (subitlités linguistoques)

Je suis tenté de penser et/ou de dire : "Moi, je m'en fous de l'avenir : j'ai aimé, été aimé, j'ai fait à peu près ce que j'étais capable de faire et évité ce que je ne voulais pas faire : un saint, ou presque.

Cependant, un truc me chagrine... et c'est très pervers, "un truc", une espèce de bestiole qui dit "mieux"...

Comme si, justement, y avait, y a, y aura de l'avenir : j'écris pas "il" ni "ne" parce, comme c'est personne : "il" ne sait pas conjuguer ni nier ;"il" ne sait même pas pour quoi et pourquoi il n'est pas "elle". Moi je sais dire "Il ne... pas, point, jamais, etc." Pour m'amuser, aussi ne mets-je "toujours" les adverbes de négation entre guillemets, s'ils ne l'ont pas mérité .

Bon "il" est, ce truc appelé "vie", et comme il n'y a pas autre chose que la vie je hais le mieux possible, c'est-à-dire gentiment. Vous n'avez rien compris à mon charabia. Ainsi se perpétuent les espèces disparues.

lundi 16 juin 2014

Une lette de Léo Verle*, suite au billet concernant la situation d'Yvon Le Men.

Cher Bob,

Merci beaucoup pour lui, lors de son passage à la maison en début d'année, je l'ai vu abasourdi par cette procédure sans nom. Heureusement il continue à donner des spectacles, 3 passages à Tours et sa région dernièrement. Je croise les doigts pour que nos voix soient entendus, c'est mon député de quartier qui mène la médiation. Un "frondeur" au PS. Je vais lui envoyer le dossier.

Je vais aussi bien que possible avec un cœur de traviole, il y a toujours une grande place pour les amis en lui. L'année prochaine, j'espère bien pouvoir reprendre le chemin du marché de la poésie parisien, la fin de travail salarié sera sans doute au programme. Pour l'heure j'accompagne ma Maman en son monde absent des pendules quotidiennes, le passé et le présent ne sont plus à l'ordre du jour, c'est terrifiant.

J'espère que tu te portes bien et que tu pourras rejoindre les amis du marché sous un soleil ardent. Je serai sans doute à celui de Rochefort sur Loire, au bord du Louet en la douceur Angevine. Le repas du dimanche sur de longues tablées, auteurs, éditeurs, lecteurs, et mâche laurier du dimanche est un grand moment de partage.

Amitiés des limons,

Léo

  • Léo Verle est un ami qui ne se contente pas d'être auteur (poèmes, peintures, collages...). Il est aussi grand lecteur et passeur de poésie. Il a beaucoup fait, entre autres, pour le poète André Duprat, et c'est lui qui m'a informé de l'agression dont est victime Y. Le Men .

Le génie équilibriste

A quel horizon a-t-il camouflé sa lampe ?

Le génie équilibriste aspire à l'ascension

Vers un repos à la canopée des cumulonimbus,

Lassé des révolutions autour de son axe.

Mi-homme, mi-ange, offrant son envol à tous les vents

Il changerait sa place avec son féminin homonyme

Offert par Delacroix à la Monarchie de Juillet.

Combien de bataillons bariolés en la foule des colères

A-t-il vus défiler depuis République et mourir à ses pieds ?

Combien de bastilles à prendre, pour combattre en retraite ?

Léo Verle (texte accompagnant une photo de Marc Chenaye dans le livre "Le voyage argentique", Ed. Soleil Captif)

Collage de Léo Verle

samedi 14 juin 2014

pour l'abolition du droit de grève

Quand les infirmières font grève, les malades sont des otages ; quand les avocats font grève pour la défense des justiciables pauvres, ils prennent les présumés innocents en otages ; quand les enseignants font grève, ils prennent les enfants et l'heure des mamans en otages ; quand les cheminots font grève, ils prennent leurs petits camarades travailleurs-usagers en otages ; quand les travailleurs de l'industrie pétrolière font grève, il prennent tout le monde en otage...

Quand tout le monde cesse de travailler, ça génère quelques menus soucis... et l'on peut enfin mesurer - par défaut - ce que le patronat appelle "le coût de travail".

Quand les banques et autres monstres multinationaux prennent la liberté et la souveraineté des peuples en otages, c'est la faute aux étrangers, aux chômeurs, aux sans-abri, aux faux malades et autres assistés qui osent se prendre eux-mêmes en otages : syndrome de Stockholm.

mercredi 11 juin 2014

"Dans la constellation de nos espoirs en démolition" Yvon Le Men (EN ESPOIR DE CAUSE, éd. L'Harmattan, 1978)

Le poète qu'on assassine

"Il faut remettre les conteurs à zéro..."

La vie d'Yvon Le Men a basculé lorsque Pôle Emploi l'a avisé qu'il était radié du régime des intermittents du spectacle vivant et l'a contraint à rembourser des années d'indemnités : 29 796 €.

"Il faut remettre les conteurs à zéro", comme il l'écrit en exergue de ce livre-cri "En fin de droits", illustré par Pef, paru aux éditions Bruno Doucey, dans la collection Soleil noir et qui sortira le 2 octobre en librairie mais dont les visiteurs du festival "Étonnants voyageurs" de Saint Malo ont eu la primeur.

Poète est son métier.

Yvon Le Men, né à Tréguier en 1953 dans une famille pauvre, vit aujourd'hui à Lannion. Défenseur acharné d'une poésie, véritable anthropologie du quotidien, il sillonne la Bretagne et bien au-delà, le vaste monde avec "Etonnants Voyageurs" pour partager la poésie avec le plus grand nombre. Intermittent du spectacle depuis 1986, il écrit et dit sa poésie dans les écoles, les médiathèques, sur les scènes.

"Et soudain, ton statut précaire d'intermittent, tu le perds"

"Après 40 ans de vaches maigres" et 20 ans de relative tranquillité, crac ! Tout s'effondre ! L'administration le déclare en fin de droits. Elle l'accuse d'avoir triché, "d'avoir volé dans les caisses du chômage". Il serait directeur de l'Association "Chant Manuel" qui l'emploie, le rémunère... Perdu, éperdu, il veut s'expliquer, on ne l'écoute pas ! Que reste t-il alors ? Les amis, la solidarité de tous ceux qui refusent d'être tués pour l'exemple, celle de tous ceux qui refusent l'obscénité d'une société fondée sur l'exclusion, l'arbitraire.

Ils se sont regroupés dimanche 8 juin , au café littéraire d'Etonnants voyageurs" autour d'Yvon qui a dit ce long poème "En fin de droits" et ils ont crié en silence, émus, contre l'injustice. Puis ils sont repartis, le petit livre bleu sur le coeur, après avoir signé la pétition de protestation... opposant à la force aveugle leur détermination "en espoir de cause"

Contact du collectif : http://www.findedroitdequeldroit.fr/

Mediapart