Jean-Michel Robert

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mardi 29 octobre 2013

Soyons lucides

Face à la domination mondiale de toutes les mafias , légales, illégales, vaticanes, scientifisées... nous n'avons même plus les moyens de nous procurer de faux papiers tant leur techno-bio-fasciste mérite son nom. Le Front National totalise 30% des intentions de votes français. En 1974 il en totalisait en gros 0,3. L'humanité progresse... Où s'exiler, sans faux papiers, hors l'espèce ?

concours des nuls-menteurs-traîtres

L'impétrant sera décoré de la médaille "commandeur de bouse" (pardon aux vaches). Voici les candidats sélectionnés :

N.B. précisez votre vote. Ajoutez une étoile si vous votez la mort

dimanche 27 octobre 2013

en fin de conte

- Alors l'ancienne bergère et le Prince (ancien crapaud) s'étreignirent, la nouvelle princesse (ancienne bergère) dit au Prince : "Mais tu bandes mon salaud !"- C'est paskeu avant d'être crapaud, je fus bouc", dit le Prince...

- Et après grand-mère ?

- Tu fus têtard.

- Et toi ?

-Rien : j'étais déjà vieille.

- Alors tout va bien, dodo.

- Bonne nuit p'tit con.

-Bonne mort grand-mère.

ça conserve

La preuve : on me donne à peu près dix ans de moins. Donner, comme ça, ne pas prêter à un taux usuraire, c'est rare. Voilà, il existe des gens qui donne une décennie, par pure générosité. Que faire de ces dix ans de moins. Le plus possible. Mais le possible a mille ans de plus. Ainsi l'âge s'impose. Il finira très mal, mais je m'en fous : je serai très très moins que ce qu'on me donne : je ne serai jamais né.

samedi 26 octobre 2013

leçon d'Histoire

Ce soir, avec mon ami Philippe, nous voulions faire la Révolution... mais nous n'étions que deux et un canif. Alors nous sommes allés manger chez l'Italien, verre de chianti en main et aux lèvres, nous avons dit du mal de tout et du bien de ce qui reste... continuons le combat !

jeudi 24 octobre 2013

6 mai 2010, leçon de morale.

A New York des milliards ont été perdus, des humains aussi. A cause de quoi ? Les robots-tradeurs, vous savez les ordinateurs qui gèrent l'économie mondiale et qui en une nanoseconde décident de l'avenir. Aucune mesure législative n'a été prise dans aucun pays dans le monde, ça continue donc... Joyeuse crise à vos enfants bac plus 30.

PS. Ajouter à ce manuel de morale, que la plupart des gens qui a réussi (en milliards) réside à Londres, au Luxembourg... et est formée par Polytechnique, fierté française, et quelques universités anglaises et américaines. Si vous ajoutez les paradis fiscaux, vous savez où jeter les bombes. Mais vous n'avez pas assez de poches, assez grandes, mes pauvres, pour y mettre des bombes... les mouchoirs prennnnnnnnnent toute la place.

Union Européenne (ou mafia bien parfumée)

C'eût dû être ce que rêvait Victor Hugo, l'avant-garde d'un monde humain, enfin humain. Ce n'est qu'une mafia de fonctionnaires fort bien payés par les entreprises internationales, de "députés" qui en majorité (vous les avez élus, bande de ... ) commencent leur journée par le buffet offert par Coca, de commissaires toujours dotés d'un traité prétexte pour ronger les travailleurs. Cette bande d'assassins eurocrates, pas toujours conscients de l'être, tant les honneurs s'avachissent sous leurs pas, la finissent, cette journée, (à notre service) chez les putes ou animaux de leur choix payé(e)s par les mêmes "sociétés".

Les quelques honnêtes qui veulent sortir de cette répugnance sont "éteints" parce que tous les lobbies comptent de milliards et de tueurs compétents. Tu crois à la démocratie ? Tue-toi ou tue-les. Ce n'est pas un appel au meurtre mais au somnifère.

joie de vivre

Tiens, ça me dégoûte : je vais essayer de rire entre l'air et l'asphyxie.

mercredi 23 octobre 2013

démocratie

La France n'est une démocratie que par contraste

avec des périodes antérieures ou des régimes actuellement abominables.

Mais questions : avez-vous lu tous les traités et accords que Vos députés, sénateurs, conseillés par les Hauts fonctionnaires, lesquels primes non comprises, gagnent 20 fois votre minable SMIC (je veux dire :ceux et celles qui ont le "privilège" de les percevoir, leurs 1000 euros), et qui voyagent sans problème du public au privé, jetons de présence(s) qui finissent en villa piscinée. On pourrait aussi parler de l'esclavage des pays pauvres qui baissent les prix de nos supermarchés. Evidemment, vus nos salaires, nous allons au moins cher, autrement dit à l'esclavage des Africains et des Asiatiques que notre belle Europe ne contrôle qu'avec le zèle de 20 fonctionnaires. Ca doit faire peur aux trafiquants... Vote citoyen, vote, puisque tant de gens sont privés de ce droit, vote pour la droite ou pour la mafia, puisque tu JOUIS de ce droit que tes ancêtres ont gagné au prix de leur vie. Quand la violence incendiera, nulle ne sait si elle fera naître plus de justice, mais des innocents en mourront, parce vous êtes de pauvres malheureux bulletins de RIEN.

beaux rêves

ceci n'est pas un matin ni un jour

ceci est un néant

où l'absence roupilla en vivant

les pires cauchemars

c'est-à-dire les merveilles

dont on se réveille en sueur d'être

seulement ça

lundi 21 octobre 2013

populisme

vous osez parler (j'allais écrire perler) encore d'espoir vous osez même jusqu'à "gauche"

perlant des "socialistes" lesquels, outre quelques militants de base,

sont devenus les pire complices des fascistes par leur capacité de décevoir

de mentir de trahir de planquer en Suisse de bafouiller leur nullité leur néant

de se planquer carrière politique finie dans les pires conseils d'administration

des pires capitalistes après avoir inventé le travail obligatoire à 1 euro de l'heure

et devenir invités d'honneur des milliardaires

"socialiste" merdeux

droite meurtrière

qui se passent le même papier des chiottes

et quand on considère ces faits

les journalistes payés par les milliardaires

parlent de "populisme"

c'est-à-dire de peuple abruti

journalistes valets qui perdront leur job fort payé

s'il n'y plus de seigneurs pour mépriser les larbins.

Allons votez, ça n'engage à RIEN

second tour

je vote pour la neige

J'ai précisé un de mes billets précédents 25/09/2013 : "nullité humide"

Maintenant je vais préciser le vague, y aura des victimes...

dimanche 20 octobre 2013

ornithorage

Etant au monde, et le monde étant absurdement violent, seule la violence me renaîtra. Je ne parle pas de violence gratuite, de violence vaine, je donne des graines à la possibilité d'être juste, c'est-à-dire révolté ; ce qui nourrit (je l'espère) de furieuses colombes.

samedi 19 octobre 2013

en fin de mécomptes

Quand on aime on ne compte pas on se rappelle

je vous rappelle vous toutes les silhouettes d'aimer

l'amour de l'amitié qui pardonne Non qui accueille

tout semblant vaseux tout mensonge parce que venant

de l'ami on sait que de belles raisons président au-delà du réel

confiance en un choix mystérieux: aimer d'abord

et ce "d'abord" n'a pas de tribunal

aimer être aimé seule fierté comme ça par chance

chance strictement sans raison strictement hasard

limpidité entre les temps comme entre les doigts l'eau

de la source intime transparence de l'à jamais

de l'à toujours aussi longtemps que l'on peut voir toujours

et vous les belles je jure que même ne vous ayant

connues à fleur de peau à fleur de nuit à fleur de fleur que si peu de temps

je vous ai toutes aimées je le jure même si je ne me souviens plus des prénoms

et que le mien vous a échappé

et puis amour définitif celui où l'on risque tout son vertige

seul danger digne de la vie

il poignarde la poésie qui n'espérait plus d'autre beauté

que de se voir saigner

le vrai sang enfin

celui qui brûle ses vaisseaux

jeudi 17 octobre 2013

vacances (2)

Deuxième jour. Rendez-vous avec Josette, amie que je n'avais pas vue depuis sept ans, depuis la sortie des oeuvres complètes de Georges Henein (éditions Denoël). Bistrot La Liberté, Boulevard Edgard Quinet, Josette est ponctuelle. J'apprécie. C'est si rare les gens qui scrupulent de faire attendre. Comme je connais les alentours, je lui propose de déjeuner une choucroute à la terrasse d'un petit restau honnête. Comme il tombe une pluie mesquine, la serveuse un peu maman s'inquiète pour notre santé. Nous n'avons pas le choix : nous fumons, et en profitons avant qu'on nous chasse comme des chevreuils surnuméraires. Jean-Pierre Martinet, Henri Calet, Yves Martin... Josette est leur amie, nous en parlons, prière sans dieu, juste des saints errant de péchés en merveilles, de merveilles en mémoire.

Après le dernier verre de riesling, je lui propose de péleriner le parcours que je sinuais au temps des vivants : rue Bréa, traversée des jardins du Luxembourg. Bassin à qui j'autorise sans honte de refléter les nostalgies sans pudeur. Rue Racine. Ex-librairie Le Pont de L'Epée. Alain Breton est là, Alain de qui je lus jadis les belles anthologies : "La vraie jeune poésie", "Les nouveau poètes maudits", "Les poètes et le Diable"... Alain Breton fils de Jean, Jean qui me fut toujours chaleureux et qui, avec Serge Brindeau publia en 1964 "Poésie pour vivre, manifeste de l'homme ordinaire", ouvrage capital qui, beau paradoxe, attise l'extraordinaire que recèle tout humain. Alain qui reste tel qu'en lui et en eux-mêmes : revue "Les hommes sans épaules". Le bureau a changé de place, il empêche d'accéder aux livres rayonnés, ce qui contrarie fort Josette qui eût volontiers émietté ses doigts en feuilletages... Voronca, par exemple. J'achète le beau livre de Janine Magnan : "Le ciel s'envoie en l'air", pièce dont toutes les voix sont celles d'Yves Martin. Un trésor*. Je me rappelle, elle, Janine et sa caméra, était-ce à la signature de "Mr William" ou à celle de "Soeur, gymnaste"d'Alain Simon ? Je ne sais plus. Tu me l'aurais dit, Alain, si je pouvais encore cailleter avec toi une nuit de webcam : "Chut, moins fort, ça dort chez moi".

Rue Gay-Lussac, nous savourons une bière. En 68, Josette y était "Comme une fille / La rue s'déshabille / Les pavés s'entassent / Et les flics qui passent / s'les prenn' dans la gueule" (Léo Ferré). J'eusse aimé avoir dix-huit ans en cette année, mais, plus jeune que Josette, en ce magnifique mai (j'avais 12 ans), je faisais du sport...et étais amoureux de Geneviève. Un jour, ou peut-être une nuit, je vous raconterai comment Josette fut jugée en comparution immédiate parce qu'elle figurait sur une photo pas loin d'un suspect... histoire de situer la France sur la carte des droits humains. Histoire.

  • Editions Librairie-Galerie Racine

Alain Simon

Alain Breton

Jean Breton

mercredi 9 octobre 2013

0ui, doux enfants.

Oui, doux enfants.

Quand l'élite des sciences associées aura déchiffré la partition neuro-bio-astro-physico-mystérieuse qui musique cette évidence d'être soi sans y croire tout en étant farouchement tout par ma foi, - sera inventé le miroir définitif.

La première femme à s'y refaire une beauté y laissera la dernière buée des yeux.

dimanche 6 octobre 2013

Gabriel Vartore-Neoumivakine

"mais jamais on ne comptera parmi les neuf cent vingt espèces en voie de disparition

la cerf qui broute dans mon âme sauvage "

Ainsi s'achève le premier poème du livre de Gabriel Vartore-Neoumivakine un pourboire de bruissements, ensemble de textes où, dès 1975, on résiste déjà à la barbarie moderne par la beauté et la hauteur. La troisième partie de l'ouvrage ironiquement titrée "poésie-fiction" débute, lui, par

"interviewé sur la tristesse des roses

Omar Khayyam dit qu'à Ispahan

les perles de goudron remplacent la rosée"

Depuis la publication de cet ouvrage, tout est pire. Vartore savait qu'il en serait ainsi. Le dernier espoir se confond avec le jardin seigneurial :

"fiers de supporter " en hommes" une existence à faire mourir un chien vendant leur vie à la criée

chair à usines par dix générations d'espoir offerte au billot de la Production

autogérant l'ennui en luttant dans les HLM pour que soit gratuit le loyer de leur prison s'ils me réquisitionnent

pour célébrer demain la justice dans leur cimetière de béton les nouveaux Vercors me cacheront

mon Assurance-Vie c'est le travail qui chante la Médaille du Repos avant l'infarctus la nuit sans tranquillisants

mon Centre Culturel c'est la vallée éclose où les arbres me psychanalysent

dans les maquis parfumés de l'aube les intoxiqués de rosée ne mourront pas du cholestérol

j'ai voté pour le Bouvier et sa cour d'étoiles qui laissent au Nombre d'Or les rênes du monde

mon jardin sans frontières me verse un salaire de fruits un excédent de douceur et certains soirs (à titre gracieux)

un pourboire de bruissements"

Je ne sais rien de la biographie de Gabriel Vartore-Neoumivakine, sauf son année de naissance : 1939. Je ne l'ai jamais vu à la librairie Le Pont de l'Epée. Je sais aussi que Guy Chambelland le tenait en haute estime. Je propose ici la préface de ce dernier à "Blasons du corps de l'âme" (Le Pont de l'Epée, 1979).

"Poète recommandé à ceux qui goûtent tout particulièrement les décalages, écarts, différences, cassures, mélanges (ex: le e compté de Valéry "Mais nulle nymphe nulle amiE ne m'attire" ou la colossale interruption du fecit potentiam du Magnificat de Jean-Sébastien), aux esthètes, vicieux, amateurs de cocktails aux éléments aussi éloignés que l'image rêvée par André Breton, épicuriens, certes, mais tels mystiques ne sont pas exclus, aux pas classiques, pas cadrés, pas taxinomistes. A l'homme-poète quoi ! affectif, réflexif, moderne, patrimonial, religieux, Baiseur.

Vartore-Neoumivakine est en effet l'hybridation majeure de la Russie d'un Dostoïewski et de la France d'un Racine ; du cul retrouvé (avec la grâce subtile et la force nature des vieux blasons) et de Saint-Augustin ; du terroir gaulois et de la culture arabe ; de la rhétorique orthodoxe et de la non-bienséance sereine ; de la naïveté et de la roublardise, on en passe.

Comment nommer cet art combinatoire ? Baroque ? Etymologiquement : perle irrégulière.

Le tout fondu, suprême dialectique, harmonisé. Ca c'est l'élégie. Elégie pure, bucolique, du SAULE (Le Pont de l'Epée, Jeune Poésie IV) ; plus véhémente dans la Cité qui menace (Un pourboire de bruissements) ; du corps féminin ici, elle pose enfin ses "longs habits de deuil".

Et l'élégie, nue, bien sûr cesse de pleurer et contrister ; Vartore la fait jubilatoire.

Guy Chambelland

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BLASONS DU CORPS DE L'ÂME (extrait)

(...)rien de si banal que vos alexandrins

tant le juste milieu l'emporte sur la fantaisie

ô fesses publiées à n milliards d'exemplaires

celles monotones d'Alexandra

rappellent l'édition ordinaire

mais leur dissymétrie innove un style up to date

où le report de la césure annonce

un caractère des plus spécieux et ingénu

-

relisez la Vie de Pétrarque :

plus ses yeux étaient las du monde

plus ils butinaient le nectar des rues

comme s'il n'y avait parfois rien de mieux

contre la migraine des poètes

qu'une cure de culs

-

la moindre dichotomie

dédoublant un derrière

en siamoises corolles

ajoute à la lettre sa beauté

-

ô cul plus innocent

que la main qui tue

l'oeil qui ment

ou la lèvre qui trahit

-

PS. Je viens de trouver aujourd'hui (7 /10) les éléments biographiques et bibliographiques que j'ai vainement cherchés hier, à l'adresse suivante : gabriel vartore-neoumevakine- guy.bremond.over-blog.com. Grâce soit rendue à Guy Brémond, peintre et écrivain.

samedi 5 octobre 2013

Bon, sérieux.

En 1864, dans des conditions immensément difficiles et dangereuses, les travailleurs les plus conscients et combatifs, inspirés principalement par Proudhon, Bakounine et Marx parvinrent à fonder l'Association internationale des Travailleurs ( 1ère Internationale ) dont l'action et les objectifs, relativement à l'époque, étaient autrement plus audacieux que ceux de notre pauvre Confédération européenne des Syndicats qui se contente de négocier avec les ennemis des travailleurs : les capitalistes, dits "entrepreneurs", voire "partenaires sociaux". Bien sûr, on ne dit plus "patrons". On en voit le résultat : baisse des salaires, précarisation des travailleurs, surexploitation, chômage, destruction des services publics, érosion de tous les acquis sociaux, dictature des "marchés", c'est-à-dire de la spéculation à la nanoseconde, massacre de la Grèce, de l'Italie, du Portugal, de l'Irlande... Ne parlons pas de cette abjecte Internationale Socialiste qu'il serait plus juste d'appeler Internationale Ganeloniste.

L'Internationale Capitaliste, elle, a su s'organiser et agir : OMC, FMI, Banque mondiale, Union Européenne pour lesquels la souveraineté des peuples n'est plus qu'une plaisanterie, et l'esclavage mondial un idéal.

Que pouvons-nous faire ? On l'a vu, les mouvements dits "indignés", malgré leur éphémère popularité, n'ont strictement rien changé, le mouvement altermondialiste est exsangue, les grèves générales récentes pas plus que les manifestations de masse n'ont pu imposer quoi que ce soit ; quant aux élections, elles tendent de plus en plus à se résumer au choix entre une droite de droite et une droite de gauche : élus qui pratiquent la même politique, les uns avec nez bleu, les autres avec un nez rose. Ils ont d'ailleurs renoncé à représenter leurs électeurs pour se contenter d'obéir à l'Internationale Capitaliste à laquelle ils se sont soumis sous formes d'accords et de traités. Aussi y sommes-nous aussi soumis, quels que soient nos votes. Objectivement, donc, le capitalisme est le plus fort, il n'a peur de rien puisque toute réelle opposition s'épuise dans la division, la lassitude, la misère.

Cette "réelle" opposition ne pourrait inverser le rapport des forces qu'en fondant une nouvelle Internationale plus puissante que celle de l'ennemi.

J'attends vos propositions.