Jean-Michel Robert

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mercredi 25 septembre 2013

Nullité humide.

Alors que volant des milliards d'impôts à notre belle France, ils ont le droit de négocier avec le ministre (qui vous représente) : "Bon, on ferme les yeux, mais vous vous engagez à être gentil - Oui, M. le Ministre." (Il est démontré que le ministre couve parfois des comptes secrets). Quant à moi, et certains d'entre vous, devant quelques centaines de francs, c'était encore cette époque, on m'a fait saisie sur salaire et l'huissier est venu noter que je détenais un canapé, deux fauteuils, un lit, un bureau, une machine à laver (Il n'a pas compté les livres) . Il était mal dans sa peau, probablement dans son âme, parce que, même eux, ils savent qu'il font le Mal (c'est un métier). OUI, la violence s'imposera puisque toutes les élections sont nulles. Et que, de toute façon, Zéro triomphera, comme une roue de vélo crevée sous une pluie sale.

Pouquoi ont-il tué Jaurès ?

Parce qu'il était resté fidèle aux idées internationalistes : grève générale européenne plutôt que la guerre mondiale. La deuxième internationale ne l'a pas suivi, constituée qu'elle était de nationalistes au gros bide, et payés par l'industrie de l'armement. Vous ne trouverez pas ça dans les manuels d'Histoire de vos enfants, car il n'y a plus de manuels d'Histoire, il n'y que de pauvres bouquins truqués par l'industrie et les fonctionnaires complices. Vive la culture ! Vivent les pauvres gens ! Vive la rage pleine d'amour ! Vive qui peut vivre sans remords ! Vivent les morts pour nous !

Ces pourritures

qui osent encore se dire "socialistes", alors que tel Manuel valls ils sont d'autant plus fascistes que leur trahison défriche le sentier de l'extrême droite. Puisque vous, les pauvres et modestes, n'avez pas le courage de voter pour la vraie gauche, restez dans votre fange (droite/socialistes ; socialistes/droite ; socialistes/ Le Pen ; vous et vos gosses qui en crèveront ; soyez européens de la finance, puisque ça vous donne - à vos frais - la conscience pacifiste); quant à moi PLUS JAMAIS je ne voterai socialiste au second tour, mauvais tour d'une "démocratie" de zombies.

"Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?" Jaques Brel

Une des faces de la merde, à ne pas confondre avec les naturels excréments.

lundi 23 septembre 2013

vacances (1)

Comme, depuis les années 80, j'ai publié pas mal et que ma situation pécuniaire est grisâtre, la Société des Gens de Lettres et le Centre national du Livre m'ont accordé une bourse grâce à laquelle je me suis payé trois jours de vacances (10 ans sans vacances), rue Daguerre, village auquel il ne manque qu'une église et une mosquée (mais elles n'ont pas l'air de manquer aux promeneurs et promeneuses). J'ai regardé de loin le bistrot à vin où le journaliste et éditeur Alfred Eibel nous avait conviés, Yves Martin, Christian Bachelin, Dominique Joubert et moi. Pleine page avec photo dans le Quotidien de Paris. Axisteplus. Je pense à eux, avant de me rendre à Nogent/Marne où le grand poète Michel Merlen m'attend : je vais lire mes textes à la Maison des Artistes. Accueil adorable. Puis retour. A l'hôtel, avant de m'endormir, malgré la beauté de la Maison des Artistes, malgré son magnifique parc, je sais que je ne serai jamais vieux. J'appelle pour qu'on me réveille à six heures.

la mort

Seule la mort de ceux et celles que j'aime me fait pleurer. Quant à la mienne, je m'en fous complètement, sachant que mes molécules iront leur chemin, peut-être dans la sève des arbres. Ne pleurez pas, ou le moins, je fus heureux : enfance, amour, poésie... Il est dans les rues des pauvres qui n'espèrent plus. Je les ai parfois aidés. Sans révolution, hélas. On m'a souvent aidé, l'humanité existe encore, disons toujours. J'en connais des humains ; mon avenir, même funèbre, leur appartient car je sais qu'ils en feront le mieux possible, et le possible c'est vous.

mercredi 18 septembre 2013

pour une nouvelle axiomatique ( vérités actualisées 2013)

Tout monde est un bas monde. Corollaire : seul l'arbitraire de quelques rencontres en élève certains points.

Toute ligne de vie quelque peu digne quitte la paume pour multiplier les bouleversantes coïncidences. Corollaire : toutes les destinées sont sécantes en vachement de points qu'elles sentent rarement.

Toute sphère de Temps se rêve bille à tiquer les rires. Corollaire : toute planète est une ambition de cochonnet.

Le point est la plus petite partie du plan, le fou rire la plus petite partie du point, qui se marre parce qu'étant la plus petite partie du point, il est, par transitivité la plus petite partie d'un plan qui l'ignore. Un rien l'amuse. Ce rien qui est la plus petite partie des gens mal partis. Corollaire : toute arrivée s'emmerde.

X ayant manifesté sa lassitude de trimer à la place de n'importe quel(le) inconnu(e), nous décrétons que tout(e) nouvel (le) inconnu(e) portera un mickey fluo cousu sur sa fesse gauche . Corollaire : les gribouillis meurent de faim et de rire en même temps.

Quel que soit le plan, entre un point et son avenir désappointé, toute ligne fait ce qu'elle veut. Corollaire : toute ligne qui se lèche l'épaule connaît la saveur d'une puberté de spirale.

Deux plans distincts ont des points communs qui couvent la guerre civile. On appellera cette communauté Epsilon, le groupe qui, pour frôler zéro, ne renonce pas au Rien d'être très méchant. Corollaire : "corollaire" n'oublie pas "corolle".

Le soir, en banlieue, entre deux corneilles, aucune droite n'est concevable. Corollaire : la blancheur est une ironie de pâquerettes mortes.

Les collisions des sphères tristes font un bruit de colère vague. Corollaire : sagement, les cubes se contentent de leurs faces.

Tout espace mélancolique annonce l'inexorable fanatisme des triangles. Corollaire : la sagesse isocèle est désolante.

Toute joie sécante d'elle-même est une blessure. Corollaire : les parallèles se foutent de tout.

Tout ordre des choses est un désordre de moi. Corollaire : que les choses aillent se faire trucs.

Les chiens de ma chienne ignorent la mort de celle-ci. Corollaire : c'est à moi qu'elle pense pour la promenade.

Entre des points quelconques, la géométrie ne voit pas pourquoi elle se ferait chier. Corollaire : entre le point de vue de ma grand-mère et le mien on ne trouve que des traces de canne blanche.

Toute droite quelque peu digne se résout à la courbe pour éviter les points pourris. Corollaire : les points pourrissent dès qu'on les définit. Corollaire N° 2 : restent quelques points indéfinis grâce à la virgule qui les aime.

Les rêves (ceux du sommeil) n'existent que selon une causalité défiant tout réveil. Corollaire : l'espace-temps ne fait le malin qu'après le premier café-gauloise.

Dans un regard qui voit, le temps est toujours à l'orage. Corollaire : toute ligne brisée foudroie son propre espoir.

Toute année-lumière sans étoile est une étourderie des distances. Corollaire : l'instant même est toujours négligemment trop tard et trop loin.

Dormir est le plus court chemin d'un point au même point. Corollaire : la sieste est un sentier sacré.

Tout coup de vent non nul croit aux voyages des arbres. Corollaire : chaque feuille morte est le miroir d'un lointain fatigué.

Tout être n'est tel que dans son intime singularité, aussi souffle-t-on à chaque vraie rencontre l'éloignement des points limites. Corollaire : les limites c'est moi.

Toute demi-droite pleure un infini. Corollaire : tout chant triste protège un bruit de source.

Dans l'infinie nuit blanche du naïf, tous les possibles roupillent. Corollaire : l'impossible est le pyjama des lendemains.

Les diagonales des cauchemars sans dormeurs violent les jeunes lumières émerveillées. Corollaire: que fait la police ?

Tout angle aigu deviendra bec de raison furieuse, perforateur de ballons invisibles. Corollaire: tout ballon invisible est un sentiment égaré.

Cette multitude d'étoiles dans la nuit sans sommeil prouve que Dieu postillonne.

Un chat noir plus une chatte blanche = une chatte blanche plus un chat noir, commutativité grise. Corollaire : toute addition féline hurle dans mes caves.

Toute grande base d'un trapèze est vertigineuse de sa petite base. Corollaire : toute vraie hauteur crève le filet.

Rayon multiplié par rayon, le tout multiplié par mystère = grande lumière craintive : Corollaire toute petite lumière est une ironie sans cercle.

Toutes les pointes du compas bêta ont une âme à piquer pour, du côté crayon, tracer une auréole. Corollaire : le nombril est jaloux.

Rien n'est plus émouvant qu'une bissectrice sans angle : elle erre et sépare en deux nostalgies égales l'infiniment inexplicable. Corollaire : cette ligne est le présent.

Seule la vie existe. Corollaire : les morts sont les vivants qui les revivent, même en chialant, même en violence.

Tout esprit plongé dans la viande subit des poussées dans tous les sens, ce qui en fait un être parfois humain. Corollaire : tout monstre humain est un ancien bébé adorable.

Notre liberté est un axiome pas plus malin que les autres. Corollaire : tout vivant qui veut le rester le trouve plus malin que soi-même.

(billet à venir : "trois jours à Paris")

lundi 9 septembre 2013

"TU" est un monde

C'est ainsi que tu me manques je veux dire que j'ai honte de dire "je"

si tu n'y crois pas plus

vraiment plus

Suis-je distrait ! Voilà qu'on se tutoie elle nous ton ombre et rien

qui n'avons ni n'ai augmenté le monde jusqu'à vous

elle est là

et me dit: Non

le réveil n'aura pas lieu rendors-toi mon chéri la beauté n'a pas besoin de toi

pour être des yeux