Jean-Michel Robert

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samedi 25 mai 2013

Une de vos magnifiques chansons, Monsieur Moustaki, qu'on entendit si peu.

LE DROIT À LA PARESSE

Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être

A été mon premier et mon unique maître

Un philosophe mort voici quelques décades

Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade

Il n'était pas de ceux qui entre dans l'histoire

Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire

Il ne se posait pas en saint ou en prophète

Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête

Il rêvait d'une vie que l'on prend par la taille

Sans avoir à la gagner comme une bataille

Nous disait que la terre était pleine de fruits

Et de pain et d'amour et que c'était gratuit

Il parlait de ne plus jamais plier l'échine

Ni de se prosterner devant une machine

Il souhaitait pour les générations futures

De ne souffrir jamais d'aucune courbature

Sans vouloir enseigner sa parole était claire

En cela peut-être elle est révolutionnaire

Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse

Qui ne nous arrivait ni d'Orient ni de Grèce

Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse

Qui ne demandait que le droit à la paresse

dimanche 19 mai 2013

"Plains-moi !... sinon je te maudis !" (Baudelaire)

J'avais envie de me plaindre sans raisons sérieuses. Voilà qui est fait.

samedi 18 mai 2013

Pour plein de raisons,

bien qu'étant un amoureux fou (et idiot), je n'ai jamais voulu me marier. Mais il ne m'est jamais venu à l'idée de l'interdire aux autres. Un combat respectable vise toujours plus de droits pour les plus faibles. "Le combat" de ceux qui prétendent aujourd'hui limiter celui d'autrui est une abjection manipulée par le fascisme, le racisme et ceux qui bavent (genre Copé) derrière. Ils deviennent de plus en plus violents, voire dingues. Qu'eût-on dit si une personne d'extrême gauche avait appelé à la guerre civile ?... (J'entends d'ici la presse dominante) comme l'a fait (sans ma foi trop de scandale) cette actrice ratée et oubliée depuis des lustres qui n'a jamais eu que le talent de trouver un pseudo à sa mesure ?

L'a-t-on obligée à devenir homo ? Ou à se marier avec un caniche ?

Morale

Il paraît que LA MORALE va faire son retour dans les programmes scolaires. Quand j'étais gosse c'était simple : l'instituteur inscrivait au tableau une phrase réaliste du genre "Bien mal acquis ne profite jamais" ou, plus réaliste, "Votre maman ne baise jamais parce que c'est pas beau.". Personne ne croyait à ces conneries, même pas l'enseignant (Je l'espère pour lui).

Bon bien, sérieux : que vont-ils mettre au programme pour que les gosses croient encore aux adultes ? La pollution, les milliardaires de paradis fiscaux, les marchands d'armes vivant de commandes publiques, l'Histoire merveilleuse du vingtième siècle, les industries du poison (médicaments et engrais chimiques, entre autres), le massacre de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne... par notre belle Union Européenne, le FMI, l'0MC, la division internationale du travail dont le Bangladesh se réjouit comme on le sait?... Oui, le programme ne va pas être de tout repos. Pourquoi ne pas en revenir aux vieilles formules, un peu actualisées : "Bien mal acquis n'existe pas, bande de merdeux."

jeudi 16 mai 2013

lui

est "socialiste" tendance patrons. JE NE VOTERAI PLUS POUR CES POURRIS (Si la droite est au pouvoir, que ce soit au moins la droite droite, pas la visqueuse ( on saura au moins contre quels flics on se fait casser).

au moins

lui s'avoue depuis toujours de la droite décomplexée.

mercredi 15 mai 2013

Franchement

j'en ai marre de me fatiguer à croire à la vie. Maintenant je vais me reposer à ne pas croire l'incroyable : par exemple nous, ou la photosynthèse, ou Zeus, des truc comme ça. Des trucs même pas comme ça : moins musclés et plus moins.

météo

Dans ce temps-là

on est était de dedans ou étions

et quand on voulait l'autorisation

d'ailleurs

on était foutus dehors

c'est depuis qu'on fait froid

et qu'on

conversation de bistrot ou de philo, je sais plus

-T'es si fatigué que ça ?

-Que plus que "ça".

-T'as qu'à dormir.

- "ça" dort pas.

- T'as qu'à mourir.

-"ça" s'y oppose.

-"ça" est fort chiant !

- Parle pas si fort ! i pourrait te repérer.

mardi 14 mai 2013

Elles parlent aussi

-J'en ai marre.

- Moi aussi Amélie.

-On se flingue ?

-T'en a un ?

-Un quoi ?

- Un flingue, merde !

-Sois pas grossière.

-Un flingue, excréments !

-Oui mais à eau.

-Pas à la vodka ?

-Non.

-Bon reste plus que la Seine, ou à faire payer les mecs. On sera mortes de toute façon.

- t'es sûre ?

-Oui mon amie.... Ma petite soeur... Tu veux bien : "petite soeur" ?

sport collectif

Ah! Ah! les footeux de profession sont des cons, des riches, des baiseurs de putes et leurs supporters des racistes et fachos... j'en oublie. Tout le monde semble s'en étonner, alors que tout le monde le sait depuis longtemps (lire le livre de Denis Robert "le milieu du terrain")Je n'ai jamais aimé les sports collectifs : dans les vestiaires ils se traitent de gonzesses et de pédés (en plus ça pue). Les plus doués deviennent millionnaires. Les encore plus doués deviennent obèses.

lundi 13 mai 2013

lumière

C'est le matin ou la nuit ?

En tout cas il fait noir.

Si c'était le Soleil

ça serait plus noir

parce qu'on verrait

Assez rien

Rien

mais assez tard

ce qui le rend plus rien

plus

ou moins

moins que rien c'est pas

mal non plus

mal non plus c'est marrant

tu trouves pas ?

Que pourrait-on trouver

à part rien

à l'heure de mal non plus ?

Bien non plus ?

Personne y croit

même pas n'

dimanche 12 mai 2013

voix

C'est difficile de rendre hommage. On sait que les mots ne seront pas à hauteur de l'humanité. Pourtant nous n'avons que les mots, oui parfois quelques gestes ou mimiques qui disent si peu. Oui, restent les mots. Sommes-nous maladroits avec eux ? Ou eux avec nous ? Et je me dis que je ruse encore en posant des questions idiotes. C'est difficile de rendre hommage quand on n'a qu'une voix.

Ken Loach

C'est bien d'admirer quelqu'un. J'admire Ken Loach parce qu'il est subtil, pas du tout couteau entre les dents, c'est ainsi que même les grands médias sont obligés de parler de son nouveau film : "l'Esprit de 45". En France (dès 1944), ça s'appelait Le Programme du Conseil National de la Résistance, grâce auquel vous n'êtes pas morts à la naissance, par exemple.

P.S. "Just a kiss" un grand film d'amour, l'amour se heurtant à la connerie tellement sûre d'être la raison.... et la tradition.

bonne

Bonne idée !

mais je l'ai oubliée

C'est ainsi qu'une bonne idée erre

sans maître

C'est sans doute pour ça qu'elle est bonne

ou qu'elle n'existe pas

ou qu'elle seulement

conte pour chiards

il était je fois

c'était une fois

parce que j'étais une princesse

c'était un fois

parce que j'étais aussi un prince

c'était sept fois

parce que j'étais aussi des nains

c'était idiot

parce que Blanche Neige était lesbienne

et que sa belle-mère n'aimait ni les négresses

ni les peaux laiteuses

alors quelqu'un eut l'idée

d'en faire un conte à la con

bonne idée

loin

la plupart des amis sont morts

ou vivent très loin de chez moi

de chez

le reste n'est pas très sûr

la fatigue

c'est quand est trop quand

c'est quand abuse de vos temps ratés

c'est quand quand prend vos membres pour des éponges

et votre cerveau pour un cerveau

au lieu de l'âme

c'est quand l'avenir se moque de l'espoir

je t'ai bien eu

c'est quand le peuple n'est plus qu'une tribu

à laquelle on rend grâce d'exister

malgré l'avenir :

l'épuisement

ça faut mal

C'était un matin

c'était faut vérifier

c'était une part de temps

c'était peut-être

faut vérifier

qui faut ?

Il

encore lui !

Elle

faudrait sans doute mieux

plus jolie

et moins moins

vendredi 10 mai 2013

testamerde

Quand je mourrai ( on n'y pourra rien)

malgré tous les efforts de ON

ON mon meilleur copain

comme nous disions quand ça voulait dire

donc quand je mourrai

mourir au futur exige deux R

comme si c'était un futur

pourquoi pas de l'avenir

tant que ce n'est pas

Bref, quand je mourirai

(probablement du cancer de ceux qui se foutent des conseils cravatés)

évitez mon cadavre,

la charogne suffira

jeudi 9 mai 2013

Que

Qu'il est bon d'être

de votre monde dans y croire

Qu'il est être de monder

dans cette horreur

sans y

qu'il ou qu'elle ou qu'on... La carrière de Y paiera

Quelle merveille ! la viande du hasard

qu'il est dur et que dure être soi

rôle imposé

par des décors gras

et des bravos très morts

sans déconner

Sans déconner

vous l'ignoriez, parents ?

Ou vous étiez amnésiques ? Non

Bien sûr toutes vos facultés étaient vives

Vous étiez si jeunes si beaux

mais encore liés à des temps reculés

Il était une fois

naquirent des morveux d'un autre temps

et cette présence exigea beaucoup d'amour

pour les malentendus les crises

les injustices recousues

les coups d'état au dîner

la démocratie au dessert

Puis le temps le temps les temps caprice à fond la caisse

la révolution à minuit

d'une fille de seize qui rappelle en sa feinte honte

qu'en cette chambre tout le monde a l'âge

Je sais

pas évident

mais après vous on creuse

on creuse on creuse toutes les heures

on creuse plein les ongles

après à la lime et au savon on enlève le noir

pour que les ongles n'aient plus que quelques taches blanches

C'est pas le noir qui compte

C'est le blanc

Taches du mensonge,

disaient les grands-mères

mercredi 8 mai 2013

A l'âge de quatorze ans,

à peu près conscient de tous les mensonges, crimes, hontes, mafias des adultes. J'ai décidé de n'être jamais comme eux. J'ignorais ce que je serais, mais j'étais certain de ce que je ne serais pas. J'ai tenu : Je ne, mais suis, mais vachement pas... Reste à en faire un truc fier de son avenir de machin à cette distance où même le mot libre n'a pas encore sucré son signifié.

Les gants ? Pourquoi ?

Libre entreprise au secours des mômes. (scolamour)

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Aujourd'hui s'est encore imposé.

Alors que je ne demandais gentiment qu'un mélange de mes plus beaux rêves, d'une ou deux doses de passé, et quelques gouttes de " C'est pas encore ",

aujourd'hui s'est encore imposé ( ta gueule ! Mallarmé). Ca s'impose ces trucs-là, aucun recours légal... seul recours : mourir une journée. Pas le temps de compter les veuves, juste celui de ne pas être parmi les miens.

Anarchie perdra ! (mais en rigolant son sang)

Vous avez vu : notre " démocratie " ne consiste qu'à voter. Ceux que vous avez élus - forts de votre confiance - se permettent de voter des lois dont ils ne vous ont jamais parlé lors de leur campagne, de signer des traités européens dont ils ne vous ont pas plus entretenus, et qu'ils vous présentent comme des lois de la nature... Vous aviez voté pour leur "nature" ? Nous ne sommes pas en démocratie. La violence, hélas, s'impose. Qu'aux moins ils aient un peu peur à la remise de leurs médaille ou aux mariages par milliards de leurs chiards.

Vive Ravachol ! Vivent les drogués ! Vive Geronimo ! Vivent les satyres ! Vive Nobel ! Vive Rien ! Vive moins que rien ! Vive moi !... si je existe lui.

parenthèse culturelle

Relisez ou lisez Rousseau (Le contrat social, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.) Vous verrez que vos profs l'ont caricaturé, comme leurs profs l'avaient fait, (et pour cause ! libertaire du 18ième !)... Comme on "monstrueuse" Robespierre. Savez-vous que dès 1791 Robespierre s'était exprimé :

1) contre la peine de mort.

2) contre la guerre menée par les Girondins.

3) pour l'égalité entre les "races".

4) pour le suffrage universel.

Si on avait écouté Robespierre, grand admirateur de Rousseau, jamais il n'y eût eu de Terreur révolutionnaire, à laquelle ce pauvre Maxim' participa (juste un an) parce que les ausrto-prussiens étaient aux portes de Paris.

"Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France" (Jean Ferrat).

lundi 6 mai 2013

retour

Je reviens de Versailles où j'ai tenté de négocier avec une banque un taux moins chatouilleux. En vain. Une partie de mes revenus ne lui revenait pas. Trop d'air, de poudre d'ailes, si j'ai bien compris. Cependant tout ne fut pas négatif. Dans le train et au bistrot jambon-beurre-demi, j'ai relu "Le Partisan" et "Le marcheur", collection Vermillon des éditions La Table Ronde qui, grâce à Dominique Joubert, Valérie Rouzeau et Eric Dussert, publièrent aussi le coffre d'inédits : "Le manège des mélancolies", sommets de la poésie du vingtième siècle. J'ai commencé par tout ce que j'avais souligné ou entouré de mon crayon à pépites, pépites que je n'avais pas eu le temps ou autre chose d'ajouter à ma présentation d'Yves dans la catégorie " comme ça juste pour le plaisir".

Je m'y mets, en commençant par un poème "en connivence" avec mon billet précédent.


Ah ! le temps de la première femme à poil

Dans une enveloppe brune d'avarice campagnarde.

La rue des Martyrs est fraîche comme un marronnier.

Interminable besoin de chaperon rouge.

-

Le marchand a un air de derrière les fagots,

Des mains qui font exploser les poitrines,

Il rend la monnaie d'un rêve gigantesque,

Vole les plumes des poulbots.

-

Le visage en biais est d'une adolescence grognon.

Les cheveux, lait, paille, se dispersent en bouts d'ailes.

Les jambes relevées cachent le grand rire.

Un sein invisible, l'autre monte l'olive à la bouche.

Yves Martin ("Le Marcheur")

(à suivre)

Purs

"Finalement, finalement

il nous fallut bien du talent

pour être vieux sans être adultes"

JACQUES BREL


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dimanche 5 mai 2013

sinuosité

C'était donc toi !

Oui, mais pas donc, seulement,

sans fausse logique

C'était toi !

Oui mais c'est fini

C'est quoi alors ?

C apostrophe

C'est peu

oui mais quand même C'

début de serpent ou de langage

ou fin

en tout cas y a du venin :

fierté élémentaire

respirer

Dans ce temps-là oui je dis dans

parce qu'on y était plongé

l'âme avait des branchies et l'esprit un poumon

de quoi déranger un peu de réel

et d'imaginaire

lesquels se respiraient en même temps :

capillarité

Après il fallut choisir son camp :

c'est ça ou celui

Comme on ne pensait qu'à celle

on devint idiot ou fou ou responsable

je sais plus

pas je ne sais plus

je sais plus

mais je ne suis pas vous pour me croire

Alors après il va encore falloir trimer

pour stupéfier l'Espèce

samedi 4 mai 2013

suffir

Naître avait suffi :

nos serions toujours filles et fils

Même pères ou mères

nous ne fûmes que confidence

très tard

tard dans la nuit puis le petit jour

la confidence définitive

qui n'est aube

que par la haute blancheur des nuits

notre mère à tous

"Ce n'est pas grave, mon chéri, c'est la vie,

y a rien d'autre."

On se comprit

Puis ce fut l'horaire

le remords des innocents

jeudi 2 mai 2013

Haute politique

(chuchoté) Comme, physiquement, on ne peut pas toutes les nuits dormir à la belle étoile, je me suis composé Le plafond des gens bien. Car, en ces temps frileux, se composer un mur des cons vous expose à la tempête, même si c'est chez vous, votre mur privé, votre mur des amusations, oh là là, ça relève du terrorisme, et quand les honnêtes vous terrorisisent, vous n'êtes plus en mesure d'être chez vous chez moi s'ils ne vous invitent pas. Donc, comme je disais au début, j'ai mon plafond des gens bien. Je vous en montre un peu à la lampe torche : ...

Merde, plus de piles... Ah j'ai des allumettes. Crac.

Tu vois ?

Douce violence d'un putsch.

Ma lecture, l'an passé, de "Circus politicus" de Christophe Dubois et Christophe Deloire a, hélas, confirmé ma conviction que notre belle Union Européenne était en réalité le coup d'état permanent de la finance, le fascisme diffus qui jour après jour, depuis des décennies, a exclu la volonté des peuples de toute décision politique, économique et sociale importante... Les mécanismes pervers de "L'Europe" échappent à la plupart des citoyens tant les grands médias, tant l'enseignement, tant la majorité du monde politique les occultent.

Cependant, oui, oui, un documentaire de la 5 illustre (brièvement) le contenu de "Circus". Titre : "Bruxelles, la vrai pouvoir". J'encourage toute personne désirant "vivre" fugitivement quelques instants de notre démocratie continentale à regarder ce film, histoire de mesurer le poids de ses votes, histoire de vouloir en savoir un peu plus, histoire de savoir ce qu'il faudra détruire et construire simultanément. Pacifiquement, si possible.

P.S.Possibilité de voir "Les nouveaux chiens de garde" (Youtube), de consulter le site des éditions "Raisons d'agir", de faire de son mieux quand le temps le permet.

mercredi 1 mai 2013

Histoire de préciser (seconde époque)

Le premier mai n'est pas à l'origine "La fête du travail" mais Journée internationale des revendications des travailleurs. Nuance ou perversion ?

Premier mai 1891 à Fourmies.

Alors que les travailleurs et leur famille étaient pacifiquement rassemblés, le patronat local et le maire organisèrent la répression. Nombreux morts et blessés, dont des enfants, sous le feu des soldats. Pourquoi sont-ils morts ? Pour la journée de huit heures et, plus généralement, le droit et la dignité.

"Sommes-nous toujours dignes de leur dignité ?" : question que ne se posent pas les ganelons qui osent encore s'appeler "socialistes".

Histoire de préciser

Notre Constitution se référant à la déclaration de 1789 et au préambule de la Constitution de 1946, le droit au mariage pour tous devrait être en vigueur depuis bien longtemps - sauf à proclamer franchement et légalement que les homosexuel(le)s ne sont ni humains ni citoyens (voir sous la photo).

CONSTITUTION ACTUELLE

PRÉAMBULE Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique. ARTICLE PREMIER. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.

1789

Article premier Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

1946

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.