Jean-Michel Robert

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dimanche 30 décembre 2012

Mais peu importe...

après le déluge, le déluge... Pas moi.

Donc

"le temps de cerveau humain disponible", ils le dominent déjà. Quand tout sera disponible, il n'y aura plus d'esprit. Baisse du taux de profit, baisse définitive, c'est-à-dire la fin des temps. Enfin ! Dieu sera aux anges.

casuistique

-Comment préparer de jeunes esprits à un avenir définitivement désastreux tout en faisant semblant de croire qu'il y a des raisons de croire qu'il y a de l'Avenir ?

- T''as qu'à mentir.

- C'est ce que je fais.

- Ca te rapporte combien ?

- De quoi payer mon loyer.

- Ton avenir est donc assuré, au moins jusqu'au prochain mois.

- Oui.

- Alors pas de problème : seul le passé existe, mon vieux.

dimanche 23 décembre 2012

le mal initial

Une de mes faiblesses est d'avoir pris au sérieux dès l'enfance certaines formules adultes, par exemple : "Liberté, Egalité, Fraternité". Vous imaginez la déconvenue. Quelle différence entre les gravures d'Histoire de CM1, le peuple en armes, la Bastille rasée par le peuple... et ce qui s'ensuivit et s'ensuit... Cependant un microorganisme né de ces mythes a proliféré et prolifère toujours dans ma simplicité. C'est ainsi que je n'ai jamais respecté aucune hiérarchie en tant que telle, je n'ai jamais respecté que des personnes que je pensais dignes. Je n'ai jamais décliné aucun titre:" M. le Directeur, M. l'Inspecteur, Maître... même pas Docteur". Juste Monsieur, Madame, Mademoiselle Le minimum quoi. Pour Camarade, c'est un autre sujet. Quant à "ma Princesse", elles savaient que c'était de l'humour. .Microorganisme, même proliférant, ne me fera jamais qu'un probable cancer. Petite résistance rabougrie, avec des majuscules, serait un bon titre pour l'ensemble de mon oeuvre.

samedi 22 décembre 2012

propos décousus

C'est exact : depuis quelques je, nos mes propos sont décousus -non: ils n'ont jamais été cousus, donc pas décousus, juste provisoirement ficelés, articulés de noeuds mal coulants -. C'est un fait : ça se détache. C'est la vie : ça se détache. On a beau ou moche dire... ça n'y peut rien : ça se détache... ça ou autre chose qu'on se dit, ça finira mal. C'est ainsi qu'on devient sage : même pas déçu. Même pas même.

jeudi 20 décembre 2012

secte

En tant qu'amas de particules, je fus configuré en amas doué de - par exemple : les sentiments - . Prenons ça : les sentiments : transformation d'énergie selon les situations. Ô situation ! comme je t'aime !

La haine, le meurtre, les génocides, la mesquinerie, le viol, la guerre, les sectes, les bébés.... autres situations où les particules élémentaires se combinent autrement. Décidément, quelque chose comme Dieu serait bien utile. En attendant pire.

dimanche 16 décembre 2012

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Dossier concernant une mince affaire.

vendredi 14 décembre 2012

été, Périgord

1

Les rires sont limpides :

l’eau du ruisseau boit sa propre soif aux chevilles des enfants.

2

Il y avait des cailloux durs pour nos pas, au fond de la rivière. Mais, avant, on nous prêtait des sandalettes. Et au diable le pour et le contre-courant. Je crois même qu'Annie avait de beaux yeux bleu noyade. Pas de sandalettes pour ça.

3

Les enfants ont construit un radeau. La rivière les emporte. Crier est un courant heureux, sans naufrage, sans passé, sans rage. Les gestes de détresse ne nagent encore qu'à la source.

mercredi 5 décembre 2012

éloge du sport

Vite, vite, capter un fou rire,

savourer un regard, un sourire ; me perdre dans un détail passereau, une fleur de peau rapace, une nuance inconsciente de sa danse, un soupir sous la cendre ;

vite, picoler la nuit blanche ; rabâcher les grandes questions, la poire, l'amour, le fromage ;

injecter le péché, l'instant à bout ; me délecter des plus belles peines ;

inspirer, cracher, haleter et tout et tout ;

toujours, encore, accumuler les preuves.