jeudi 30 juin 2011
Par jean-michel robert,
jeudi 30 juin 2011 à 16:48 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Mon oeil ! lui ai-je incrédulisé
aussitôt elle fut borgne
ainsi je devins pirate
et revins canne blanche

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Par jean-michel robert,
jeudi 30 juin 2011 à 16:24 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Ils continuèrent à chat perché
et conquirent la queue leu leu
entre eux ils s'appelaient "les mecs"
entre elles ils se taisaient la dentelle
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Par jean-michel robert,
jeudi 30 juin 2011 à 16:19 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'ai un poumon qui respire nulle part de même qu'un coeur
sur un radeau un cerveau en cendre de portes
pourtant des gens me reconnaissent
probablement des humains (êtres, étants -philo -, seront encore un peu.)
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Par jean-michel robert,
jeudi 30 juin 2011 à 16:10 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Et une lune et demie et un quart de feu
pas de quoi cuire une âme
va encore falloir se contenter pour le barbecue
de toutes ces vagues galaxies
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Par jean-michel robert,
mercredi 29 juin 2011 à 11:01 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Tu ne savais pas : j'avais oublié de te dire
car j'avais oublié de me dire
parce que j'ignorais qu'il eût des mots
pour se faire lumineusement oublier.
On appelle ça un paradoxe. J'explique:
le paradoxe est une petite mammifère
qui réclama en vain l'harmonie des genres
Ha! Ha! répondit la crème du lait.
Alors la petite mammifère
pas du tout contente décida d'être
ovovivipare de gauche
aussi ses gosses n'eurent d'autre existence que mes omelettes pieuses.
Au fait j'avais oublié de ne pas oublier
de te dire
que mes mots clochards
furent de beaux bébés.
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Par jean-michel robert,
mercredi 29 juin 2011 à 07:09 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
La fille me faisait une couronne de feuilles
reliées d'aiguilles de pin et de caresses dans mes cheveux
Je n'en étais pas pour autant souverain :
juste esclave affranchi jusqu'à.
Certes l'Empire dura
le temps d'un empire
ignorant qu'il suffisait de mes quelques instants
pour sourire la décadence
Quand la décadence sourit
les Barbares suivent
puis le Moyen Âge
puis l'âge monstrueusement moyen
Mais j'avoue :
être honoré de feuilles
c'est très peu honnête de tenter
de le revivre en mots
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lundi 27 juin 2011
Par jean-michel robert,
lundi 27 juin 2011 à 19:01 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
dans quelque temps il y aura du temps
avec son mec l'espace.
Mon idéal : que dans cette histoire
des lesbiennes s'en mêlent.

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Par jean-michel robert,
lundi 27 juin 2011 à 17:38 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
alors qu'il suffit de dire
un deux trois ou plus
plus trois deux un rien
pour habiter le temps ou le jeu ( "ou" inclusif )
alors qu'il suffit
d'avoir bu dans une feuille
l'été d'une couleur encore jeune
alors qu'il suffisait
alors qu'il suffit de mémoire
pour oublier ce
qui déçoit de n'être plus
du lilas mauve
alors qu'il suffit de
quelques gorgées pour mélanger
distance et Martini-Gin pour faire
de soi une grand-mère anglaise ?

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Par jean-michel robert,
lundi 27 juin 2011 à 12:17 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Si j'avais su j'eusse
été l'instant qui manque
pour ne pas manquer
mais c'était pas encore moi
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jeudi 23 juin 2011
Par jean-michel robert,
jeudi 23 juin 2011 à 12:34 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Et puis merde ça fait chier pas au
sens intestinanal du terme (nouveau... à noter) mais
Non c'est moins sale
et ça sent plus
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Par jean-michel robert,
jeudi 23 juin 2011 à 10:08 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'ai vécu dans trois chats éventrés
que je n'avais même pas tués
pourtant c'est moi qu'on accuse
moi qui ne miaule ni chat ni français ni moustache
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mercredi 22 juin 2011
Par jean-michel robert,
mercredi 22 juin 2011 à 11:00 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Tu ne sais pas toi jusqu'où tu me fus forêt
rires de ronces méprisés par mes jambes
et vénérés par la douleur d'avoir franchi
le moi non plus, non plus
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Par jean-michel robert,
mercredi 22 juin 2011 à 05:57 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'avais une belle collection
de je ne sais plus quoi : timbres? papillons?
remords? cartes postales vieilles?
Mais sûr : j'étais une belle collection
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mardi 21 juin 2011
Par jean-michel robert,
mardi 21 juin 2011 à 08:37 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Comme le personne envahit !
le Rien admirable Barbare :
l'Empire tremble et s'émiette !
Pauvre petite fille...
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Par jean-michel robert,
mardi 21 juin 2011 à 04:59 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Une paille Non le Soleil
Non le Temps Non
Truc qui brille dans un creux
Si Verlaine passe dans le coin

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lundi 20 juin 2011
Par jean-michel robert,
lundi 20 juin 2011 à 09:23 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Oui, ils sont sympas, et non violents. Ils sont à leur façon courageux mais courageux immobiles. En attendant, les banquiers et les 27 limaces appelées Europe ( pour m'en tenir à notre voisinage), après avoir semé le pire, bouffent encore tous les soirs dans les meilleurs restaus en compagnie du dieu Marché auprès duquel Zeus n'est qu'un petit épargnant d'huile d'olive. Les indignés replient leurs tentes et retournent chez leur mère, ou leur cave. Les syndicats européens n'ont pas frémi, les partis de "gauche" s'agenouillent (pour quels délices?... un triple A?) devant ces fameuses agences de notation (élues par qui?). J'ai connu des gosses de maternelle plus dignes. Il ne suffit pas de s'indigner et d'en parler autour de poisson grillé. Il faut abattre violemment ces mafieux qui ne connaissent pas d'autre règle morale que la force. Reste à trouver les armes. Nos ancêtres de 1789, de 1792, de 1830, de 1848, de 1870, de 1871, de 1905, de 1917, de 1919, de 1940 à 45, de 1974... les ont trouvées. En 2011, elles sont délocalisées. Où en sont les ferventes primaires de Parti Socialiste Français? Que fait la police?
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dimanche 19 juin 2011
Par jean-michel robert,
dimanche 19 juin 2011 à 13:40 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Trois calmes et demi retranchés d'un grand nerveux
avec du vent qui toujours dévisage
ainsi personne ne m'a reconnu ce matin
ô mathématiques de rentrer sans sortir
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vendredi 17 juin 2011
Par jean-michel robert,
vendredi 17 juin 2011 à 12:33 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
ou sous peu, j'irai dispenser des cours à des gosses auxquels, par respect de leur avenir, le ne dirai pas tout ce que je sais, ni ce que je sais ignorer, encore moins ce que j'ignore ignorer. Une chose certaine : j'ai raison de ne pas être père.
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jeudi 16 juin 2011
Par jean-michel robert,
jeudi 16 juin 2011 à 04:24 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Quelle lumière adolescente se permet
d'éclairer un avenir?
Quelle grisaille te grise
de l'ivresse d'être déçu?
Les tempes : des cymbales
Certes: au cerveau d'être orchestre
matière sonore sans
partition par exemple
Le vertige?
Nul besoin d'élastique à la cheville
ni de haut si peu haut
quand tout bas est si profond
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mercredi 15 juin 2011
Par jean-michel robert,
mercredi 15 juin 2011 à 16:32 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Celles et ceux qui traversent mon cerveau, là, à l'instant, l'ignorent. De même que j'ignore mon éventuelle présence dans leur esprit. Après il y a l'âme que prétendent confisquer les religions. Après il y a les arbres. Après il y aura. Si possible.
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mardi 14 juin 2011
Par jean-michel robert,
mardi 14 juin 2011 à 06:44 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Être présent, en toute logique, c'est vivre ce qui ne sera jamais plus. Plus on vieillit moins on s'y résout. Mais le Temps n'est pas démocrate. Encore une fois, mon bulletin est nul. Ne sera pas compté. Le jour se lève à la majorité monstrueusement relative.
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dimanche 12 juin 2011
Par jean-michel robert,
dimanche 12 juin 2011 à 21:54 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Tu le sais, Alain, rien a changé, le rien reste soi-même. C'est pourquoi je n'écris pas "rien n'a changé". On en a souvent parlé: tu ne croyais pas à la mort. Je partageais cette rigueur marrante et existentielle: Epicure l'a dit bien avant nous, et l'invention de l'invention. Je nuançais: la mort des autres existe, surtout celle de ceux et celles que j'aime. On ne rira plus en même temps. Même temps.
Je fus mort, bien avant ma naissance, je retournerai dans cette absence. Sans - foutre merde ! - avoir été assez l'insolent. L'INSOLENT: celui qui aime hors propos; la violence, quoi, avec du style. La Beauté. Sa propre victime. Propre sans savonnette. La pierre qui fond en regard inexprimable. Ceux qui restent ne sont désormais que "les plus malheureux". La preuve reste à se prouver.
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