Jean-Michel Robert

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jeudi 30 juin 2011

Belle aventure !

Mon oeil ! lui ai-je incrédulisé

aussitôt elle fut borgne

ainsi je devins pirate

et revins canne blanche

Et puis

Ils continuèrent à chat perché

et conquirent la queue leu leu

entre eux ils s'appelaient "les mecs"

entre elles ils se taisaient la dentelle

c'est étonnant

J'ai un poumon qui respire nulle part de même qu'un coeur

sur un radeau un cerveau en cendre de portes

pourtant des gens me reconnaissent

probablement des humains (êtres, étants -philo -, seront encore un peu.)

belle saison

Et une lune et demie et un quart de feu

pas de quoi cuire une âme

va encore falloir se contenter pour le barbecue

de toutes ces vagues galaxies

humilier

à mes quelques amis arabes qui ont émigré loin de moi, pour leur fierté.


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mercredi 29 juin 2011

Des gueules qu'on aimerait défoncer à coups de tatanes (hommage à Charlie Hebdo 1975)

Pardon: je ne m'en suis tenu qu'à quelques Français, ou des Chinois et "Américains" abusifs... mais je vais m'acheter d'autres tatantibousks

es.

... c'est pas fini...

remords

Tu ne savais pas : j'avais oublié de te dire

car j'avais oublié de me dire

parce que j'ignorais qu'il eût des mots

pour se faire lumineusement oublier.

On appelle ça un paradoxe. J'explique:

le paradoxe est une petite mammifère

qui réclama en vain l'harmonie des genres

Ha! Ha! répondit la crème du lait.

Alors la petite mammifère

pas du tout contente décida d'être

ovovivipare de gauche

aussi ses gosses n'eurent d'autre existence que mes omelettes pieuses.

Au fait j'avais oublié de ne pas oublier

de te dire

que mes mots clochards

furent de beaux bébés.

Histoire de l'Empire en quatre volumes.

La fille me faisait une couronne de feuilles

reliées d'aiguilles de pin et de caresses dans mes cheveux

Je n'en étais pas pour autant souverain :

juste esclave affranchi jusqu'à.

Certes l'Empire dura

le temps d'un empire

ignorant qu'il suffisait de mes quelques instants

pour sourire la décadence

Quand la décadence sourit

les Barbares suivent

puis le Moyen Âge

puis l'âge monstrueusement moyen

Mais j'avoue :

être honoré de feuilles

c'est très peu honnête de tenter

de le revivre en mots

lundi 27 juin 2011

C'est presque sûr,

dans quelque temps il y aura du temps

avec son mec l'espace.

Mon idéal : que dans cette histoire

des lesbiennes s'en mêlent.

De quoi on se plaint...

alors qu'il suffit de dire

un deux trois ou plus

plus trois deux un rien

pour habiter le temps ou le jeu ( "ou" inclusif )

alors qu'il suffit

d'avoir bu dans une feuille

l'été d'une couleur encore jeune

alors qu'il suffisait

alors qu'il suffit de mémoire

pour oublier ce

qui déçoit de n'être plus

du lilas mauve

alors qu'il suffit de

quelques gorgées pour mélanger

distance et Martini-Gin pour faire

de soi une grand-mère anglaise ?

ne pas ne point ne plus ne guère ne jamais... ne.

Si j'avais su j'eusse

été l'instant qui manque

pour ne pas manquer

mais c'était pas encore moi

vendredi 24 juin 2011

Comme je dis toujours :

Faut être nuancé dans la vie... Par exemple, il ne reste pas que des curés violeurs de petits garçons, certains ont la décence de ne peloter que des fillettes, et même de ne pas bander; de même que chez les flics il n'y a pas que des abrutis racistes et violents, il s'en trouve de très intelligents qui motivent leurs troupes et les notent; de même qu'il n'y a pas que des banquiers voleurs, il y en a aussi des français... "De la nuance..." comme disait Paul Verlaine... Encore lui !

jeudi 23 juin 2011

essai sur le temps

Et puis merde ça fait chier pas au

sens intestinanal du terme (nouveau... à noter) mais

Non c'est moins sale

et ça sent plus

miaou

J'ai vécu dans trois chats éventrés

que je n'avais même pas tués

pourtant c'est moi qu'on accuse

moi qui ne miaule ni chat ni français ni moustache

mercredi 22 juin 2011

ignorer, vivre

Tu ne sais pas toi jusqu'où tu me fus forêt

rires de ronces méprisés par mes jambes

et vénérés par la douleur d'avoir franchi

le moi non plus, non plus

Où je l'ai rangée?

J'avais une belle collection

de je ne sais plus quoi : timbres? papillons?

remords? cartes postales vieilles?

Mais sûr : j'étais une belle collection

mardi 21 juin 2011

fillette frêle, frêle histoire sans témoins.

Comme le personne envahit !

le Rien admirable Barbare :

l'Empire tremble et s'émiette !

Pauvre petite fille...

" C'est étonnant comme les pas de femmes résonnent au cerveau des pauvres malheureux"

Une paille Non le Soleil

Non le Temps Non

Truc qui brille dans un creux

Si Verlaine passe dans le coin

lundi 20 juin 2011

Les indignés!

Oui, ils sont sympas, et non violents. Ils sont à leur façon courageux mais courageux immobiles. En attendant, les banquiers et les 27 limaces appelées Europe ( pour m'en tenir à notre voisinage), après avoir semé le pire, bouffent encore tous les soirs dans les meilleurs restaus en compagnie du dieu Marché auprès duquel Zeus n'est qu'un petit épargnant d'huile d'olive. Les indignés replient leurs tentes et retournent chez leur mère, ou leur cave. Les syndicats européens n'ont pas frémi, les partis de "gauche" s'agenouillent (pour quels délices?... un triple A?) devant ces fameuses agences de notation (élues par qui?). J'ai connu des gosses de maternelle plus dignes. Il ne suffit pas de s'indigner et d'en parler autour de poisson grillé. Il faut abattre violemment ces mafieux qui ne connaissent pas d'autre règle morale que la force. Reste à trouver les armes. Nos ancêtres de 1789, de 1792, de 1830, de 1848, de 1870, de 1871, de 1905, de 1917, de 1919, de 1940 à 45, de 1974... les ont trouvées. En 2011, elles sont délocalisées. Où en sont les ferventes primaires de Parti Socialiste Français? Que fait la police?

dimanche 19 juin 2011

calcul savant

Trois calmes et demi retranchés d'un grand nerveux

avec du vent qui toujours dévisage

ainsi personne ne m'a reconnu ce matin

ô mathématiques de rentrer sans sortir

vendredi 17 juin 2011

Plus tard,

ou sous peu, j'irai dispenser des cours à des gosses auxquels, par respect de leur avenir, le ne dirai pas tout ce que je sais, ni ce que je sais ignorer, encore moins ce que j'ignore ignorer. Une chose certaine : j'ai raison de ne pas être père.

jeudi 16 juin 2011

quatrains

Quelle lumière adolescente se permet

d'éclairer un avenir?

Quelle grisaille te grise

de l'ivresse d'être déçu?

Les tempes : des cymbales

Certes: au cerveau d'être orchestre

matière sonore sans

partition par exemple

Le vertige?

Nul besoin d'élastique à la cheville

ni de haut si peu haut

quand tout bas est si profond

mercredi 15 juin 2011

limites humaines

Celles et ceux qui traversent mon cerveau, là, à l'instant, l'ignorent. De même que j'ignore mon éventuelle présence dans leur esprit. Après il y a l'âme que prétendent confisquer les religions. Après il y a les arbres. Après il y aura. Si possible.

mardi 14 juin 2011

présence

Être présent, en toute logique, c'est vivre ce qui ne sera jamais plus. Plus on vieillit moins on s'y résout. Mais le Temps n'est pas démocrate. Encore une fois, mon bulletin est nul. Ne sera pas compté. Le jour se lève à la majorité monstrueusement relative.

dimanche 12 juin 2011

à Claire, à Margot.

Tu le sais, Alain, rien a changé, le rien reste soi-même. C'est pourquoi je n'écris pas "rien n'a changé". On en a souvent parlé: tu ne croyais pas à la mort. Je partageais cette rigueur marrante et existentielle: Epicure l'a dit bien avant nous, et l'invention de l'invention. Je nuançais: la mort des autres existe, surtout celle de ceux et celles que j'aime. On ne rira plus en même temps. Même temps.

Je fus mort, bien avant ma naissance, je retournerai dans cette absence. Sans - foutre merde ! - avoir été assez l'insolent. L'INSOLENT: celui qui aime hors propos; la violence, quoi, avec du style. La Beauté. Sa propre victime. Propre sans savonnette. La pierre qui fond en regard inexprimable. Ceux qui restent ne sont désormais que "les plus malheureux". La preuve reste à se prouver.