Jean-Michel Robert

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mardi 30 novembre 2010

C'est triste tu trouves pas:(le point d'interrogation serait con en l'occurrence)

les gens qu'on admirait et aimait sont morts. Ils sont encore dans mes rêves. Si vous n'êtes pas cons, vous concevez que le réveil est difficile. Se réveiller, pourquoi? Pour être aimé de ceux et de celles qui auront le pauve luxe de pleurer. Après.

DE LA DéMOCRTIE

Est-ce que ton cul excite "les marchés"? Voilà l'érotisme de nos "démocraties". Gaffe à tes hémorroïdes, brave démocrate. Sinon va te faire foutre. Ou renonce à ton anus.

L'amour:

le plus grand malentendu: tu aimes ta compagne, tu aimes les moules-frites, tu aimes les oiseaux du petit jour, oh si petit; tu aimes le cinéma, tu aimes "l'art contemporain", tu aimes ta grand-mère, la musique, tu aimes regarder ce qui est beau, ce qui est atroce (ça allume les synapses), tu aimes le ketchup... Bref tu n'aimes rien. "Sur quelque préférence une estime se fonde / Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde..." Ces quelques considérations après avoir relu "L'amour fou" d'André Breton. Oui, "fou": épithète qui restitue le sens au nom de ce qui fut divin.

banalité

Encore un nouveau mort de froid, dans le 5ème pays le plus riche du monde. Mais sont-ce les pays qui sont riches ou les maffieux de ces pays? Question à poser au premier "SDF" que tu croiseras, ou à ton député, ou à ton chien (puisque tu ignores le nom de ton député). Si tu n'as pas de chien, tu peux te poser la question à toi-même : entre mammifères on se comprend.

lundi 29 novembre 2010

une journée de plus ou de moins (0 commentaire)

...

A six heures,

je suis sorti pour acheter des clopes et regarder les gens qui vont au boulot, comme moi jadis. J'ai demandé à deux jeunes femmes noires: "Vous allez travailler?". Elles m'ont dit oui. J'ai demandé: "Pour qui votez-vous?". Elles m'ont répondu: "On voudrait bien voter mais on n'a pas le droit." Je les ai remerciées d'enrichir la France. Un peu plus loin, une dame chatouillait sa bagnole : la neige. Je lui ai demandé si elle était contente d'aller si tôt perdre sa vie et la blancheur pour enrichir les riches au plus vite et visible possibles. Elle m'a souri. Début d'insurrection?

Le courage

C'est prendre un risque, des risques ou du risque. Les intuitifs (ives), ô féminin entre parenthèses alors que tu nous hantes depuis qu'on se souvient d'avoir bandé. Prendre c'est choisir, voler s'il le faut. Je vole tous les jours le droit d'être en chair en os et en esprit. J'ai envoyé chier les inspecteurs, les officiers, les patrons, les proviseurs, les profs, les secrétaires de section, les députés, et tous les tabous sexuels... Oh là là! un pédophile comme dirait notre Président aux journalistes qui viennent de le sucer. Bon, revenons à l'essentiel. Le courage est toujours minoritaire et violent: Sans-Culotte, insurgés de 1830, de 1832, 1848, 1870, 1871, 1916, 1917, 1920, 1936, 1940, 1944... Bon, je ne continue pas vous avez (presque tous) compris. Vous êtes mes frères électifs. Quant à l'esprit, elle devrait bientôt arriver.

dimanche 28 novembre 2010

J'ai encore eu la faiblesse de m'informer:

bilan: ceux qui ne vomissent pas toute la journée sont de dangereux malades.

moi aussi non plus

....

C'est

la gueule de qui devrait être jugé en comparution immédiate (la justice des pauvres, avocat payé au prix d'une femme de ménage moche): pas de dossier, condamné en 10 minutes maximum: la Justice n'a pas de temps à perdre, ni d'argent, étant donné que son budget est à peu près égal à celui de la Moldavie. Alain Minc: conseiller de Sarkozy, jetons de présence à une multitude de conseils d'administration, invité de tous les raouts parisiens... Gueule sympa.

Merde!

6h14, et personne ne l'a encore tudé (moi je n'ai pour arme qu'un couteau suisse). Certes, le tuder ne servirait à rien d'autre que son remplacement par un autre facho, mais on respirerait, à l'annonce de son massacre, 5 minutes du temps des cerises en plein novembre. Quoi de plus fruité?

samedi 27 novembre 2010

la nausée (rien de commun avec Jean-Paul)

Les "socialistes" et leurs primaires, les commissions et rétro que tous nos pouvoirs "démocratiques" ont versées à tous les maffieux avec VOTRE argent, vous, qui allez, comme citoyens responsables, devoir faire des efforts pour lutter contre la Crise que les banques digèrent sans pets odorants (seuls les pets du peuple sentent). A mille euros par mois, essayez d'en parler au Père Noël : au point où vous en êtes, Dieu ne suffit plus. Vous trouverez bien une cheminée charitable à louer chez les "classes moyennes supérieures". Ou un curé pour vous pardonner.

vendredi 26 novembre 2010

mise au point

Quand je parle ici, ce blog, "des journalistes" il n'est pas question des quelques honnêtes que l'on ne voit et n'entend jamais, mais bien de ceux qui, en plus de leur fonction stable, chefs de l'Express, du Figaro, du Point, du Monde, de l'Obs... accumulent les "ménages" sur toutes les radios et télés. Ca fait des fins de mois décontractées. Je parle de ceux qui mangent dans les plus grands restaux, rompant le caviar avec députés, sénateurs, grands patrons, ministres, présidents... Ajoutons ces morveux qui par la grâce élyséenne jouissent de l'honneur de se comporter en fayots officiels. Ne leur manquent que le short bleu marine et le col marin. Les journalistes, donc, après "surréaliste", "moins pire", "otages des grévistes", "pédagogie" savourent ces derniers temps "populisme", mot qui, jadis, s'appliquait à la démagogie raciste et antirépublicaine de l'extrême droite. Mais la langue évolue: vous êtes actuellement "populiste" si vous épousez la révolte populaire contre les injustices, les abus de pouvoir, de richesse, d'influence, contre l'arrogance et l'escroquerie des "élites". Camarades populistes, faites plaisir aux journalistes: ouvrez-vous à leur pédagogie, ne vous laissez pas aller aux grèves surréalistes qui prennent en otages les braves qui se lèvent tôt, de vous mêlez pas des frais de bouche et de cul de vos "représentants" indemnisés pour ça (relations publique); soyez compétitifs, merde ! Et payez vos impôts en temps et en heure: Bettencourt et quelques autres en ont un urgent besoin.

jeudi 25 novembre 2010

rien

Sauf erreur, encore un jour qui va s'imposer. Avec tous ses absents. Ma présence ne sera encore que le témoignage de leur absence. Solidarité !

mercredi 24 novembre 2010

ACTUALITéS

12000 postes d'assistants à la scolarisation des enfants handicapés ont été tués cette année. La tuerie va continuer: "réforme" oblige. Ce que retiendra l'Histoire, s'il en reste: "En cette époque reculée, les handicapés (les infirmes, quoi) avaient des droits fantômes... fantômes, ce que, économiquement, ils se devaient d'être. Ils le furent d'autant plus facilement que les conseillers larbins avaient évalué leur influence politique: négligeable." Attendez-vous, tous, que vous souffriez du duodénum ou de révolte, à vous engluer dans le négligeable. Dernier recours : que ce qui vous reste d' haleine incendie les poubelles.

C'est reparti:

les maffieux qui trifouillent le monde: OMC, OCDE, Gx, FMI, Banque mondiale, Union européenne, banques mendiantes de fonds publics, Bourses pétaradant encore impunément. Les 'démocraties"?... Elles attendent les caprices du nouvel Olympien: le Marché; avec ses agences de notation qui malgré leur corruption chatouillée d'impéritie ont encore le brave culot de noter les pays, dont le tien, que tu construis, smicard privilégié. Oh, je rêve parfois d'une grève mondiale, de la Terreur des peuples s'abattant sur tous les pouvoirs, comme je rêve de la très jeune fée qui de temps en temps avec moi fait l'amour à midi, à la sortie du supermarché.

Ces dernières années,

quand je parle des gens au pouvoir, je ne parle plus de politique, je parle de grand banditisme. Ca me flanque la nostalgie de Bonnie and Clyde, retour de mode fin des années 60. Aux moins ils étaient beaux et sont morts sous les balles du FBI. A quand Carla et Sarko sous les balles des sénateurs?

mardi 23 novembre 2010

la Révoluiton des oeillets

J'avais quinze ou seize ans, et étais doté de cette faculté insigne: écrire et chanter des chansons. Moi-même.

En ces temps, La Verrière était encore un village. Sous l'autorité d'un maire rescapé du treizième siècle (pour ne pas trop le vieillir). L'association "culturelle" du coin me chouchoutait: Quoi ! Merde ! un auteur-compositeur-interprète, en plus pas vilain, c'est un investissement vainguieu ! A part deux ou trois, mes chansons étaient mauvaises, des fientes de bonne conscience d'un Chilien à l'aise, c'est-à-dire d'un d'un Français en rogne (1974, dernière année de membre, associé s'entend). M. F. m'implora, je ne me souviens pas s'il alla jusqu'à salir ses genoux, de ne pas aller au Portugal où j'étais invité pour fêter la Révolution, car le spectacle annuel de l'association en eût été compromis. Comme un con j'ai cédé. Ainsi je n'ai pas connu la liberté des fleurs hurlant leurs illusions. J'ai bêtement raté un moment de la beauté humaine pour quelques accords maladroits et une fille "d'après-show" dont le nom m'échappe. Tant mieux pour elle.

lundi 8 novembre 2010

Il y aura une fois?

Texte à paraître dans "le cahier collectif" ANDRE BRETON PERSISTE à l'initiative de Jacques Kober.

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vendredi 5 novembre 2010

citation

Si j'avais su le latin à dix-huit ans, je serais empereur.

Arthur Cravan