
La France n'est une démocratie que par comparaison : la Corée du Nord, la Russie de Poutine, la Chine... et autres horreurs. Mais, si l'on s'en tient au pouvoir du peuple, notre pays n'est démocratique que formellement. Certes, il y a des parlementaires -mais recadrés mensuellement sous convocation de l'exécutif, c'est-à-dire du président de la République, lequel est à la fois, donc, président, mais aussi tous les ministres et roi du législatif. Ses copains détiennent les capitaux des organes de presse dominants - audiovisuels et écrits -, les régies publicitaires, il se permet de menacer les éditeurs dont les projets l'indisposent, il décide de nommer les directeurs de télés et radios payée par nous, il décide de saboter tous les services publics afin de mieux les livrer au privé, il décide de ficher tous les français selon leur ethnie supposée, leurs choix politiques et/ou syndicaux, il décide, à terme, de censurer internet; "décomplexé", il instaure le racisme officiel architecturé en ministère dont l'âme immonde, Besson, en rajoute chaque jour dans le style "Je suis fier d'être un fumier." Toute décision sociale, en contradiction avec la loi*, est prise dans le secret des cabinets hantés par des conseillers (copains, cousins, carriéristes...) dont les dépenses "de bouche", cigares compris, sont à la mesure de leur dévouement au bien public. Il signe personnellement la radiation des rares gendarmes (Il en existe des honnêtes) qui osent émettre quelque doute quant à la politique foireuse dite de "sécurité", il dépense des millions d'euros publics pour climatiser, moquetter, équiper de douches le Grands Palais où quelques chefs d'état, pour la plupart corrompus, dînent à nos frais (le menu n'est pas moules-frites), il supprime, sans consultation des professeurs et étudiants, l'enseignement de l'Histoire en terminale S, il ferme les hôpitaux et les tribunaux de proximité, il ne paie pas les heures supplémentaires des greffiers qui restent, il rêve de dépénaliser le droit des affaires, de ne confier les enquêtes qu'au Parquet, c'est-à-dire aux "magistrats" dont la carrière dépend de lui, il confisque le droit des travailleurs à vivre quelques années à la fois en retraite et en bonne santé ... Je pourrais continuer encore longtemps à égrener ce triste chapelet. Démocratie, la France? Monarchie déguisée : les lettres de cachet sont juste devenues mails de cachet, circulaires ou décrets. Je me demande comment, aujourd'hui, un préfet ou autre haut fonctionnaire explique à ses enfants la noblesse de sa profession. C'est sûrement plus facile pour l'éboueur.
P.S. Ne pas oublier d'obéir aux marchés : ils pourraient bouder (catastrophe).
- 60 à 70% des lois votées par le parlement ne sont pas appliquées, bloquées par l'exécutif qui ne publie pas les décrets d'application. Pourtant, si j'ai bonne mémoire, j'ai vu des gens - dont moi - voter à l'occasion des élections législatives.