Jean-Michel Robert

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mardi 29 septembre 2009

Je men vais

d'un pas alerte vers ma fin. Tout va donc pour le mieux: je ne verrai pas votre monde de zombies, le patrons et les parents greffeurs de nanomouchards sous la peau des faibles ( les enfants y passeront les premiers) dans dans leur coeur et dans leur âme. Soyez heureux et sécurisés.

Mon monde s'achève, le vôtre crève déjà. Pardon à vous qui naissez. Ce n'est pas votre faute, ni la mienne. Pardon quand-même, parce que j'ai eu beaucoup de chance.

Et puis, en plus,

cette succession de jours et de nuits, de vivants et de morts, de crétins et de cons, de je t'aime mais je t'èmpu, de factures et d'avis d'huissiers (Quel gosse (normal) rêva de devenir huissier?), de radis lâches et d'oignons pleutres, de mecs qui crachent et de filles molles, de syndicats flasques et de braves découragés, de médecins brigands et de journalistes suceurs, de putes députés et de sénateurs séniles, de ministres inhumains et de présidents incultes, de flics enculeurs et de juges médaillés, de pauvres emprisonnés et de riches hors de cause, de "sportifs" milliardaires et d'arbitres lapidés, de chansons pourries servies tous les quart d'heure sur la radio nationale... Ah!...successions, successions.... merci à vous : pas le temps de s'ennuyer.

hacèlement

Depuis un mois, une personne me téléphone tous les soirs; mais quand je dis: Bonjour, Jean-Michel", cette personne ne dit rien et raccroche. Alors je me laisse aller à penser - comme cela m'arriva quand j'étais jeune - qu'il s'agit d'une amoureuse qui ne résiste pas à la volupté d'entendre ma voix... La vanité n'a pas d'âge.