Jean-Michel Robert

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vendredi 28 août 2009

instant capital de la vie littéraire

Un instant, j'ai saisi...Ensuite je me suis dit que j'avais cru saisir...

Ensuite j'ai dit :" J'ai saisi" avec cette sorte de grattouille qu'on peut prendre pour mensonge, mensonge sincère.

Après, j'ai vieilli, et comme je refusais d'avoir un âge, je fus saisi.

C'est à cette occasion que je connus Babette, laquelle, saine, ne saisissait rien, mais prenait et emportait. La vie, quoi... et ses prénoms à la con.

Voilà,

après ma douche et mon rasage, je me suis vu à peu près beau dans le miroir et j'ai hurlé: "Tout le pouvoir aux soviets!" Mais ça n'a servi à rien: mes voisins ne comprennent pas le russe, et ignorent totalement la différence entre la Révolution de février et celle d'octobre... Ils se contentent de dire à leurs gosses:" T'as gueule!... p'tit con!".... Ô avenir...

le hasard et la nécessité

Bon, bientôt huit heure et demie. Je vais aller faire quelques courses (des achats: qu'on ne me confonde pas avec les compétitifs). C'est ce qu'on appelle " le coup de pouce du destin".... Les mauvais esprits disent: "le coup de pied au cul des grands transparents."