Jean-Michel Robert

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lundi 16 mars 2009

Dylan Thomas (1914-1953)

MERCI à L'AMI QUI M'A OFFERT CETTE NOUVELLE TRADUCTION

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épître au connard

je ne mets ni ponctuation ni majuscules puisque tu n'y comprendrais rien connard que je croise tous les jours et qui lors des élections dispose d'un suffrage qui vaut le mien encore que si la télé impose ta série digestive tu n'iras pas voter tu es raciste tu ne lis que quand tu es en forme de résultats sportifs tu comptes bien les médailles mais restes incapable de poser une règle de trois tu penses probablement qu'une règle de trois c'est un début de partouze depuis des temps immémoriaux tu as toujours soutenu religions et dictateurs tu es bonapartiste et boulangiste pétainiste sarkoziste tu es tristement toi de l'anus au cervelet tu es français quoi j'ai vraiment du mal à te dire camarade aussi ne te dis-je que bonjour ça va et tu ignores ce que j'entends par ça ça ça

Testament (13)

XXXIX

Bon, après pieuse digression,

Je m'en reviens à la fortune

Que, mort pâle de compassion,

Je distribuerai thune à thune,

Toutes richesses une à une,

Il faut bien que nous les passions

quand déjà nous brûle la brume

En lueur de notre extinction.

XL

A ceux qui en respiration

De moi gobèrent le même air,

- Certes ai soufflé des colères

Haleinées en plaisanteries -

Mais ceux-là qui les respirèrent

D'être enrhumés fort ils en rient,

Qu'ils éternuent mes conneries,

Si ça fait marrer leurs enfants,

De clowneuse ménagerie

sous musique de l'olifant.

A l'oeil

Bon, je me réveille. J'aimerais me couvrir d'autres paupières, mais il n'y a pas assez d'assez.