Jean-Michel Robert

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samedi 28 février 2009

Petit enfant

que nous n'avons pas voulu faire, remercie nous : nous t'avons évité de tenir debout dans ce monde qui finira par coucher tout être. Judicieusement, nous serons morts avant de ne pas te voir.

Sans compter

qu'ils (quand je dit "ils" c'est par facilité, vu qu'on ignore le sexe des anges, depuis que les délinquants sexuels se sont posé la question... Mais c'étaient des étrangers, s'il m'en souvient...) sans compter, dis-je, qu'ils ont profité de mon sommeil (bref) pour me faire croire que la vie existe... Alors que je n'aide personne.

Aux anges sévères

qui sont attentifs, à la fois, à la foi, à la vie spiririrrriiiiiiiituelle et aux méfaits du tabagisme, je précise que j'en suis aux "Lamentations." A transmettre à Dieu et à valoir ce que de droit.

vendredi 27 février 2009

Pour le Salé:

"umour": sens de l'inutilité théâtrale (et sans joie) de tout... Son livre est sur ma table. Grâce à toi et à la factrice (le casque lui va bien quand elle est debout).

Tiens! C'est encore la matin!

Pas à tergiverser : l'Histoire progresse.

J'ai remarqué

que beaucoup de résigné(e)s à leur triste situation, ou à leurs provisoires guirlandes, ont renié ou oublié leur enfance. Je n'en tire aucune théorie. Je me tire de cette humanité mutilée.

jeudi 26 février 2009

Pas de pardon

ni à ceux qui mènent grande carrière administrative et capitaliste (souvent les mêmes), belle carrière de marchands d'armes et d'heures de cerveaux, et de bâfreurs de vos impôts...

Aucun pardon aux banquiers, aux anges des paradis fiscaux, aux commissaires européens coincés en position de garde-à-vous... Bon, je fatigue, tant il y a de pourris... Je ne propose même pas la peine de mort pour expier leurs forfaits. Je propose qu'ils vivent avec 1000 euros par mois... Ils crèveront de mort naturelle.

C'est pas parce que je suis un quart rital, mais

je partage avec le grand écrivain italien De Luca, l'impossibilité morale de pardonner (pas les petites vexations, bien sûr) mais la violence permanente qui nous égorge.

Pardon? Ils ne savent pas l'écrire, ils ne savent pas le bafouiller... Pardon...Ils ne savent même l'ampleur de leurs crimes...On se vengera, au plus bas prix de leur tripaille.

L'aveu

Peut-être certains, l'esprit vif, se demandent pourquoi j'accumule des mots creux cette nuit... Simple : m'ennuyer m'emmerde et réciproquement.

Tiens! C'est demain!

Je le sens: je vais être compétitif: je vais négocier trois centimes sur les échalotes (pas d'allusion déplacée, pas placée du tout, même). Vous savez où se situe Circeto des hautes glaces? Y a des tire-cul? (s à "cul" facultatif).

Bon, je la ferme après ces quelques mots en trop.

Je ne peux pas concevoir que Rimbaud ait inventé Léonie Aubois d'Ashby, ni que Poe ait fait de même pour Annabel Lee. Ils les ont connues... non, il l'a connue et, peut-être, après furent-elles nommées telles qu'elles étaient.

Bon, ça va, soyons professionnels.

Ayant qualifié un inspecteur de pauvre con, il relata notre commune aventure en son rapport par ce mot délicieux: "irrévérence"... Je viens de m'en souvenir et de m'en marrer (onzième échelon). Juste en passant, comme ça, bande de fainéants, de chômeurs, ou trucs comme ça. Maintenant je ne ris plus: Je riens. Du verbe riendre. A ne surtout pas conjuguer.

mercredi 25 février 2009

hommage aux responsables.

Commission Bala (je ne sais comment, en son cas pourri, orthographier "dur, dure, durent, du reu?...) Mais il ne mérite pas d'orthographe... Balamerde conviendra (Et quand je dis "viendra", je vexe peut-être le verbe "venir".), commission Truc, grosse commission, comité Théodule...

Vous n'avez pas envie de tuder, vous? Moi si. D'ailleurs, je commence ce soir.

"Une gueule qu'on aimerait défoncer à coups de tatane", comme disait Charlie Hebdo, avant de devenir un torchon de centre gauche ou droit, ça dépend des semaines et des intestins de Philippe Val.

Après,

je fus chevalier en la Gaste Forest. Mais ça compte pas pour la sécu. Aussi trouve-t-on bons doux chevaliers en manifs. Sans compter les gauchistes.

juste en passant, paskeu j'aime les belles jambes.

au printemps dans les champs et dans les pierres

dans l'eau et dans l'air dans les déserts et les maisons

tout n'est que bonds sauts périlleux sautillements trépignements

la terre est en ébullition

la pie saute à pieds joints au saut du nid

le loup joue à saute-moutons

la sauterelle saute tout court si l'on peut dire

le lièvre saute en longueur

la kangourou fait le triple saut

la puce nous saute au cou (elle commence à nous courir)

sautes d'humeur du taureau

saut de l'ange du rapace

saut de la mort du cerf forcé

saut de pou de l'homme dans l'espace

(un grand bond en avant pour l'humanité a dit le cosmonaute sans rire)

Seule la girafe enjambe

souverainement

-

JEAN-LOUIS MAUNOURY (Ed. Le Pont de l'Epée, 1983)

Frisette

Je viens de passer un printemps à parler, écouter, rire... les boissons et plats suivant le mouvement. Je ne sais toujours pas pourquoi je n'ai pas saisi le bon cheveu de l'indémêlable.

J'esssplik:

voilà: certains matins, manquant de papier, le bureau de tabac étant encore fermé, j'ai roulé des mégots en des pages arrachées de ma Bible. Ainsi ai-je clopé l'Ancien Testament et l'Apocalypse... Maintenant, ces textes sacrés me manquent (cruellement, forcément). Si ceux parmi vous qui savent mon adresse ont une Bible dont il ne savent que faire, merci de me l'adresser. Sûr que les Cieux ne seront pas indifférents.

Politque inernatiannolettalalle, mémoires d'un amdassssssssad'hbeure, ou un truc approchant...

- Je ne veux pas le croire, vu qu'en Allemand on m'a dit: "Te es sucre", qu'en autrichien j'ai rien compris, et qu'en Tchéko on m'a juste pris la bite: la seule autorité internationale. Alorkwa à kwa je sers ainsi serré?

- Soit muet, mec. Et surtout ferme ta gueule: ça te fera du sport. Et moins être.

mardi 24 février 2009

truc passionnant

J'ai encore rencontré une guirlande de zombies aujourd'hui. Contrairement à ce qu'on dit, ils ne sont pas froids, mais tièdes. J'ai serré une main pour vérifier. J'ai rencontré aussi un vrai humain, un ami, au-delà de tous degrés.

Traité de pédagogie, volume 1.

Certains "pédagogues" n'ont toujours pas compris qu'un respect scrupuleux des enfants suscite naturellement en eux la révolte... Au boulot!

Les solutions,

on les connaît tous: exproprier les riches sans indemnité, cesser de laisser le commerce mondial réglé par l'OMC, où tu ignores, crétin, quel est ton représentant.

Abolir le FMI et la Banque Mondiale, lesquels ont des millions de morts sur la conscience, mais pas d'inquiétude : "conscience" n'est pas dans leur lexique (à distinguer du vocabulaire).

Si l'Europe ne passe pas à la grève générale, inquiète-toi pour tes enfants. Ou n'en fais pas. Ah! Trop tard!...

Rien de nouveau: je ne fais que reprendre -en petite partie- le Programme du Conseil National de la Résistance... Vous savez: ceux qui sacrifièrent leur vie à la dignité humaine.

Testament au lais (8)

XIX

Maintenant, lègue mes horreurs...

Mais, trop rompu, continuerai

-S'encore vivant et à l'heure -

Demain... Ah mais c'est bien vrai!

Ores c'est demain... Bon verrai

Bien quand rimes méchanteront...

Oui, bon, les rimes torturent

Miss Garcia, que son cul endure

de n'être pénétré d'un truc dur

XX

Miss Garce... A-t-on porté plus juste,

Nom? Non. Je lui lègue les coups

de règle noire et de connuste

Qu'elle destina à mes cuissoux

Mon glaire sur sa tombignoux

Sera plus que viande mérite

Tels hommages lui soient doux

Pour si son gros gras fonde vite

lundi 23 février 2009

Il s'ensuit (oui, ça ne s'écrit pas "s'en suit")

Qu'on sera content de mourir pas vieux, vu l'Univers de vieux cons que vous vous fignolez. Ainsi soit l'avenir puant, comme disait Saint Paul, ancien tueur de Chrétiens, et hystérique après une chute d'âne... (Conseiller la chute d'âne aux jeunes cherchant un métier)...

Un mot

que je hais ainsi que ceux qui l'articulent: "La sécurité!" Crevez en sécurité, hordes de cons! bio-fichés, video-surveillés, fichés et fichus... Vous n'avez rien à vous reprocher, donc la police, la flicaillerie, les barbares pourront venir perquisitionner chez vous à six heures du mat' (vous n'avez rien à vous reprocher, même pas un livre coquin). N'oubliez pas de préciser aux pourris que l'ours en peluche de votre gamin est sous son lit.

Oui, au fait,

j'ai tué cet après midi un gros bide qui disait que les Iraniens sont des Arabes... En vérité , il signifiait bougnoules, sans majuscule. Demain je tuerai ceux qui disent arabo-musulmans, et ceux qui disent islamophobie, de loin les plus dangereux puisqu'ils cherchent à confondre être humain et religion. Je tuerai aussi Jean-Philippe - garçon neutre- par pur caprice.

De la pureté. volrhume 1

Oui, je suis méchant! Demande-toi contre qui... Oui, je ne pardonne pas! Pose-leur les questions, les vraies, celles qui fâchent (le reste n'est pas question mais glaire de magazines.) A l'âge de douze ans, j'ai décidé que cette merde n'était pas un monde. Si parfois je fus gentil, ce fut par pure étourderie - J'insiste sur "pur(s-e-s)", par exception, puisque exceptions sont ceux que j'aime, on a ses faiblesses et blesses - Bref, à ceux qui purent, malgré l'absence.

dimanche 22 février 2009

conseil de la grand-mère que je suis de temps à autre:

si tu as un problème digestif, pas la peine de harceler de l'index ta gorge: écoute Max Gallo, tu vomiras jusqu'au paléolithique.

situation révolutionnaire

Plus je vieillis, plus je deviens un jeune con gauchiste. Je vais voir dans la glace si je ne suis suis pas noir (de peau, pas bourré!). Si tel n'est pas le cas, je ferai des tresses avec mes rides. On est utile, avec un peu de gueule.

C'est marrant:

J'entendais à la radio des Guadeloupéens parler de tas d'ordures, je pensais qu'ils parlaient du Gouvernement et des patrons, non, ils parlaient sans métaphore... Ca ne saurait durer si peu dur entre ordures et pourritures ... Et en poétique malentendu... Qu'est-ce-qu'on attend? Ta peau du fion en bourse?

vendredi 20 février 2009

l'aveu

Depuis quelques mois, je tue tous ceux qui disent: compétitivité, modernisation, mondialisation, pragmatisme, lucidité, pédagogie, sécurité, réforme... Je n'ai plus de place sous le tapis. Si vous avez une pelouse solidaire, je prends.

jeudi 19 février 2009

Testament (7)

XXVI

Item, mon sac à dos rempli

De sentiers perdus en l'errance,

Sandwiches garnis de folie,

Ainsi que grolles d'espérance

Dont semelles partout la France

A rongé jusqu'à peau des pieds,

Lègue donc ainsi la souffrance

de plantes si loin chatouillées

XXVII

A l'Auvergnate croisant doigts

qui proposa d'être l'enjeu

De ce pari entre elle et moi

M'étant coup sûr avantageux

Car convenu que - gagnant -, je

Pourrais disposer de ses charmes,

- Perdant -, serais sont petit jeu.

Fut-il plus doux rendre les armes?

XXVIII

N'irai pas jusqu'à mille e tre

Couplets pour m'anciennes amies

Don Juan, ne voulus l'être et

Ne fus même pas à demi

(C'eût fait cinq cent une et demie)...

Maints noms pourtant perdus... Ah! je

Vais toutes appeler Jenny:

La maîtresse ès dépucelages.

(à suivre...)

lundi 16 février 2009

Testament (6)

XXII

Item, fou rire, à Comédienne

Que honte j'eus de n'avoir pas

Su l'hymne d'esclave aux murènes

Chanter à temps: -tombé bien bas,

Bien que n'étant plus sous le bât

de coucharde fidélité.

Que s'elle encore cons combat,

Bel autre soit que n'ai été.

XXIII

Item, je laisse instants de coeur

En tictacs miettés pour partage

Chaque seconde, bien plus qu'heures,

Bien plus que siècles, bien plus qu'âges...

Oserai dire: "doux saccage",

A Fougère, c' oxymorons

Edifiant la libre cage

Où enfouirons, d'où s'enfuirons.

XXIV

Item, Crevette - ne sais quoi

Pour que telle la surnommèrent.

Est-ce raison qu'elle ne soit

Rose qu'après sortie de mer,

Cuite bien, endroit et envers?...

Vapeur à huit, femme à dix-sept,

Chuchotée en prose et en vers.

Que crabe n'en fasse recette!

XXV

Lui réserve chemins qui mènent

Vers les baignades et chandelles,

Vers ces petites soeurs humaines,

Frêles de n'être jamais qu'elles,

Et pour même raison si belles

D' envoler le temps à la nage.

Leur lumière est un courant d'ailes,

Et leur avenir un carnage.

dimanche 15 février 2009

Testament (5)

XXI

Item, à bien trop Jouvencelle,

Une chambre en le quinzième

Mon clerc ayant réservé celle

Où les poètes grands y aiment

Et les filles menues si blêmes

S'y font de jadis oreiller

Et de petit jour un dilemme

De grand silence bégayé.

(à suivre...)

samedi 14 février 2009

Testament (4)

XVIII

Item, vexible dame Oiselle

Aura tonneau de Diogène

Puisque cynisme, d'après elle,

Serait en moi funeste gène

Ayant suivi guirlande ou chaîne,

De père et mère en gniarde et gniard,

Depuis ancêtres chiens et chiennes

Aboyant sans raison ni art.

XIX

Item, à Pleuvine, destine

Mienne trousse de soins d'urgence

S'encore presque l'assassine

Quelque mâle de malengeance.

Egalement laisse vengeance

Non usagée et prête s'il

Se peut abolir allégeance

S'encore il touche un de ses cils.

XX

Quant à Versaillelle, huit vingts

de coups de gueule, autant de coeur,

Equilibre quasi divin,

Juste milieu enfin vainqueur.

M'étonnerait qu'amour revînt

Brouiller belle sérénité

D'humeur rongeuse et de mots vains.

Bon voilà: missa est, ite.

(à suivre...)

Testament (3)

XIV

Je n'oublie pas le long cortège

Où l'on reconnaît Bessie Smith,

Nina Simone, Percy Sledge,

Et autres coeurs à choeur du mythe:

Serpent brillant noir sans limites,

Black snake de Victoria Spivey

John Lee à Detroit, soul of street,

Voix de quinze ans qui dérivait.

XV

Relèves d'ivres sentinelles,

Serait trop long vous nommer toutes

De Buddy Guy à Jill Mac Neil...

Sûr qu'en oublierais en route.

Ici futur mort n'a point doute:

N'est point d'entre vous qui jalouse;

D'absolution âmes se foutent.

Le blues, seul sacrement du blues.

XVI

Item, à Petite Fenêtre,

Le legs de ces roses babouches

Trouvées un jour au pied d'un hêtre,

Alors que rêvais de ta bouche.

Que nulle que toi n'y touche!

Serait torturée par fantôme

En tous les lieux, même en sa couche,

Fini repos, fini sweet home.

XVII

Item, don à Petit Fruit Rouge,

De Gabriel une rémige

Vite cueillie au moment où j'

Ai noyé ce surfer prodige.

Plume te soit douce voltige

D'une rêverie sans noyau

Que la légèreté soit, dis-je,

Et que belle paresse aille haut.

(à suivre...)

vendredi 13 février 2009

Testament (2).

XI

Quant à mon petit soleil noir

Me hâlant blanc quand me doulouse,

Je l'ai reclus en bassinoire

Puis enfoui sous un tas de bouses.

J'en confie garde aux grands du blues:

Leur voix y fera pousser fleurs

- Les fleurs des chants, loin des pelouses -

Pour le pollen de nos pâleurs.

XII

Oui à toi - de tous le plus big -,

Broonzy, cette mélancolie

Qui pince en picking la fatigue,

Les espérances démolies,

Et autres homardes folies,

Et autres vertiges ruinés,

Et tous les lointains abolis

Dès qu'atteignent le bout du nez.

XIII

Item, à Memphis Slim dont les

Phalanges l'horizon pianotent

-De suite douze fois j'allai

T'écouter voir riffauder notes,

Toujours avec deux mêmes potes.

Nous fûmes cerveaux incendiés,

Coeurs et tripailles en compote -,

Mes demains remis sine die.

(à suivre...)

jeudi 12 février 2009

Testament (1), (Déférence gardée envers maître François).

I

-

En l'an énième de mon âge,

Que j'eus picolé maints flacons,

Souvent maboul, pas du tout sage,

Nonobstant moult jours à la con

J'eus, lesquels, tels dit Aragon,

Furent affaire de décor.

Aussi ai-je volonté qu'on

Enterre à la minuit mon corps.

II

Vrai, ne pourrai vérifier

Puisqu'en néant prendrai mon aise;

Mais gardez de faire fi et

Tenir ce mien voeu pour fadaise,

Car, s'il n'est dieu à qui je plaise,

Ce peut bien qu'à vous il en soit,

Qui, en courroux que l'on me lèse,

Déchoie chacun qui le déçoit.

III

Ainsi peut-être existe-t-il

Selon les lois de loterie,

Selon règles de l'inutile,

Et qu'en les cieux bien il s'en rie,

Amusante déconnerie

Trompant l'ennui des transcendances.

Oui, Pascal, c'est Dieu qui parie

A une infernale cadence.

IV

Ici s'achève liminaire.

Nommons ci-après les heureux

et les heureuses qui m'aimèrent

-Pieuse mémère, prie pour eux! -

En les hauteurs comme en les creux.

Ces derniers, évidemment,

Furent de loin les plus nombreux,

Sans compter les emmerdements.

V

Premièrement je laisserai

Ma collection d'ombres portées

Par les coolies de mes secrets

A ton infinie liberté,

Ô Blanche Nuit des vieux étés

Qui s'obstinent, n'importe soient

Âges et saisons décrétés

De par calendriers et lois.

VI

Item, je confie à ma chienne,

En plus de mon tibia démis,

Longues balades qui reviennent

Mordre tout espace endormi.

Condition: qu'avec l'ennemi

Matou noir fasse maintes noces

Pour le changer en bon ami.

Sinon, n'aura seul que mon os.

VII

Item, pour le dit félidé,

Mon foie -par chance sans cirrhose.

Comme celui de Prométhée,

Il repousse comme les roses.

N'aura plus besoin d'autre chose

Pour vitaille aux franches repues;

Mais pour tel legs, que matou n'ose

Chasser les oiseaux défendus.

VIII

Bergeronnettes et fauvettes,

Moineaux, sansonnets, pies, mésanges...

Bref, tous ceux que les plumes vêtent

Lui seront interdits de mange,

Exceptée la clique des anges;

Qu'il en fasse s'il veut festin,

Car il est temps que l'on essange

de la flicaille nos destins.

IX

Puisque chez chats et volatiles,

Appelons prochain légataire:

Le chat-huant, cri de haut style,

rêve perçant, bec du mystère.

S'épargne orvet jusqu'à vipère,

Je lui lègue amours noctiluques

Pour aveugler ceux qui traitèrent

L'oiseau sacré de moyen-duc.

X

Item, à Vénus de Milo

J'offre guitare et partitions

Et bras et mains en même lot,

S'elle accomplit cette mission:

Qu'humbles humains, nous ne passions

Jamais plus de foudre à tiédeur,

Que si triste dégradation

Reste pour sages emmerdeurs.

(à suivre...)

lundi 9 février 2009

grandes vacances (4, suite et fin)


4


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dimanche 8 février 2009

Nora Nord


ANDRé LAUDE (1936-1995)


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grandes vacances (3)

3


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samedi 7 février 2009

grandes vacances (2)

2

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vendredi 6 février 2009

grandes vacances (1)


Ce texte a été publié en 1997, troisième nouvelle du livre JE NE SERAI JAMAIS VIEUX (éd. Méréal)

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jeudi 5 février 2009

Les poches trouées

Ce livre devait être édité dans la collection "Le Farfadet Bleu" (destinée, entre autres, aux jeunes lecteurs), éditions "L'Idée Bleue", dirigées par Louis Dubost. Celui-ci ayant cessé cette activité, après trente-cinq ans d'un magnifique travail éditorial, je publie ici ces textes, en attendant de trouver le temps de sonner aux portes...

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mardi 3 février 2009

ALLéGORIE DE L'UNIVERSELLE CONSOLATION

TOUT N'EST PAS PERDU

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lundi 2 février 2009

Brave petit bonhomme

Ouais! épatant! un vrai hiver, digne: il neige blanc.

Je vais enfiler mes gants de peau, peau de froid, je vais élever un bonhomme de neige, une silhouette optimiste. L'avenir allongera son nez, deux pastilles de printemps révolus animeront ses yeux, il sourira un demi-cercle de dragées hautes. Ses oreilles: deux blues de Memphis Slim; sa casquette: un des ciels bleus que me légua le Périgord; son écharpe: un layon du Bois de la Défonce; son manteau: quelques demi-sommeils recousus; son balai: une gerbe de colères sèches au bout de la branche cadette d'un espoir déraciné. Pour finir, tout autour et au-dessus, j'édifierai un igloo d'autrefois. Voilà, je suis enfin apte à concevoir un projet constructif. Bientôt, je cesserai de fondre.

dimanche 1 février 2009

Il va encore falloir trimer

"C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie."

Dédé Breton