poudre d'oiseaux (version complète et définitive)
Par jean-michel robert, samedi 20 décembre 2008 à 11:09 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #943 :: rss
POUDRE D’OISEAUX
Sur la branche les voyages
se rassemblent et s’emplument
Enfin palpite un nid
où le ciel couve sa part de sang
Tout va bien
les miettes de fraternité tourbillonnent
Aussi peut-on voir le vent partager
le pain entre la pesanteur et les oiseaux
C’est quoi ce bruit ? Ca cogne ça cogne
Ne t’inquiète pas
ce n’est que la panique pointue
du rouge-gorge piégé par ma paresse
La blancheur fanatique
c’est ce cygne craché par une jeune banquise
cette pureté palmipède qui prêche
dans un désert de pages
L’aigle plane couleur d’orage dédaigneux
l’embrasement bêlant entre les serres
En bas la foule rassemble le chant
pour la célébration des foudres avachies
Autour du rire blessé
se resserre le cercle des busards
impatiemment gourmands de voyager
de l’évidence à la charogne
Impitoyables les rémiges de l’épervier
tranchent le temps naïf
La plaie saigne une intangible pluie
vitrioleuse de nostalgies
Perforant les paupières les martins-pêcheurs
sortent des yeux endormis
Dans chaque bec un rêve convulsif
agite encore l’agonie d’aimer
A un vertige épuisé
un vol sinueux de passereaux
entre les flaques de pesanteur
montrait la voie
Apaisement Repos
La femelle grèbe
menue conscience d’étang
balade sur son dos les remords nouveaux-nés

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