variations sur un thème à petits seins
Par jean-michel robert, dimanche 14 décembre 2008 à 05:52 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #939 :: rss
VERSION COMPLèTE ET DéFINITIVE
Il trouva en plein hiver
un printemps d’épiderme
au sens frisson du terme
et au sens des douleurs à l’envers
A quelque chose
noise est bonne
Cette fureur dans tes yeux
prouve la labilité des noisettes
A la grande fête amoureuse les pseudonymes
soûleront leurs reflets On fera éclater les anges
en confettis coupants tout en chantant très fort
très faux des cupidons chafouins
Le profil émorfilé de frais
trancha dans le vif de la face
Le Haut Conseil des Aberrants
appela ça bouder
Coléoptère latent le cœur ouvre
lentement ses élytres sur la fragilité
d’un envol chuchoté aux nuits
et vibré au désert
Quand de sourires en moues boudeuses
ses lèvres fanatisent le rose
faire son portrait précipite
l’inexorable massacre des nuances
Les murs épais frissonnent l’effondrement
En cette chair mal rêvée le sommeil
assassine en douceur
la musique et la jeunesse des chambres
A son fil dégénéré dégénérant
le temps les fera meilleurs amis du monde
douce durée rongeuse
l’acide liqueur des démons pleurnichards
Fanatisée par la secte d’elle-même
Elle apprit par cœur tous les miroirs
Elle se récitait le visage à l’envers lentement
doucement elle me perdait la face
Une frénésie surgit au milieu du salon
crie des horreurs
puis elle s’enfuit par la fenêtre
Un sourire se lance à sa poursuite
Affamées de densité
les mouettes furieuses à chaque aube
attaquaient l’île
dormeuse de marées lasses
Mon désir la parle
Les mandibules de parfums
articulent chaque syllabe de sa peau
énoncent les lois violées de sa nature
Elle rassembla toutes les caresses
en lisse boule humide
elle l’éleva en tourbillon et frissonna
enfin à la hauteur
Requise de présenter ses éphélides
à la Haute Cour pâlichonne
la jeune rousseur s’exila
dans un hâle de Bohémienne
Aimer génère de singuliers espaces
étendues irriguées d’angles
Ainsi les dimensions à vif préparent le règne
de la géométrie spongieuse
Une espèce de désir voulut palper
le front suant sa fièvre au monde
La paume s’écorcha aux rides
et mourut illisible
Un appel d’air peu respirable
nous fit tomber à l’horizontale
là où les points de fuite se rejoignent
au grand rendez-vous suffoqué
Dormeuse lisse
insolemment paisible en ta chair tiède
nul ne songe non personne
à te réveiller en sursaut dans un lit de miroirs pilés
Perdu dans le désert de soi
l’amour crevait de faim de soif et de mémoire
Pendant ce temps les jeunes transcendances
jouaient à la dînette
Baignant dans sa propre jurisprudence
la lassitude ordonna la liquidation
des profondeurs au motif
de fleurs de peau endettées d’étamines
Que le frisson adresse sa requête
aux autorités frisquettes
Je n’y peux rien moi si mon froid
est ta couleur de peau
Elle étend de grands linges blancs
avec des gestes bleus
L’ennui fait mine de jardin
prémédite en parfums d’interminables constrictions
Trop d’été lisse ton front
On y déchiffre les glissades du silence
Souffre qu’une petite pluie oh juste une petite
ride l’instant en mon nom
Le temps passa
Comme un crachat
Entre les dents du bonheur
D’autres diraient C’était trop beau
Seul c’est les cubes de distances
aux reflets réciproques
qui s’effondrent dans la fatigue
d'une chair impossible à éteindre
Commentaires
1. Le lundi 15 décembre 2008 à 10:55, par l'insolent
2. Le samedi 20 décembre 2008 à 15:44, par Dellisse
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