Jean-Michel Robert

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lundi 17 novembre 2008

page de publucidité, avant la suite lyrique de "brûler sa vie".

Ecoutez, bande d'archaïques - Marx, Keynes, ne vous cachez pas derrière vous-mêmes!... on vous refait une petite toilette -, les deux émissions récentes de "Là-bas si j'y suis": www.la-bas.org, intitulées "labeur et les épinards"... Après on verra si la peau paye, ha! ha! ha!

brûler sa vie

Tout m'émeut et m'intéresse:

ce soulier qui roucoule

au milieu du salon (Prononcer "soulier" et "milieu" en diérèse)

me donne la chair de poule,

le temps me semble moins long.

-

Le moindre machin minime,

le bon gros truc très très lourd

glandant dans mes alentours

me ravissent et m'animent.

-

C'est passionnant ce mégot

mal éteint qui agonise,

ça me fascine et me grise,

j'en oublie tout mon ego.

-

Tout m'émeut et m'intéresse:

un document sur le re-

cyclage des plumes d'oies

ravive l'ardente foi

en un futur plus heureux.

-

Broutilles, vétilles, filles,

petits riens, châteaux de sables,

tout ce qu'on dit négligeable

en général, qu'on gaspille,

qu'on ignore, qu'on méprise,

oublie jmenfoutistement,

c'est pour moi de la surprise,

d'infinis questionnements.

-

Mais qu'est-ce qu'il fait donc là,

ce quarante-cinq tours nu?

Mon Dieu, ce qu'il a l'air las

de vivre sans sa tenue,

sans sa photo de Sheila

au sourire de pochette.

Mon Dieu, ce qu'il a l'air bête:

il n'est plus qu'un tour de trou

tout rayé, tout effrayé,

maintenant que l'art yéyé

n'abreuve plus son sillon.

-

De quel flirt en fleurs venait-

til, ce joli papillon,

piégé comme un benêt ("pi-égé")

et comme la rosée dans

la routine d'impalpable

quand pour l'épeire il est temps

de passer à table?... (Je sais, il manque deux pieds, mais l'araignée en disposant de huit, j' ai des réserves.)

(A suivre...)