Jean-Michel Robert

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dimanche 30 novembre 2008

Tiens,

je viens de m'aviser que demain, selon toute proballlllité, (je sais certains ne mettent qu'une L, mais moi j'aime les libélllllllullllles et les papillllllons qui font des gosses ensemble), donc, probablement, il va être demain. Demain. (Qui il?). De quoi stimuler l'optimisme, non? A moins que ce soit hier. En ce cas j'éviterai d'éviter.

échec amoureux

Pourtant elle avait du charme avec son nez en forme de valse musette, des yeux profonds comme des huîtres pleines d'avenir, des cheveux jusqu'aux pieds de sa grand-mère.... Bon, je ne vais pas détailler... Mais sa famille n'aimait pas ma poésie: ça rime pas.

encore une autre lettre morte

Non, pardon, je me suis trompé: ce n'était qu'une miette de pain grillé.

autre lettre morte

M

samedi 29 novembre 2008

fatigue

Je viens d'entendre à France Culture que Françoise Giroud était une très belle femme... ça donne une idée vertigineuse de ce qu'étaient les très moches.

honneurs

Les prix nonmbirl, nonbek, non Nobel sont de sommre, non de sombres crétins, surtout en chilie, non en chimie. Aiansi, ,non ainsi, serai-je pris, non prix No belles de littérature, non de rature.

Je me rappelle

mais je ne me réponds pas.

Je me rappelle aussi

qu'il existait plein de peuples auxquels on a refilé nos autoroutes et la vérole. Les missionnaires faisaient le boulot culturel: ils obligeaient Rage des Forêts à s'appeler Jean-Michel.

vendredi 28 novembre 2008

on

Des fois, on est tellement cernés par les bandes de cons, qu'on serait presque malpolis (si je mets des S, c'est par syllepse), mais comme je suis gentils(si j'ai mis un S c'est par pur sens de ma pluralité toute personnelle), on dit: "Quelle guirlande de crétinsSSSSSSSSSS!..." (oui, le point d'exclamation se met avant les points de suspension, comme le point d'interrogation, d'ailleurs, et d'autre part).

que les choses (et le reste) soient clair(e)(s)

Y a jamais eu de peuple élu / Y a jamais eu de sens à rien / surtout pas à toi qui crèveras avec un peu plus de poils qu'à ta naissance / si tu échappes aux maladies épilatrices / y a jamais eu de peuples / que des individus / dignes / de n'en mener pas large

jeudi 27 novembre 2008

poème lyrique

dutuem ps/ où / non au temps où j'/ étais méchant / on disait de moi il est / no il hait méchant / maitenant / non à présent / que je suis gentil / on dit la même chose / je vais essayer d'être sypa /non symppas / non sympa / on verra comment chausent les coses / non parlent / non jactent

mercredi 26 novembre 2008

billettretie

Nouveau billet.

pédagigie

oui / èm disait foutnla-moi dans la bouche / depius / non deouis / non depuis / elle a plus de vocabulaire / à ne pas confondre aves le lexique

rebulettin

Ségolène et Martine se sont embrassées (on ne précise pas si elles ont mobilisé les langues). Pendant ce temps, un sdf est mort de froid. Ca commence à être rengaine, comme ça, chaque hiver, pour nous qui avons déjà trop chaud en chemisette .

nouveau bulletin

Sarkozy va décorer Jospin de la Légion d'Honneur. Il l'a bien mérité (le socialiste), si l'on considère tout le mal qu'il s'est bien gardé d'infliger à la droite. L'épicerie ouvre bientôt. Je vais m'acheter assez de scotch pour dégueuler ce qu'il reste de tripaille au sens de l'Histoire. Salut.

bulletin d'actualités

elle dit évidemment / évidemment / que hier / que demain / que maintenant / évidemment / faut j'aille acheter chèpukwa / chèpuzou / chez un ancien vide amant / si j'ai bonne mémoire / ou un nouveau plein / ou à moitié / comme la métaphore de la boutielle / non de la bouteille / soyons pr"cis / é / optimistement pessiste / non pessimistes / sans S /non / autre chose / autre être plutôt / non pls tard / non plus tard / à l'heure en tous cas / mais qu'est-ce que ça fout là? / cette minute qui mande/ non qui mange ma tartine?/ décidément / dément / non

mardi 25 novembre 2008

à Michel, à Aminata

"Si nous avons parfois vu plus loin que nos pères, c'est qu'ils nous ont portés sur leurs épaules." Une phrase venue du Mali que m'a apprise mon pote Michel Haye.

pour un nouvel impératif catégorique

on n'aura plus les mêmes / souvenirs non / je m'en souviens pu / on n'aura plus les m'aime / pu dutou / on se rappellera d'autre chose / je me le rappelle déjà / l'herbe toujours humide / d'avoir pleurniché toute la nuit / elle se le rappelle pas / je ne pleure jamais / qu'elle dit / sinon le vert / devient une semelle / ha bon / on n'aura plus les mêmes pas / la rosée n'aura plus de chevilles / pas de pas dutou même / on reculera sans les pieds / sans le reste non plus / sans / ah bon / le dos / quoi le dos? / là où y a pas de nombril / et l'herbe mouillée? / elle n'a pas les mêmes souvenirs / dos/

problème technique

Après il entendit: "ABRAHAM!... NON JE CONFONDS... JEAN-Mi!... TUE TON FILS, POUR MWA!..."

Alors, il dit (Jean-Mi): "Je n'en ai point."

Ensuite ce ne fut plus sous-titré.

belle histoire

Bien qu'un peu lent, il a bien fini par se rendre compte que tous les oiseaux qu'il dessinait s'envolaient, que tous les triangles lui piquaient les yeux, que tous les portraits - y compris les autos - lui crachaient à la gueule, alors il n'eut plus de talent. Depuis, les ratures se marrent. Ca finit bien.

lundi 24 novembre 2008

quel est ce créin qui parle encore de "socialistes"?

Ah, oui, c'est lui... Ma maman et ma grand-tante m'avaient prévenu: "A lui, lui et demi, sans compter les autres..."

humour (les socialistes ont voté, les juges de la bourgeoisie vont le confirmer)

Rassurez-vous, Jaurès bande encore, en pensant au Petit Chaperon ROOOOOUUUUUUGGGEEE

précision

Sans compter les emmerdements...

nausée

C'est réjouissant de se réveiller avec cette confirmation: plus de gauche politique, plus rien, sauf quelques oiseaux dont les pouvoirs au Parlement restent très limités. Je commence à penser que la violence s'impose. Allez, les piafs! on brûle, on engage la guerre civile... On aura fait selon nos moyens. Après on chialera... Vous, vous ferez cui-cui, puisque, de toute façon, nous serons perdants. Tiens, encore des cadavres sur les paillassons d'espérer. Soyons politiquement responsables: la femme de ménage, lundi, se démerdera pour qu'ils n'aient, et n'ayons, jamais vécu.

dimanche 23 novembre 2008

encore un que je ne connais plus, que je n'ai jamais connu

Moi:- " Ca te fais quoi, mon lieutenant, d'envoyer cinquante flics menotter les pauvres et leurs gosses pour les emmener dans vos centres de rétention, entre les murs de la honte?... Y en a parmi tes subordonnés qui pensent à aller chercher le nounours, le doudou, la poupée sous les lits?... T'es prêt pour la prochaine rafle du vel' d'hiv'?

-

Lui: - Tu iras dire ça à la gamine qui pleurait ce matin dans mon bureau parce que son grand-père l'a violée.

-

Moi: - Tu n'as pas existé au temps de l'humanité, quand j'avais ton adresse; tu es nul et non avenu de la conscience. Tu fais partie de mes ennemis, tu n'as plus de nom propre, n 'en a jamais eu, lieutenant. N'oublie pas d'arrêter la grand-mère, je suis sûr qu'elle est complice.

"on reste" (chausson) (gauche)

Tiens! il est encore l'heure. Il va encore falloir.

"on avance" (souchon)

Tiens, je suis réveillé. Il va encore falloir être l'avenir, ou un truc comme ça.

mélodie du crachat

T'endends, non? Non t'entends pas... Pourtant, y avait un tympan provisoire... Tant pis, le chant balaiera ses voix, histoire que le jour se relève, en toussant juste, c'est-à-dire selon la partition des glaires inspirés.

arbitraire de la Genèse

Si le lapin avait des oreilles au cul et des incisives dans les yeux, ce serait un chien de garde, si l'être humain avait un oeil à l'extrémité du médius, sa vie intérieure serait d'une infinie richesse, et les médecins seraient plus modestes... les détectives devraient reconvertir les filatures... J'ai encore plein de "si" comme ça, aussi suis-je surpris - quand je n'ai pas à négocier avec les huissiers - de n'être pas Dieu.

pas à tergiverser

Si tu n'as jamais vu le poisson rouge qui s'emmerde dans les regards patients, renonce aux yeux, et aux huîtres.

signifiant / signifié

Je n'en démordrai pas: "traviole" est plus de travers que "travers", de même que "frisson" est plus fleur de peau qu'"épiderme" et qu' "ange" vole moins bien qu"évidence", sans compter "coeur", plus féminin que "veine".

version sans épithète

version

version optimiste

Quand tout ce qu'on a raté et gâché se concentre en un seul visage souriant un rêve, le réveil est une réussite en sursaut.

samedi 22 novembre 2008

jamais tranquille

J'avais des lunettes pour voir de loin. Puis, l'avenir m'a dévoré, et je me voilà dictateur des miettes.

Ségolène ou Martine, camarades?

Centre gauche, centre droit? Tiédasse un peu humaine de temps en temps

, ou tiédasse rosâtre et cafouilleuse? Eh, patience, camarade Misère !... Très bien, socialards, je vous propose le titre de votre nouveau chant de ralliement: Soyons nuls, soyons nulles, jusqu'à la lie, jusqu'à l'hallali...

jeudi 20 novembre 2008

la mort dans l'âme (texte publié dans la revue "décharge" en 1999)

Avant-propos de Valérie Rouzeau.

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mercredi 19 novembre 2008

Je vais chez le coiffeur (thriller)


Considérant l'ampleur de la protestation, le nombre de lettres et de coups de téléphone menaçants, je réinsère ce texte qui, semble-t-il, conciliait tous les suffrages et que, fort imprudemment, je bannis la semaine dernière. Puisse ce retour apaiser les esprits...

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mardi 18 novembre 2008

Monsieur Bob, ses petites manies, son oeuvre.

Nouvelle publiée en 1997 dans le recueil "Je ne serai jamais vieux" (Ed. Méréal)


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brûler sa vie (suite et fin)

Cette vision soudaine

d'une frêle porcelaine

craintive qui étouffe en

un magasin d'éléphants

n'est-ce pas ébouriffant?

-

Que pense-t-il, le canard,

à la vue d'un cure-dents?

En rêve-t-il, le homard,

de la bisque qui l'attend?

-

Tout m'émeut et m'intéresse,

tout m'intéresse et m'émeut,

chaque détail m'est fameux,

tout batracien m'est princesse,

tout buisson couve une jongle,

une écharde sous mon ongle

fait souffrir tous les voiliers

de haute flibusterie.

-

Mon paillasson au palier

c'est un chagrin de prairie;

le gros trou dans ma chaussette

prend à mes yeux tout son sens,

je m'incline devant cette

métaphore de l'absence;

-

et ce petit caillou-là!

mais il est plat! oui bien plat!

grâce à lui c'est très fastoche

d'être enfance qui ricoche.

-

Tiens! dans l'humble sablier

pousse une fleur oubliée...

-

Bref, tout m'émeut, m'intéresse,

oui, mais peut-être serait-ce

abuser un peu du blog

que d'en faire un catalogue

de tout.

-

Bon, j'arrête la rimaille.

D'ailleurs, il est temps que j'aille

partout.

lundi 17 novembre 2008

page de publucidité, avant la suite lyrique de "brûler sa vie".

Ecoutez, bande d'archaïques - Marx, Keynes, ne vous cachez pas derrière vous-mêmes!... on vous refait une petite toilette -, les deux émissions récentes de "Là-bas si j'y suis": www.la-bas.org, intitulées "labeur et les épinards"... Après on verra si la peau paye, ha! ha! ha!

brûler sa vie

Tout m'émeut et m'intéresse:

ce soulier qui roucoule

au milieu du salon (Prononcer "soulier" et "milieu" en diérèse)

me donne la chair de poule,

le temps me semble moins long.

-

Le moindre machin minime,

le bon gros truc très très lourd

glandant dans mes alentours

me ravissent et m'animent.

-

C'est passionnant ce mégot

mal éteint qui agonise,

ça me fascine et me grise,

j'en oublie tout mon ego.

-

Tout m'émeut et m'intéresse:

un document sur le re-

cyclage des plumes d'oies

ravive l'ardente foi

en un futur plus heureux.

-

Broutilles, vétilles, filles,

petits riens, châteaux de sables,

tout ce qu'on dit négligeable

en général, qu'on gaspille,

qu'on ignore, qu'on méprise,

oublie jmenfoutistement,

c'est pour moi de la surprise,

d'infinis questionnements.

-

Mais qu'est-ce qu'il fait donc là,

ce quarante-cinq tours nu?

Mon Dieu, ce qu'il a l'air las

de vivre sans sa tenue,

sans sa photo de Sheila

au sourire de pochette.

Mon Dieu, ce qu'il a l'air bête:

il n'est plus qu'un tour de trou

tout rayé, tout effrayé,

maintenant que l'art yéyé

n'abreuve plus son sillon.

-

De quel flirt en fleurs venait-

til, ce joli papillon,

piégé comme un benêt ("pi-égé")

et comme la rosée dans

la routine d'impalpable

quand pour l'épeire il est temps

de passer à table?... (Je sais, il manque deux pieds, mais l'araignée en disposant de huit, j' ai des réserves.)

(A suivre...)

mercredi 12 novembre 2008

RAPIDE

Je reviens sous peu.

dimanche 9 novembre 2008

anaphore 13.08 rectifiée 9.11

bon courage petite petit dont le premier baiser - est déjà enregistré par la surveillance du demi-jour - l'autorité désormais atmosphérique captera la moindre dérive du rose officiel - bon courage les rêves vivipares - les coïncidences non brevetées - bon courage à vous dont la sainte Sécurité exige que votre âme soit photomaton et biométrie du renoncement - bon courage nouveaux-nés compétitifs - bon courage ours dans le blanc baleine dans le cri - bon courage oiseaux - dignité de l'envol malgré la pesanteur de nos lumières - bon courage aux noyés de toutes les migrations - bon courage Aphrodite de renaître de l'écume de marée noire - Nérée et Doris de consoler les larmes huileuses de vos cinquante gamines - bon courage Déméter transgénique Eleusis sans Mystères Perséphone actifère - bon courages vestiges des caboulots - villages-fantômes surpeuplés de pas perdus - bon courage Renart en Malpertuis et en rousseur hypothéqués - bon courage la vieille - de cinquante ans qui coûte plus cher à l'Entreprise - sacrée de vivre - que la Chinoise de dix ans - bon courage petite Chinoise et puisses-tu leur imposer ce qu'est le déluge de toutes les petites grandes et vieilles Chinoises - bon courage vieux hors d'âge hors de vous hors de tous - bon courage à la terre d'être digérée par sa propre famine - bon courage aux scientifiquement massacrés toujours plus loin toujours plus net - bon courage au regard hurleur du dernier grand singe au pied de sa généalogie - bon courage aux tribus qui nous ignorent encore - aux chants offerts à l'esprit des sentiers - bon courage aux questions à vif - bon courage colère engluée dans la sage tiédasserie - fous rires au gibet pleurs sans paupières - bon courage à mon petit visiteur chat que je comprends si peu - bon courage à ce petit gosse qui massacrait à la sortie de l'école des créatures pour moi invisibles - peut-être m'a-t-il sauvé - mon courage aux mots de marcher dans la neige - bon courage... - le mauvais courage? - pas besoin de le souhaiter - puisqu'il s'impose - et qu'il n'a jamais mal - et qu'il n'a peur de rien

statistiques frisquettes

probable

la compassion des néants parvenus

comme un bigoudi sur le crâne émergé de l'iceberg

et la transmutation éblouissante des manchots en étoiles

vendredi 7 novembre 2008

méfiance (2)

LETTRE à MES HéRITIERS

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jeudi 6 novembre 2008

méfiance

LETTRE à MES HéRITIERS

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mercredi 5 novembre 2008

et on bousillera tous les vioques (4)


AVENIR 1976

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mardi 4 novembre 2008

et on bousillera tous les vioques (3)


AVENIR 1976

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lundi 3 novembre 2008

Et on bousillera tous les vioques (2)


AVENIR 1976

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samedi 1 novembre 2008

Et on bousillera tous les vioques (1)


AVENIR 1976

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fièvre de l'inspiration

Des vides. Entre les vides, des intervalles. Somme toute, c'est furieusement passionnant.