Jean-Michel Robert

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jeudi 16 octobre 2008

conspirationnisme (à la mémoire de Robin)

Je veux bien: ne tombons pas dans la parano. Mais affirmer qu'il n'existe aucun complot, c'est de la naïveté assez proche de la modeste connerie. Voyons: Hitler au pouvoir fut un complot ourdi par tout ce que l'Allemagne, mais aussi toute l'Europe, comptaient de gros industriels et de fanatiques, l'arrivée au pouvoir de de Gaulle en 58 fut un coup d'état tripoté de longue main, la journée des dupes, le massacre de la St-Barthélemy, le coup d'état de Pinochet, la protection de Franco par tous les états "démocratiques", l'OMC, l'AGCM, le FMI... Bon, j'ai la flemme de continuer. Juste dire qu'il n'y a pas de complot total, général, mondial... mais une somme de microcomplots qui finissent tous par un plein accord et la même conséquence: crever les plus pauvres pour faire rire les plus riches (dans leur yacht (ils disent "ïôtt", alors que la prononciation est fausse) ), et leurs putes. Robin des Bois l'a dit avant moi. Marx aussi (plus argumenté). Mais les flèches, nom de Dieu!... les flèches, nom de rien du tout!

géographie

La tristesse et l'ennui ne sont plus un état d'âme, mais l'état des lieux. Nulle part est l'arrivée de toute distance. Bon voyage.

diablog (déférence gardée envers Roland Dubillard)

- Mets ta robe noire, et dis-moi "Non! Non!' quand je te sauterai dessus, mais avec des poses d'acquiescement, comme l'autre jour.

- Impossible, la robe est dans la machine à laver.

- Les "Non! Non!" aussi ?

- Non.

- Très bien: l'amour existe encore.

sciences naturelles

les ronds dans l'eau de l'étang se prenaient pour de la philo

les bernaches du Canada jouaient les bernaches nonnettes

les grèbes avaient vendu leur huppe

les chômeurs leur femme

les femmes leur reflet

on chantait dans le désert qu'on appelait "rues"

les chiens aboyaient les caniveaux

les caniveaux miaulaient la chute des corps

humains

c'était le moment ou jamais

et jamais était le plus musclé

bref

c'était le bon temps

le pire vint après

précédé de et par ses pectoraux (pas de pitié pour les prépositions)

gonflés d'avenir