Jean-Michel Robert

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jeudi 31 juillet 2008

esthète

Je viens d'apprendre en écoutant Truffaut, auquel F.Culture consacre en ce mois de juillet beaucoup d'émissions, que certain metteur en scène a demandé à des bourreaux africains de surseoir à une exécution capitale, juste le temps de recharger les caméras... Parmi les abjections humaines, celles qui bouffent l'horreur réellement vécue, en direct live, comme on dit maintenant, pour une question d'esthétique "sur le vif" me semble l'abjection la plus répugnante.

PETITE ANNONCE: Si vous nourrissez le projet de vous suicider, je vous invite sur mes terres en Yvelines, ainsi je pourrai écrire le poème réaliste dont je rêve depuis l'âge d'onze ans (veines ouvertes uniquement). Contacts à mon secrétariat

mercredi 30 juillet 2008

remords

TOUT à L'HEURE, J'AI UN PEU ARRANGé LES FAITS POUR QUE çA SOIT PLUS JOLI. L'HONNÊTETé EXIGE LA MISE AU POINT SUIVANTE:

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Extrait (censuré) de la Genèse

Lors donc Dieu me convoqua et me dit:

- Ainsi, vois-tu, archange Jean-Mi, telle est l'humanité, telle elle fut, et telle sera... J'ai fait le mieux possible... C'est ça ou rien.

- Je crois que RIEN serait - vraiment - le mieux possible, dis-je, tout plein de pure sincérité.

C'est ainsi que je devins maître d'école.

lundi 28 juillet 2008

à Manon, qui doute de la profondeur de mes traductions,

CE POèME ALLéGORIQUE TRADUIT (PAR MES SOINS) DU BAS SUMéRIEN.

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lucidité des vrais amis

MÊME PAS UN DIABLOG

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dimanche 27 juillet 2008

après relecture (partielle) d'un des écrivains les plus doués de sa génération

"Moi qui frémissais / Toujours je se sais / De quelle colère..." On eût préféré qu'un être aussi doué qu'Aragon ne laissât pas cette colère tourner au dégoulinement poisseux... Ah, Elsa!... Ô Staline!... A tes ordres, Thorez...

Trahir sa colère: début de toutes les servilités, donc de toutes les lamentables complicités.

"On rira de nous..." écrivait-il, dans le 'Roman inachevé", tardive prise de conscience qui ne l'empêcha certes pas de continuer à se vautrer dans les "honneurs".

"On rira de nous..."

Non, Loulou, dans le meilleur des cas, on dégueule.

ni dieu ni maître

Quelques personnes croient que l'auteur de cette devise est Léo Ferré, lequel, il est vrai, a écrit une magnifique chanson ainsi titrée.

"Ni dieu ni maître" fut le titre du journal d'Auguste Blanqui, emprisonné pendant trente-sept ans pour avoir consacré sa vie à combattre le travail des enfants, l'inégalité hommes/femmes, l'esclavagisme industriel, la censure...

Cette immondice de M. Thiers refusa de le libérer en échange des prisonniers de la Commune de Paris. C'est donc bien lui, Thiers, l'assassin des "otages" des Communards.

"Ni dieu ni maître", quatre mots qui devraient féconder la dignité de toute conscience de se savoir humain.

On en est loin.

Aussi ne puis-je réprimer ma honte de voir mes presque semblables s'agenouiller encore, salir leur âme en même temps que leurs tendons rotuliens.

samedi 26 juillet 2008

poésie et chanson

Tout à l'heure, avec un copain qui composait des arrangements pour mes chansons, jadis, (les MJC) on parlait de la différence de potentiel poétique entre une chanson et un poème. On est d'accord: "tes lèvres comme un fruit sous la pluie" c'est nul à la lecture, mais, chanté par Reggiani dans "la chanson de Paul", ça t'emporte tous les scoubidous du coeur.

La magie poétique de la chanson: harmonie des mots, de la mélodie, de l'interprète et des arrangements.

Si un des éléments déconne, aucune poésie... Imaginez "et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles" chanté par Enrico Macias...

Voilà, c'est donc plus facile d'écrire des livres: je suis moins nombreux.

allergie

Je ne supporte pas les gens qui disent:

"paradigme" quand "modèle" suffirait,

"accidentogène" pour "dangereux",

"bréneux" pour "crotté" ou "merdeux" (à relire ou lire "le poète crotté" de Claude Le Petit, trouvable en collection poche).

"effet spéculaire" pour "effet de miroir",

"Résidence" pour "cité",

"amour" pour "passe-temps",

"mon frère" pour "cher pigeon",

"hypochlorite de sodium" pour "eau de javel"

"modernisation" pour "massacre des droits sociaux",

"réforme" pour "destruction",

"justice" pour "répression",

"poésie" pour "phrases pas coupées comme d'habitude",

"concept" pour simple "idée",

"non-voyant" pour "aveugle",

"non-travaillant" pour "chômeur" ou " fainéant"....

Je pourrais égrener encore bien longtemps ce triste chapelet, mais je dois sortir d'urgence: j'ai entendu un voisin qui disait au gardien: "Pour répondre à ton assertion, il faudrait convoquer Hegel"... Faut que j'aille vite prodiguer des baffes...

vendredi 25 juillet 2008

preuves que dire la Vérité n'est pas toujours chose aisée ni furieusement intéressante

PREUVE N°1

- En faisant du parapente dans les Alpes, j'ai vu un loup blanc. Je peux donc affirmer qu'il y a des loups blancs dans les Alpes.

- Tu n'en as vu qu'un.

- Oui, c'est vrai. Je peux alors affirmer qu'il y a un loup blanc dans les Alpes.

- Tu en as vu un... mais il y en a peut-être d'autres.

- Bon, disons: il y a au moins un loup blanc dans les Alpes.

- Mais, de ton parapente, tu n'as vu que le dessus du loup, peut-être son ventre est-il vert.

- D'accord, bon, alors: il y a dans les Alpes au moins un loup blanc au-dessus.

- Cependant, il n'est peut-être plus blanc au-dessus aujourd'hui.

- Possible. J'affirme donc qu'il y a eu dans les Alpes au moins un loup blanc au-dessus.

- C'était peut-être une hallucination due à l'ivresse des hauteurs, à l'excitation, au vertige...

- Tu as raison soyons précis: j'affirme que, si j'étais en pleine possession de mes facultés, j'ai constaté l'existence d'au moins un loup blanc sur le dessus, dans les Alpes, au moment de mon premier saut en parapente. C'est bon comme ça?

- Il me semble... Parle- moi des oiseaux maintenant.

EXEMPLE N°2

J'affirme qu'il existe, dans une ville d'Île-de-France, en ce moment, au moins un mec qui s'ennuie, qui écrit des inepties sur son blog en fumant et que, s'il est en possession de toutes ses facultés, il ne se voit pas le dessus depuis un parapente.

mercredi 23 juillet 2008

l'ennui au bout de la langue

Ca pourrait être un beau soir, sans cette sale gamine Transparence qui lèche sa morve.

mardi 22 juillet 2008

tabagisme des jeunes, billet d'alarme.

MON AMOURETTE DU MOIS DE JUILLET

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dimanche 20 juillet 2008

tu seras haut fonctionnaire, mon fils.

En ce jour de commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv' (16-17 juillet 42, alors pourquoi le 20?). Je dois dire ma triste certitude que - aujourd'hui , en 2008, en cette France des microrafles quotidiennes, qui en constituent une immense d'au moins 25 000 êtres humains, en un an ( y compris les enfants arrachés à leur école, à leur chambre, à leur doudou...), en cette terre de camps inhumains de rétention, à ce point honteux que la presse n'y a pas droit d'accès - si ce pouvoir cryptofasciste et ouvertement raciste l'ordonnait, ce dimanche, demain... les préfets et la flicaille n'hésiteraient pas à procéder à un crime équivalent. Chiffres et perspectives de carrières tiennent avantageusement lieu de conscience. Avez-vous entendu un seul préfet protester contre ces lois et pratiques (certains pourraient le faire, comme les militaires, anonymement dans la presse)?... Les syndicats de policiers?... Moi non plus... Il faut vraiment être sauvagement abruti de hiérarchie et de néant pour continuer à assurer sans la moindre révolte les fonctions régaliennes de l'Etat. Qui est le préfet d'Eure-et-Loir aujourd'hui?... Ah?... C'est plus Jean Moulin?

(Une adresse au cas où: www.educationsansfrontieres.org)

samedi 19 juillet 2008

mon épopée du jeudi 17 juillet 2008

VITALE

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vendredi 18 juillet 2008

la chevelure sacrifiée (titre emprunté à Bohumil Rhabal)

Enfin, cette semaine, j'ai pu honorer un rendez-vous que reportaient par bonds les mesquineries, les croche-pieds, les trivialités, les chiquenaudes, asthénies, calamités... de la vie ordinaire. Rendez-vous avec Alfred Eibel (un des premiers éditeurs d'une importante traduction française de Pessoa par Armand Guibert) et Mahnaz, une libraire du quinzième, iranienne, ayant dû fuir la révolution islamiste. Alfred m'a présenté Mahnaz en 2004 alors que je travaillais à une brève étude de l'oeuvre de Sadeq Hedayat, écrivain, esprit surpeuplé de la tradition, de l'histoire, des oeuvres, de l'actualité persanes, autant que d'Occident contemporain, avec une dilection particulière pour la culture française. Hedayat est mort de ce surpeuplement, de ces mouvements de foule contradictoires, la multitude attise parfois le sentiment de déréliction: Non, je ne révélerai pas son nom... yeux immenses, étonnés, éclatants... Elle n'a pas d'attache avec ce monde vil et féroce. Non, il ne faut pas que je la souille au contact des choses terrestres... Ecrire c'est uniquement pour me faire connaître de mon ombre... La pratique de la vie m'a révélé le gouffre abyssal qui me sépare des autres... (La Chouette aveugle)

De rencontre en rencontre, grâce à Mahanaz, j'ai appris à mieux connaître les poètes persans les plus célèbres, - dont Al-Allaj, mort crucifié (entre autres supplices) au début du dixième siècle, les théocrates de l'époque (Auraient-ils changé, depuis?) n'appréciant guère que l'on proclame: Son esprit est mon esprit et mon esprit est Son esprit....Qu'Il veuille et je le veux, que je veuille, Il le veut... Toi, c'est moi en tout... Je suis la Vérité... ce petit goût de panthéisme flanquait la nausée vengeresse aux bouffeurs de dogmes... - et Rumi, treizième siècle, dont l'aphorisme le plus connu dit que la vérité est un miroir brisé dont chaque être humain ramasse un éclat. Tout le Moyen-Orient revendique l'héritage de son génie... normal, il fut poète errant et tourneur...

Mardi dernier, Mahnaz nous a parlé de son exil, de la fuite de sa famille menacée de mort. Sa fille, alors âgée d'une dizaine d'années, était radieuse d'une très longue chevelure, indécence diabolique pour les gardiens de la Révolution que la petite craignait bien plus que la noyade (Elle s'immergea, une fois, dans une mare pour s'en cacher). Pour préserver sa fille de la barbarie et des cachettes aventureuses, Mahnaz a coupé les cheveux, petit à petit, quelques centimètres chaque jour. L'enfant pleurait à chaque blessure de sa jeune histoire, aux lames qui, tristement, cisaillaient sa dignité. Mal inspiré par quelque relent inepte de romantisme, je lui ai demandé si elle avait conservé une mèche. Elle a éclaté de rire et m'a dit: "On ne pense pas à ce genre de choses quand il s'agit de sauver sa peau!"

Elle m'a offert une magnifique anthologie d'Omar Khayyam. J'ai demandé où en étaient les exégètes iraniens officiels dans leur entreprise de falsification. Aux dernières nouvelles, le vin, dans l'oeuvre de Khayyam, est une allégorie de la foi, et, les femmes, une allégorie des anges... A nouveau, éclats de rire.

Lisons donc un quatrain d'Omar par les trous de cette nouvelle grille interprétative, ça devrait nous éclairer de la lumière du feu de l'émotion:

"On jette au feu, dit-on, celui qui boit du vin.

C'est une invention de l'esprit humain.

Car si l'on jette au feu l'amoureux et l'ivrogne

Le paradis sera vide comme ma main."

NB: Le dessin de la chouette est de Sadeq Hedayat dont on trouve les oeuvres essentielles aux éditions José Corti et Phébus. L'image de Pessoa est un autoportrait.

dimanche 13 juillet 2008

sobriquet

Comme lorsque quelque phénomène, quelque être - ou soit - l'étonnait, il chantait un "qu'est-c'c'est qu'ça?!" suraigu, l'interrogation crochetant l'exclamation pubertaire, nous le sobriquetions Sexa, sans méchanceté. On était dans l'ensemble plutôt protecteurs pour ces dilatations de la stupeur que les verres épais des lunettes aggravaient.

Au début il entendait "c'est-qu'ça". Et puis, un après-midi, pendant le goûter tartine-vache-qui-rit, justement, il piqua un fou rire qui, très vite, contamina tout le groupe, jusqu'aux moniteurs et trices. Il répétait, quand son souffle le lui permettait: "Sexe... Sexa... sexe... Oh! vous êtes cons les mecs... vous êtes cons!..."

En l'occurrence, et en ce "cons", fusionnaient l'effarement, la gratitude, le partage, l'obscénité, la violence, la connivence, le grotesque... quelque chose comme un spasme de l'espèce - humaine de comprendre par surprise.

samedi 12 juillet 2008

équilibre des comptes dévisagés

Je suis surendetté, lendemains obérés: dettes de visages.

Même grands ouverts sur le monde - celui qui balade proches et lointains, constances et fugacités -, les yeux se doublent en leurs coulisses et captent le regard des autres, lequel scrute, fixe, perce, aveugle, couve et louche le mien. Ce n'est parfois qu'un frôlement de coïncidences, de lumières distraites, alors qu'ailleurs, en d'autres temps, les microcollisions de leurs couleurs cribleraient d'invisibles iris. Leur étonnement écarquille les pénombres, leur oblicité filtre les rêves torves.

Je dois aux visages leur crédit de nudité; maquillages, moues calculées, tentatives de chichis, de sourires, de fossettes faussaires ne sauraient les vêtir bien longtemps. Les visages sont toujours nus, et la pâleur les hante, quelles que soient leur peau et leur pilosité. Je leur dois la sédimentation des face-à-face, de ce que je crus être en eux pour ne plus ressembler.

Le lisse et le ridé des fronts confient au mien leur fièvre. Je dois aux visages d'apprendre - de leurs lèvres - les cueillettes, les hold-up fruités; je leur dois que le parfum touche les doigts et invente les paumes; que les joues et les paupières se boivent, que le menton protège la migration des nids; j'apprends de leurs cils le passage de ma peine, et, de leur barbichette, la grâce du fou rire...

Ainsi, il me faut au plus vite prendre toutes mesures pour la rigueur et l'apurement des comptes. Je vais émettre des bons du trésor de croire encore; je vais semer des éphélides en fertilité des terres nostalgiques, instaurer l'octroi à l'entrée des grimaces, y compris des drôles; je patente l'ironie des miroirs ainsi que toute profondeur inversée; je vends les bijoux de famille des nez rutilants; je dépose ma collection de pattes d'oies au Mont-de-Piété...

Sûr que, demain, je décrèterai une nouvelle gabelle - les larmes et la sueur, débordements prometteurs -, la dîme sur les clins d'oeil, la taxe Eustache sur les regards entendus...et, surtout, oui, l'épargne, les économies... Il faut de toute urgence économiser les cris d'âme sans voix, sans gestes, à la lumière des espérances de bouts de chandelles.

mardi 8 juillet 2008

diablog (déférence gardée envers Roland Dubillard)

LA VRAIE


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dimanche 6 juillet 2008

6 bis, Cité Véron

Au 6 bis de la charmante impasse Cité Véron, dans le 18ème, mon pote Patrice doit lire ses poèmes. Après quelques poignées de mains, troc de kwadneufs, bavardages succincts, le maître de cérémonie, avant toute présentation du poète, tient à nous faire visiter les lieux où vécurent voisins Jacques Prévert et Boris Vian. Tout fier et protocolaire, il nous guide dans les pièces étroites, sans, bien sûr, oublier les chiottes auxquelles les poètes confièrent leurs précieuses mictions et leurs déjections inspirées. Ensuite, de la terrasse, il nous désigne un immeuble de l'impasse, témoin, affirme-t-il, de la défenestration mortelle de Sadeq Hedayat... alors que l'auteur de "La Chouette aveugle" s'est suicidé par le gaz, rue Championnet - certes. cette rue est toute proche, mais quand même... Pourquoi notre guide en rajoute-t-il sur la hantise de cette impasse?... sur son intensité de mémoire par mètre carré?...pourquoi ne rectifié-je pas?... Pour éviter l'humiliation publique?... Non, puisque je ne le fais même pas en tête-à-tête. Sans doute ne lui dis-je rien parce que je suis profondément, irrémédiablement et diablement gentil.

samedi 5 juillet 2008

anecdote

Le beau-père du voisin de Jacquy s'est institué, à l'occasion d'une pose de grillage, chef despotique de travaux sagouins. Il n'a pas hésité, pour sceller un piquet, à sauvagement arracher un arbuste planté par Jacquy; il a définitivement condamné les limbes dorés effleurés de vert, au mieux, au feu, au pire, au sac-poubelle.

Tout plein de colère maîtrisée, Jacquy l'a calmement engueulé et a négocié un nouveau plant. Mais après - toute colère évaporée -, profonde, noueuse mélancolie...

Planter l'arbuste c'est accorder un peu de son présent à un avenir d'arbre. Déjà le feuillage boit la lumière et colonise le ciel, les racines élèvent en sève le coeur, sous l'écorce l'aubier bague de chair le Temps.

Infiniment plus digne que la grande Histoire, l'arbre: frémissante anecdote de la Hauteur.

Après, j'irai chanter.

J'AI BU LA PROMENADE (Poèmes publiés dans la revue DéCHARGE, N°113, mars 2002.


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jeudi 3 juillet 2008

vie exemplaire

Grâce à son cocktail singulier de stoïcisme, de cynisme, d'hédonisme et de scepticisme, rien ne l'atteignait plus que l'Essentiel indolore. Ses mots narquois, son regard lointain et son coeur chitineux le protégeaient du reste. C'est ainsi qu'il se permit de vivre vieux et serein, et de mourir hors contrition

Plus d'illusions: je suis sûr à présent que ce n'est pas ainsi - hélas - que l'on résumera ma carrière.

mercredi 2 juillet 2008

adjuration à l'araignée novice

Ne fais pas ça !... pas ici... Certes, le tissage appartient à ta culture patrimoniale, mais l'angle de ma fenêtre s'en fout; n'y risque pas la merveilleuse spirale logarithmique de ton destin, car, fatalement, fenêtres et volets se fermeront; ici ton labeur de soie est voué à la certaine et prochaine destruction. Pardon pour l'intrusion - la plus délicate possible - du balais dans ton aurore. C'est pour ton bien et la dignité de ton diadème. Allez, file, file ailleurs, le Bois des Noés est un voisin: il vaut mieux être âme de broussaille que martyre des transparences indifférentes

mardi 1 juillet 2008

l'année du bac boit un vittel-fraise

AVEC BEAUCOUP DE GLAçONS

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