Au matin, je n'éprouve aucun appétit avant d'avoir vu naître de mon café une corneille. Après son envol, je peux à ma guise croquer un peu de nuit retardataire, beurrer le mauve hautain, avaler la perplexité végétale du vert, savourer à petites lampées la transparence amère. Ainsi je prends ce qu'il faut de forces pour aller vivre. Alors j'y vais. Je déplore, croyez-le bien, cette funeste manie.