pages perdues avec marques déchirées de spirales
Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 04:57 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #655 :: rss
bon y en a marre à la fin
quand je dis la fin je parle pour ma seule perspective
à vous de vous arranger de creuser
si vous avez encore des incisives dans vos yeux
assez de rongeurs de lumière et de Temps
pour croire
ça ne me regarde plus
d'ailleurs je me demande comment et pourquoi
je me suis laissé regarder
alors que les rétines ne méritaient pas le plus petit miroir
sans doute étais-je trop gentil
mais c'est fini
retournez dans votre corps au-delà du fleuve
votre famille et votre bétail n'ont plus rien à brouter
seules des corolles de poison désormais
auront droit d'être couleurs sur mes terres
et je vous interdis d'avoir un visage si le face-à-face s'interpose
vos yeux sont trop sales
je ne veux pas qu'ils souillent mes larmes
toute la peine
la bonne grassouillette peine qui s'avance essoufflée
celle qui marche beaucoup tout en bouffant trop
dont les bandes de crétins se moquent dès qu'elle ose une jupe au-dessus des genoux
mais elle s'en fout
ses gros nichons de mammifère
pour n'être pas érotiques
n'en creusent pas moins l'espace
ainsi les oiseaux trouvent le repos
et y déposent le duvet de la grande migration
quant au petits chats sédentaires et routiniers
mon cerveau pour eux
est la cave idéale

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