Jean-Michel Robert

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mercredi 4 juin 2008

l'âne vint à son tour et dit: "J'ai souvenance qu'en un pré...."

Puisque, de toute façon, on n'a pas le choix, le choix s'impose, je réclame (puisque c'est plus compétitif que "Je sollicite") l'attention des jurés du Hasard. J'allègue l'errance, la stupeur et le charme. Mais quel que soit le fruit (ô, framboises!) de votre délibération, il sera injuste, aussi ne sais-je même plus qui vous êtes, et, au fait, êtes-vous? Le fruit de la connaissance, qui ne fut jamais une pomme (les gens confondent probablement avec Discorde) est une pêche melba dont on n'apprend rien . C'est pour ça que c'est bon. C'est pour ça que c'est. Le reste n'est même plus Littérature.

capital variable

Je me rappelle avoir essayé de comprendre, puis d'expliquer ce que Marx appelait la baisse tendancielle du taux de profit. Les rapports entre capital constant et capital variable, et la misère qui, forcément s'ensuit. Mais, sûr, dans la soirée la guitare aimantait mieux les filles que "Le Capital". On se dépolitisait assez vite, pour peu que la nuit soit assez elle-même pour mépriser l'Histoire.

réflexe citoyen

Plus je relis et plus je me dis que le titre "l'homme approximatif" était en soi une oeuvre. Au fait, t'avais des papiers en règle, Tzara? Ne me mens pas: je demanderai à Ionesco, Cioran, Voronca...

S'il vous plaît

SI VOUS AVEZ UNE MINUTE DE LIBRE, CE SOIR,

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pages perdues avec marques déchirées de spirales

trop de monde chez moi

trop c'est trop

trop nombreux

je suis trop nombreux

bon y en a marre à la fin

quand je dis la fin je parle pour ma seule perspective

à vous de vous arranger de creuser

si vous avez encore des incisives dans vos yeux

assez de rongeurs de lumière et de Temps

pour croire

ça ne me regarde plus

d'ailleurs je me demande comment et pourquoi

je me suis laissé regarder

alors que les rétines ne méritaient pas le plus petit miroir

sans doute étais-je trop gentil

mais c'est fini

retournez dans votre corps au-delà du fleuve

votre famille et votre bétail n'ont plus rien à brouter

seules des corolles de poison désormais

auront droit d'être couleurs sur mes terres

et je vous interdis d'avoir un visage si le face-à-face s'interpose

vos yeux sont trop sales

je ne veux pas qu'ils souillent mes larmes

toute la peine

la bonne grassouillette peine qui s'avance essoufflée

celle qui marche beaucoup tout en bouffant trop

dont les bandes de crétins se moquent dès qu'elle ose une jupe au-dessus des genoux

mais elle s'en fout

ses gros nichons de mammifère

pour n'être pas érotiques

n'en creusent pas moins l'espace

ainsi les oiseaux trouvent le repos

et y déposent le duvet de la grande migration

quant au petits chats sédentaires et routiniers

mon cerveau pour eux

est la cave idéale