dimanche 29 juin 2008
mise à jour
Par jean-michel robert, dimanche 29 juin 2008 à 23:37 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
MES EXCUSES
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dimanche 29 juin 2008
Par jean-michel robert, dimanche 29 juin 2008 à 23:37 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
MES EXCUSES
Par jean-michel robert, dimanche 29 juin 2008 à 16:40 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
ce qui était sûr
c'était son réveil dans le silence hirsute
dans le fourmillement des particules de présent
aïe ça pique grognait-il
oui ce qui était sûr c'était que ça piquait
pendant ce temps les autres particules
les inoffensives de la confiance
s'agglutinaient dans l'évasif
en moles de matière à conjectures
samedi 28 juin 2008
Par jean-michel robert, samedi 28 juin 2008 à 21:37 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Alors que je rêvassais tout autour de l'étang, une mésange chaussée de pataugas a eu le culot de me dire: "On ne plaisante pas, même en vers libres, avec la cachexie des lendemains." Puis elle s'est envolée. Pas de quoi s'inquiéter, c'est rien: encore un avatar de Vishnu.

vendredi 27 juin 2008
Par jean-michel robert, vendredi 27 juin 2008 à 18:43 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
L'"Homme" dans sa formulation générique m'inspire toujours une sorte de colère délayée. "L'Homme est naturellement bon, l'Homme est naturellement égoïste et violent, l'Homme est un jouisseur, l'Homme possède le libre arbitre..." Quand mon interlocuteur use de ce vocable, je lui demande: "Quel homme? quelle femme? Jean Moulin ou Maurice Papon? celui qui collectionne les revolvers ou celui qui apprend le chant des oiseaux? L'occidentale clignotante de bijouterie ou la mère africaine à des heures de marche du premier puits? celui qui naquit serf au dixième siècle ou celui qui naît marchand d'armes aujourd'hui? Louise Michel ou Margaret Thatcher? Nixon ou Allende? Christine de Pizan ou ma concierge? Darnand ou Manouchian? Déroulède ou Artaud?..." Inutile de m'objecter les déclarations des Droits de l'Homme: elles ne constituent ni définition ni prédicat, il y est question de la dignité de CHAQUE être humain... Enfin, bon, comme la colère était délayée, l'interlocuteur reste un pote.

Par jean-michel robert, vendredi 27 juin 2008 à 06:26 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Au matin, je n'éprouve aucun appétit avant d'avoir vu naître de mon café une corneille. Après son envol, je peux à ma guise croquer un peu de nuit retardataire, beurrer le mauve hautain, avaler la perplexité végétale du vert, savourer à petites lampées la transparence amère. Ainsi je prends ce qu'il faut de forces pour aller vivre. Alors j'y vais. Je déplore, croyez-le bien, cette funeste manie.

jeudi 26 juin 2008
Par jean-michel robert, jeudi 26 juin 2008 à 14:19 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Ca y est: j'ai changé ma serrure. Les fripouilles ne se baladent plus avec mon intérieur dans la poche.

Par jean-michel robert, jeudi 26 juin 2008 à 06:47 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Le bleu élève en haute migration l'évanescence des toits.
mercredi 25 juin 2008
Par jean-michel robert, mercredi 25 juin 2008 à 17:25 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Je me suis réveillé brusquement vers trois heures du mat'. J'ai entendu des types qui chuchotaient dans la cuisine (Je m'étais endormi la fenêtre ouverte, et j'habite au rez-de-chaussée). J'ai bondi. J'ai surgi, allumé la lumière. Ils étaient deux, 18-20 ans. Je leur ai dit: "Qu'est-ce que vous foutez chez moi !" Ils ne disaient rien, tout surpris. J'ai vérifié qu'il n'avaient pas piqué les carnets de chèques posés sur le frigo. Je leur ai dit "Y a rien à voler ici!". Et je les ai virés. Ils sont partis en courant. Après j'ai fermé volets et fenêtre et j'ai bu du café en fumant. Après je me suis avisé qu'ils avaient pris la clef de la porte d'entrée et l'adaptateur Wi-Fi de l'ordinateur. Après il a fallu sortir malgré l' obsession qu'ils détiennent ma clef. Avant de sortir j'augmente le volume de la radio. Aujourd'hui, après la paperasserie à la sous-préfecture de Rambouillet (permis de conduire), je suis allé acheter un câble. C'est ainsi que je puis vous remette le présent rapport. Demain je change le barillet de la serrure. Après le monde sera parfait (Garou-Garou est un copain).

mercredi 4 juin 2008
Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 21:46 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Puisque, de toute façon, on n'a pas le choix, le choix s'impose, je réclame (puisque c'est plus compétitif que "Je sollicite") l'attention des jurés du Hasard. J'allègue l'errance, la stupeur et le charme. Mais quel que soit le fruit (ô, framboises!) de votre délibération, il sera injuste, aussi ne sais-je même plus qui vous êtes, et, au fait, êtes-vous? Le fruit de la connaissance, qui ne fut jamais une pomme (les gens confondent probablement avec Discorde) est une pêche melba dont on n'apprend rien . C'est pour ça que c'est bon. C'est pour ça que c'est. Le reste n'est même plus Littérature.

Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 20:39 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Je me rappelle avoir essayé de comprendre, puis d'expliquer ce que Marx appelait la baisse tendancielle du taux de profit. Les rapports entre capital constant et capital variable, et la misère qui, forcément s'ensuit. Mais, sûr, dans la soirée la guitare aimantait mieux les filles que "Le Capital". On se dépolitisait assez vite, pour peu que la nuit soit assez elle-même pour mépriser l'Histoire.

Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 18:57 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Plus je relis et plus je me dis que le titre "l'homme approximatif" était en soi une oeuvre. Au fait, t'avais des papiers en règle, Tzara? Ne me mens pas: je demanderai à Ionesco, Cioran, Voronca...

Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 17:44 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
SI VOUS AVEZ UNE MINUTE DE LIBRE, CE SOIR,
Par jean-michel robert, mercredi 4 juin 2008 à 04:57 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci)
trop de monde chez moi
trop c'est trop
trop nombreux
je suis trop nombreux
bon y en a marre à la fin
quand je dis la fin je parle pour ma seule perspective
à vous de vous arranger de creuser
si vous avez encore des incisives dans vos yeux
assez de rongeurs de lumière et de Temps
pour croire
ça ne me regarde plus
d'ailleurs je me demande comment et pourquoi
je me suis laissé regarder
alors que les rétines ne méritaient pas le plus petit miroir
sans doute étais-je trop gentil
mais c'est fini
retournez dans votre corps au-delà du fleuve
votre famille et votre bétail n'ont plus rien à brouter
seules des corolles de poison désormais
auront droit d'être couleurs sur mes terres
et je vous interdis d'avoir un visage si le face-à-face s'interpose
vos yeux sont trop sales
je ne veux pas qu'ils souillent mes larmes
toute la peine
la bonne grassouillette peine qui s'avance essoufflée
celle qui marche beaucoup tout en bouffant trop
dont les bandes de crétins se moquent dès qu'elle ose une jupe au-dessus des genoux
mais elle s'en fout
ses gros nichons de mammifère
pour n'être pas érotiques
n'en creusent pas moins l'espace
ainsi les oiseaux trouvent le repos
et y déposent le duvet de la grande migration
quant au petits chats sédentaires et routiniers
mon cerveau pour eux
est la cave idéale

mardi 3 juin 2008
Par jean-michel robert, mardi 3 juin 2008 à 21:33 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Bien sûr plus on vieillit, plus on connaît des morts. Les connaître ça veut dire qu'ils sont nous. CA VEUT DIRE. Alors on vit, traduction approximative.
Par jean-michel robert, mardi 3 juin 2008 à 16:06 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
je viens de me faire photomatonner pour que la sous-préfecture agrée ma tronche à l'accueil d'un permis de conduire refait à neuf. Au hasard d'un tiroir, une photo de mon visage de vingt-cinq ans me regarde. Je compare avec ce que je viens d'imposer à la lumière. Pas de doute: c'est moi, sans l'être, et sans ne l'être pas.

Par jean-michel robert, mardi 3 juin 2008 à 04:54 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
LES GRANDS NAVIGATEURS
lundi 2 juin 2008
Par jean-michel robert, lundi 2 juin 2008 à 17:21 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Par jean-michel robert, lundi 2 juin 2008 à 16:45 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
COURS D'éCONOMIE (valeur d'usage / valeur d'échange)
dimanche 1 juin 2008
Par jean-michel robert, dimanche 1 juin 2008 à 20:58 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
J'ai beau expliquer à mon banquier que je suis l'Empire à la fin de sa décadence qui regarde passer les grands Barbares blancs en composant des acrostiches indolents d'un style d'or où la langueur du soleil danse. Il me refuse sa confiance, je dois au plus vite combler mon découvert. Il va encore falloir que j'emprunte à mon vieux pote, le pauvre Lelian.
Par jean-michel robert, dimanche 1 juin 2008 à 03:56 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.)
Le grognement d'espace annonce la prochaine morsure. Déjà la chaleur. Déjà la dilatation du nocturne en soi. Réquisition du moindre espoir de rêve pour le grand nettoyage de la tristesse et de la trouille. Que tout soit propre et sain pour l'imminente arrivée du grand jour, du grand Prétexte.