Jean-Michel Robert

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samedi 31 mai 2008

consolation

VIEILLIR SEREINEMENT

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vendredi 30 mai 2008

Jean Pierre Nedelec (oui, pas de trait d'union au prénom)

"EUROVéLO JOURNAL" VIENT DE PARAÎTRE

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mercredi 28 mai 2008

avec ou sans papiers?

Sur la route de la mairie à la gare (1 km), alors que je n'agitais même pas l'espace d'un pouce d'auto-stop, un automobiliste s' est arrêté à ma hauteur pour me proposer de me conduire à la gare. C'était un Noir - ne cherchant pas l'aventure -, conducteur spontanément solidaire du piéton fourbu. Bien sûr, j'ai accepté. J'avoue avoir été un mauvais citoyen: je n' ai pas vérifié si, sur le le sol français, il était légalement sympa.

mardi 27 mai 2008

délit de vagabondage

Quand la colère a un visage on peut se réveiller, même se lever. Ensuite la colère s'en va grimacer ailleurs. Et l'on ne trouve jamais ailleurs. C'est pourquoi on nous prend pour une mélancolie.

samedi 24 mai 2008

beau temps

Une jolie pluie, ce soir, me fait cadeau d'être ses gouttes.

odeur de l'olympe (Mexico 1968, terminé, camarades)

Décidément, je n'aime pas du tout les sportifs officiels ni leurs compétitions qui puent la sueur et le fric. D'ailleurs, j'ai donné toutes mes médailles à un gosse qui les a probablement perdues depuis. Il a bien eu raison. Les sportifs qui lèvent le poing au plus haut du podium, ça n'existe plus.

vendredi 23 mai 2008

érotisme

"Comme une fille / La rue s'déshabille / les pavés s'entassent / Et les flics qui passent / Les prennent sur la gueule" (Léo Ferré)

récurrence de l'Histoire

"Tout casser et recommencer"... J'ai entendu une chanson qui disait ça:" Non, si possible, ne recommencez pas".

hygiène

Selon les "spécialistes" il faut éviter de se serrer la main. Oh! c'est vrai: les mains ont l'inconscience de toucher...et elles ont parfois une ligne de vie. Vivons tous à l'hôpital, l'hygiène jubilera... et ne risquez pas votre langue à celle d'une infirmière: bactéries.

rigueur

Je n'ai pas rêvé: la nuit blanche promenait une petite jupe à carreaux, les cauchemars me demandaient pardon, les regards avaient colonisé le ciel, toutes les voix chantaient juste, le hasard se promenait dans les têtes sans avenir, les années faisaient des bisous aux instants... Non, je n'ai pas rêvé puisque je n'ai pas dormi... logique implacable. Non?

les dés jetés dans la sinuosité de la reptation.

Comme il disait: "Je suis fier d'être Français!", je lui fis remarquer "qu'être Français" relevait de l'arbitraire le plus sec, parce que j'évite de dire: "pur". Il semble qu'il soit reparti, fier de lui: carrière française assurée. Ainsi le hasard n'est pas toujours un bon allié rhétorique.

de l'amour de la patrie

Ca m'étonne et m'amuse toujours cet instinct nationaliste qui gratte les épidermes que l'on croyait au-delà de la peau. Dites tout le mal possible de la France et des Français, je n'en ai naturellement rien à foutre. Et, pourtant, j'aime foutre.

jeudi 22 mai 2008

jolie môme

Un ami m'a dit que mon billet concernant Violette était une réminiscence de la chanson de Ferré "Jolie Môme". Il a tort: ce que j'ai dit fut vécu, hélas. Mais j'accueille la "jolie môme" avec plein de bras.

entendre

Je viens d'entendre que ces connasses "d' actualités" semblent se réjouir du peu de mobilisation des grèves de ce jour, ignorance peut-être, ou l'oubli, ou semblant de négliger que la violence s'imposera, y compris contre l'information spécieuse. Lucie Aubrac, vous appeliez à la Grève Générale, quelques semaines avant votre mort. Certains, vous écoutant, se rappelaient votre courage. Et vous comprenaient un petit peu.

mercredi 21 mai 2008

fatigue

Je n'ai jamais compris pourquoi Charles Baudelaire concevait une telle haine contre Georges Sand. Peut-être se laissait-il aller à être con, de temps à autre, un peu comme nous (moi: je ne veux pas vous compromettre.), quoi.

il rougit comme une gonzesse

Ca m'intimide toujours qu'une femme me dise que je suis beau, alors que je sais bien que mon visage ne rattrapera jamais nos espoirs.

errer fatigue les pauvres.

J'ai quelque peu baisé, et sans doute rarement aimé. La différence?: la personne. Personne ne peut ne se prétendre telle, aussi aimer ignore-t-il toujours dans quelle errance il erre. Vivre ignore. C'est pas marrant.

faire ses commissions, ne pas oublier la liste.

"La commission Jean-François Copé", chais pas pourkwa, ça me fait rire. Même François Coppée c'était mieux humain: relire les dizains.

petite vipère

Quand j'étais petit, voulant adopter une petite vipère, j'ai prétendu que c'était une couleuvre... histoire de passer la frontière.

albert était un garçon sensible

"La chute", un des plus beaux livres que je lus: le mec trouvait sa conscience à la fois dans un cri, une brume et une mort.

mardi 20 mai 2008

la chute (pardon Dédé)

Un truc un peu agaçant, c'est que quand l'Amour tombe, il tombe souvent mal, il n'a pas la grâce de la chute. Ah, si l'indifférence était un choix!...

Violette

Violette...C'est un beau prénom, une jolie fleur. Mais quand tu étais une petite fille, en colo, une monitrice organisa un beau moment d'humiliation contre toi, parce que tu pissais au lit et dans ta culotte. Le mot d'ordre était "Ah, hou les cornes". Bien sûr, tu as pleuré. J'ai refusé de participer à ce lynchage (viol de violette?), comme j'ai refusé de hurler "La 4, des lions!" à l'armée, à Belfort, malgré les menaces du sergent. Je ne dis pas ça pour sembler un mec bien. Simplement la nature, toute ma viande refusait, à fleur de peau.

lundi 19 mai 2008

l'oeil se souvient

Je n'ai pas oublié qu'après la bagarre contre "les jeunes giscardiens", ("jeunes"?) c'est-à-dire une annexe de l'extrême droite (Oui, à l'époque, les fachos couvaient quelques ministres actuels... Occident, tu te le rappelles? D'accord: ne le rappelle pas trop fort), tu pris soin de mon oeil blessé. Depuis, le bleu essaie d'être à la hauteur.

aveu de faiblesse

Quand j'aime vraiment, il m'est très pénible d'imaginer que des paluches mâles, de la sueur et autres sécrétions de la viande étrangère à mon corps et au sien ne l'atteignent ("ne" explétif). Jaloux et possessif: elles m'ont créé ainsi.

erreur d'analyse

Non, non, ce n'est pas une colère: c'est une émeute. Vous verrez.

dimanche 18 mai 2008

digestion

Je m'avise que je fus trop bavard ce dimanche. Mais, merde, je ne supporte plus ces "socialistes" qui font probablement très mal à Jaurès dans ses restes. Je ne digère pas la bave "de gauche"... qui mouille le même foie gras que la droite. Ca fait un bout de temps que je n'ai pas pris un pot à La Coupole. C'est pour ça, probablement, que je ne rote plus dans le sens de l'Histoire.

naissance d'Aphrodite

j'aimais

mais je n'aurais jamais dû l'énoncer

parce que derrière

les mots rigolent de signifier

et se combine le réel

le référent

pas de chance

le Temps est truqué

triche pour faire des mariages

et des factures

ainsi la jalousie naît de l'écume

chagrin d'Ouranos

ton dossier n'avance pas... mais le préfet assure carrière

Ah, oui, j'avais oublié: le Festival de Cannes... Décidément, seule la violence aura assez d'humour pour déloger leur sourire de collabos. N'est-ce pas, petite Fatima?

la mémoire dans le dos

Max Gallo, à France Culture: "Je suis un très vieil enseignant".

Pourquoi a-t-il oublié "Je suis une très vieille ordure... un antique lèche-cul... une protodécomposition.... une historique mauvaise odeur?..." L'étourderie aurait-elle bon dos?

renvoi historique

J'ai le souvenir délayé d'avoir joui du droit de vote: je devais choisir entre un maniaco-narcissique décomplexé et une sous-pasionaria rosâtre et cafouilleuse.

Ô Dolores Ibarruri, pourquoi pensé-je à vous?

samedi 17 mai 2008

noblesse

Je passais la commande. Mon père m'apportait, le jeudi, les Fables de La Fontaine, ou les Lettres de mon Moulin, ou l'Odyssée. En ce temps, on parlait encore de l'aristocratie ouvrière.

La flicaille, selon les dernières nouvelles, abuse de son pouvoir.

ET ALORS?

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réponse

Madame Panah, à chaque fois vous m'adressez l'image juste: Dieu recousant le Monde la larme à l'oeil, la magnifique insolence d'Omar Khayyam, un petit clin de muguet... Je connais peut-être par vous un peu l'Iran, la pays de Sadeq Hedayat, l'abîme qui hurle.

vendredi 16 mai 2008

la lumière et son deuil

Le rire s'est levé. Le reste peut bien n'être que le reste. S'il y tient.

prochaine réunion

Non, non! Excusez, camarades, mais ma Neustrie et mon Austrasie s'engueulent tout le temps. Je ne pourrai donc pas rédiger le prochain ordre du jour. L'aube prendra peut-être ses responsabilités.

Haine des fayots

Journaliste, un beau métier. Je voulais l'exercer un peu après le dépucelage. Comment se fait-il ( se font-ils) qu'ils soient à ce point lèche-cul, lèche-bottes, lèche-tout-ce-qui-brille, lèche-fric, lèche-lèche, alors qu'ils n'ont plus de langue?

aux hyperactifs (ives)

Une chose m' émerveille: quand il est question d'agir: les consciences ont souvent un barbecue de retard.

jeudi 15 mai 2008

pédagogue

J'aime bien voir les petits apprendre les distances le pied au ballon. Je les protège du regard en me demandant à quel âge ils seront définitivement déçus.

on a des responsabilités

Bon, c'est pas tout ça. Faut que je retourne dans la contingence de l'encore visible.

mercredi 14 mai 2008

vers l'est

on ne s'en faisait pas

les grands avaient pris les coups pour nous

on était les mômes gâtés de savoir l'ironie du Temps

ô Ilona, quel temps t'a trouvée?

toi qui osas être une grève au temps muré

et Gabie? Tu eus la grande beauté de nous écrire de ta prison

pas de nostalgie

seulement la mémoire qui jamais

jamais

ne sera un petit mouchoir

éloge de la beauté

Ce soir, je me suis engueulé avec un ami. L'amitié ne résiste pas à la bonne conscience de l'esthète.

68

où êtes-vous?

t'es là, Bernisse, qui d'atelier en atelier solidarisait les stupeurs?

non bien-sûr tu n'es pas là

pourquoi serais-tu militant ouvrier du rien?

on m'a dit que les femmes te trouvaient beau

ça facilitait la mobilisation

je vous ai vus

être les seigneurs de l'usine

depuis toutes les noblesses sont ridicules

introspection

Quand, face à lui-même, il ne peut esquiver l'intime débat, il ne dit rien, parce que, de toute façon, ça ment, tout autour: le reniement des courbes.

le chevalier au lion

OU LA QUANTITé NéGLIGEABLE

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morphologie ou syntaxe?

Y a un truc très en colère qui me hurle son matin dans le crâne. Pourquoi hurle-t-il à l'imparfait?

la fin de l'empire

les Barbares avaient un destin tout en moustaches

les jeunes filles apprenaient leurs doigts aux moustaches

les mamans arrondissaient des "oh!" en souriant

après le soleil se levait dans le sens du poil

et c'était le jour sans le vouloir

planche anatomique

la grève générale était une loi de la nature

mais la nature était distraite

au mépris de son propre code

alors après ce fut l'insurrection

depuis on attend "après"

comme si attendre était un corps

ptidèj

tout le monde était ponctuel le Temps était pile à l'heure

la beauté pile elle-même

dans son minois de petite matinée

elle souriait des catastrophes limpides et chuchotait

au nom des feuilles mouillées

après on allait au pain

c'est-à-dire ensemble

à l'époque la faim était une saison

mardi 13 mai 2008

vie mondaine

l'Aventure couinait dans un coin du salon

quelques voix d'enfants atteignaient les feuillages

signe que la vie augmente le ciel

après il convoqua Pascal et Henein

mais ne les reçut que distraitement

non par manque de civilité

mais par manque

lundi 12 mai 2008

épître à ma guitare

ONDES

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pétales d'être là

LA COULEUR DES PREUVES

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dimanche 11 mai 2008

La conversion des angles

ça faisait longtemps qu'il marchait

depuis l'aube et c'était le soir

soir en petite boule de bleu menaçant poussière

il faisait chaud

son front menaçait braise et ses rides bois sec

après ce furent des boules de gris

sphères pulsatives menaçant ironie

après il ferma les paupières sur ses globes de lointain

pour être boule à son tour tout entier

après il roula au gré des pentes

à cette époque il n'y avait que des pentes et toutes les pentes

étaient douces à l'intérieur

après des demoiselles passèrent

elles aéraient les robes à ce temps d'orbes

elles parlaient doucement répétant sans cesse:

ce soir l'avenir s'est calmé.

Là est (pour l'instant) la question.

Pourquoi cette violente douleur aux tempes à l'heure d'aube où le bec des corneilles crève les sacs-poubelles?

vendredi 9 mai 2008

mai 68

"Mot de passe", exige le piquet de grève. Du regard j'interroge mon père. Il me chuchote: "CGT". Plutôt étonné que leur mot de passe soit affiché un peu partout, je le cégète néanmoins au type qui nous ouvre le portail de l'usine. A l'intérieur c'est comme je l'ai déjà dit; je le répète puisque le passé n'a pas changé: L'usine obéissait aux ouvriers / mon père était fier de son temps / la grève rêvait ses mots / A l'époque tous les jours étaient justes . Mais mon mai fut essentiellement sportif et amoureux. Presque tous les jours, javelot, poids, 100 m, ping-pong à la "Maison des Jeunes", maison de Geneviève, qui me souriait des "Jean-Mi" si fruités que mon cousin affirmait: "Sûr, c'est toi qu'elle veut... ou moi." Ce ne fut ni l'un ni l'autre. C'est ainsi que je devins trotskiste.

mercredi 7 mai 2008

pourquoi ne se réfère-t-on (presque)jamais à la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, celle de 1793?

PEUT-ÊTRE à CAUSE DE çA:

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voyage

PERSPECTIVES

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lundi 5 mai 2008

début de la sagesse

MAÎTRISE DE SOI

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dimanche 4 mai 2008

devoir de philo

A commenter, sur une feuille propre, date à cinq carreaux de la marge.

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les foules prodigieuses

Cette nuit, je ne croise que des gens de profil.

Dans quel reflet ont-ils perdu la face?

Ca fait peur.

Où dépose-t-on (délicatement) plainte contre un tel crime? contre une telle atteinte à la dignité insomniaque?

samedi 3 mai 2008

On a retrouvé Michel

"Quand je veux croire que je suis grand, j'entre dans les cathédrales." Michel Merlen