André Laude
Par jean-michel robert, jeudi 17 avril 2008 à 05:53 :: COMME çA, JUSTE POUR LE PLAISIR ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenande dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.) :: #543 :: rss
Je ne t'attends pas
je t'atteins d'un seul coup d'aile
je te baigne d'eau douce
je dénoue tes frondaisons
chaque secousse du désir me rapproche
du centre de la flamme
on parlera bientôt de noces de feux
qui se sont croisés dans les campagnes
abordés avec cette fraîcheur de source aux lèvres
et puis apprivoisés à petits coups de
silences
on parlera bientôt d'un pays habitable
vérifié par le vol des abeilles
nous n'aurons pas assez de mains ardentes
pour cueillir le coton blanc des légendes
nous n'aurons pas assez de nuits transfigurées
pour faire cet enfant de jasmin et de jour
qui posera son front sur la mer
jusqu'à ce que la blessure se taise
dans chaque homme saccagé par les songes
Riverains de la douleur (Verdier 1981)
(transmis par Alain Simon, l'ordinateur de Jean-Michel Robert faisant défaut)
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