on se réveille tristement réel on se rassemble

à peu près autour des cils

autour de si peu mais quand même

on respire dans une apparence d'unité

des bruits de pas recommencent à hanter

le fantôme diurne qui traverse les murs

pour se cogner aux fronts

-

quelque chose voudrait se perdre

de croire aux martyrs fruités d'un corps de femme

supplicier l'ivresse au plus lisse

le regard titube entre les gestes fins trébuche

sur un sourire d'adolescente

s'effondre parmi les plis de jupes

puis se relève grotesque

s'éloigne dans des pas de pochard

quelque chose nous abandonne

nous laissant rire jaune

dans la sobriété grise...

- (à suivre)