APRèS, J'IRAI CHANTER.
Par jean-michel robert, lundi 6 août 2007 à 18:55 :: JEAN-MICHEL ROBERT (poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #298 :: rss
LE CHâTEAU à ROULETTES (12)
CA NOUS QUITTE (suite)
ça se détache par blocs de lassitude
ça craque mollement au bout des rides
quelque chose s'en va vieillir
vers des temps aux consistances inhabitables
on palpe les carotides
pour s'assurer qu'un détail vit encore
cependant ça s'éloigne dans les clapotements gris
on n'y peut rien on laisse la mutilation s'accomplir
sans même croire à ce mal dont la plaie
ressemble trop à un sourire béat
-
quelque chose part et l'on reste
à sentir s'épaissir le pelage d'aboulie
on s'emmitoufle de paresse et de bruits lointains
on pleut sur les feuilles avec la fin du jour
on laisse les pas perdus piétiner les paupières
quelque chose s'en va peut-être chercher ses mots
une autre chair peut-être
ou un cri ça tâtonne dans la voix qui n'est plus
ni la nôtre ni celle du dieu rauque
qui saurait hurler vrai
-
ça se fendille ça craquelle on s'amuse
à chercher où les lézardes
ressemblent à la ligne de vie
la paume pourtant ni les murs ne seront décryptables
on s'amuse plutôt on se distrait
quelque chose nous blesse qui nous ferait
jouer les saints si seulement
on n'en tirait aucun plaisir
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le fou rire et le foutre dernières chances
mais le rire ne ronge pas encore assez de folie
pour s'émietter comme on dit en bouquet
le sexe ne plonge pas assez profond
pour éjaculer tout le noir
et féconder cet instant intégral
qu'on appellera la mort androgyne
si on veut l'appeler à tout prix...
(à suivre)
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Commentaires
1. Le lundi 6 août 2007 à 21:08, par anna
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