une chose s'achève un monde peut-être ou un corps

on le sent ça finit on le sent à tous ces ciels

éboulant les organes

ces petits jours qui rampent dans l'ombre digestive

une chose s'épuise un temps fond lentement

on aimerait dire comme la neige

mais on ne dispose pas de la blancheur

ni de la force de prendre source à cette foi

qui peut s'appeler naissance

quelque chose s'effondre sur sa lenteur le centre

étouffe sa lumière

autour on se sent encore

mais disparaître

-

une chose nous quitte peut-être plusieurs

une masse mouvante pleine de noyades

on ne sait pas si une part de nous la retient ou bien

désespère ou jouit de sa dérive

on ne sait plus si même on veut savoir

quelque chose ressemble à une décomposition

un pourrissement ivre de lui-même

incapable de se vomir tout à fait

une chose ressemble à du passé

craquant de s'absenter se brisant

de mémoire ou simplement de temps perdu

où le présent s'acharne...


(à suivre)