J'aurais dû écrire ça sur ton blog, mais, vraiment, c'est trop pénible d'écrire invisible sur transparent (version limpide). Et, avant de dormir mon pèlerinage d'aujourd'hui, je te balance quelques pépites de premières pages:

nos doigts dévorés par nos futurs enfants / nos côtelettes diminuées / en bouchant les oreilles un océan venait / un océan de pot de chambre bleu

ne mords pas tes gants blancs pour les enlever (...) ne saccage pas le buis ne grave pas dans le plâtre / le nom de tes animaux favoris

notre longe nous porte à la crête des fleurs (...) j'aurai un profil de feuille de chêne, beaucoup de légèreté

nous avons vu un oiseau au pennage déchiré / nous avons vu sa mort d'animal / un cri de liberté perdu sous les bouquets énormes / à la pierre, merde, tuer à la tête, / à la pierre l'arme au ventre qu'on crève d'arbres / de la terre par-dessus qui soit attachée de flammes

lune qui a pris des yeux de calendrier / j'ai le mystère de tes vêtements / - la lingerie soudoie l'aurore -

Bon, j' ai fumé la dernière gauloise. Obligé de dormir