poudre d'oiseaux
Par jean-michel robert, vendredi 20 juillet 2007 à 15:55 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #269 :: rss
COPEAUX MIGRATEURS
Sur la branche les voyages
se rassemblent et s'emplument
Enfin palpite un nid
où le ciel couve sa part de sang
Le vilain petit canard comme on pouvait s'y attendre
devint un vilain grand panard
qui ne trouva jamais
de cygne à sa pointure
C'est quoi ce bruit? ça cogne ça cogne
Ne t'inquiète pas
ce n'est que la panique pointue
du rouge-gorge piégé par ma paresse
Assigné aux Assises du Noir
le grand corbeau dut répondre
du chef de grisaille
Une petite neige assurait sa défense
L'aigle plane couleur d'orage dédaigneux
l'embrasement bêlant entre les serres
En bas la foule rassemble le chant
pour la célébration des foudres avachies
Cette cigogne est folle et cruelle
elle abandonne dans le désert
tous les enfants
que je ne veux pas faire
Autour du rire blessé
se resserre le cercle des busards
impatiemment gourmands de voyager
de l'évidence à la charogne
Impitoyables les rémiges de l'épervier
tranchent le temps naïf
La plaie saigne une intangible pluie
vitrioleuse de nostalgie
Perforant les paupières les martins-pêcheurs
sortent des yeux endormis
Dans chaque bec un rêve convulsif
agite encore l'agonie d'aimer
Apaisement Repos
La femelle grèbe
menue conscience d'étang
balade sur son dos les remords nouveaux-nés
Commentaires
1. Le vendredi 20 juillet 2007 à 21:37, par anna
2. Le vendredi 12 octobre 2007 à 09:17, par free slots
3. Le samedi 13 octobre 2