J'ai suivi certains sentiers naturels. Je connais les arbres, les ponts, je nomme les insectes, les oiseaux, les vieux rêves; j'aime l'eau limpide, avec tous ses regards, ses nostalgies; j'aime tout ce qui étanche la vraie soif, celle qui dessèche jusqu'à la rocaille de soi.

Mais aujourd'hui je suis trop fatigué, trop pesant de déception pour suivre le moindre cours. Les ponts s'effondrent sous mes paupières. Les layons me ligotent à mes os.