Triste contrée

Le seul relief erre dans les sangliers

les yeux barbouillent l'horizon de monades molles

qui chialent l'immense contrefaçon crépusculaire


La viande errante

fait douloureux l'espace

trop de lointains concentrés palpitent le coeur

au fond des chevaliers inertes


Trop d'été lisse ton front

on y déchiffre les glissades du silence

Souffre qu'une petite pluie oh juste une petite

ride l'instant en mon nom


Pincer des plis d'hectares

idéal maritime de la colère à sec

Le Temps en rage ondulée appelle

la marée de haute désolation


Elle étend de grands linges blancs

avec des gestes bleus

L'ennui fait mine de jardin

prémédite en parfums d'interminables constrictions


Entre le rhum et la cendre

une silhouette déplace ses braises

Plus haut la chair paisible dort

de la catastrophe du juste


C'est pourtant vrai qu'ici

on habite la conjuration

Tandis que nos pierres font la peau

la douleur braille des cathédrales