bief à sec
Par jean-michel robert, dimanche 15 juillet 2007 à 03:36 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.) :: #258 :: rss
A travers la forêt, je suis le ru au long des reflets de notre temps commun.
Je n'ai pas le courage du détour vers ce souterrain, bief à sec attendant dans la broussaille qu'on y dépose un trésor pour les enfants.
Aux abords de Port-Royal, je ne suis qu'un marécage parmi d'autres, de ceux d'où s'évaporaient des fièvres mortelles.
Incapable de me promener, je tire le temps, sans partager les instants d'oiseaux et d'arbres, les repos, la soif d'eau fraîche, la silhouette de Pascal devant l'immense croix liquide.
Maintenant c'est le temps qui me tire. C'est sa seule pitié pour celui qui ne sait plus rien faire des distances, qui ne peut que marcher dans l'humiliation d'un été magnifique.
Commentaires
1. Le jeudi 19 juillet 2007 à 14:20, par l'agité
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.