5 heures (on peut même s'amuser à détourner La Bruyère)
Par jean-michel robert, samedi 23 juin 2007 à 06:53 :: JOURNAL DéCOMPOSé.(Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci.) :: #210 :: rss
Ne dormir que peu de temps permet de perdre l'errance des nuits dans celle des petits jours. La lumière d'aube, ses paresses grises griffées de mauve, ses verts becquetés d'or, l'odeur d'âme dans l'herbe humide, la fraternité du chant et du silence dans une silhouette de chat, l'instant félin qui s'emplume dans une frayeur de piaf, entrer, sortir, entrer... sortir de la poitrine par tout ce qu'une fenêtre peut ouvrir... Etre scandaleusement égoïste et libre dans la fugacité - le présent est à elle; elle n'en jouit pas, elle en abuse. Ainsi les forces s'accumulent dans le coeur, le muscle involontaire du massacre.
Commentaires
1. Le samedi 23 juin 2007 à 13:55, par anna
2. Le dimanche 24 juin 2007 à 09:09, par anna
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