Jean-Michel Robert

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 24 avril 2007

JOURNAL DéCOMPOSé

UN PEU DE SANG

Lire la suite

samedi 7 avril 2007

JOURNAL DéCOMPOSé

TU IGNORES

Lire la suite

JOURNAL DéCOMPOSé

QUATRE HEURES

Lire la suite

vendredi 6 avril 2007

JOURNAL DéCOMPOSé

JOURNALISME?

Lire la suite

JOURNAL DéCOMPOSé

éCOLE DE GARçONS

Lire la suite

jeudi 5 avril 2007

JOURNAL DéCOMPOSé

çA ARRIVE

Lire la suite

mercredi 4 avril 2007

JOURNAL DéCOMPOSé

MON INTéRIEUR

Lire la suite

dimanche 1 avril 2007

mon mur

Au matin, mon mur met au monde deux bergeronnettes grises; sa part craintive s'envole en elles. Le reste perpétue pierreusement la séparation, mais la séparation indulgente, celle qui ménage une chance de transparence à la hauteur. La meulière et le ciment indiquent le passage paradoxal. Côté pelouse les pas sont toujours nus, le vert porte l'immobile et le dépose au pied du mur. Alors le monde paresseux s'éprouve et se savoure éternellement matinal, apprend toutes les nuances, du blanc brûlant jusqu'au tranchant de l'ombre. Au dessus, la lumière s'offre toutes les décadences.

Avant tout franchissement le mur se longe. On grandit en chemin, versant parc versant cité, face jeu face peur; la ligne de vie progresse parmi les lézardes. Toute nouvelle ride se couvrira de lierre. Comme le front, le mur est une mémoire de palpations, côté paume côté honte, chaleur fièvre chaleur hors saison. La pluie au bout des doigts touche la chute, les branches au fond des yeux touchent le temps, jusqu' aux nuits où le mur suivait la poudre d' enfant somnambule.

Aux moments les plus rugueux, se souvenir calcine des continents de mousse. La nostalgie c'est leur dérive. Pour toujours une petite fille y rythme de la main de compter, les yeux fermés, pour que les cachettes s'enracinent. Si l'on chemine au long du mur, on s'arrête toujours là où le portail s'impose, métal clos et nocturne à jamais. Seuls des chuchotements de rouille attestent qu'il n'est pas que silence: il fut lui aussi passage, aux temps où je croyais encore aux crimes facétieux.

JOURNAL DéCOMPOSé

RENOUVEAU

Lire la suite