APRèS, J'IRAI CHANTER.
Par jean-michel robert, vendredi 9 mars 2007 à 15:54 :: JEAN-MICHEL ROBERT (poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #119 :: rss
FAIRE UN TOUR (7)
BOUDEUR
quel besoin ont-elles ces voix de reprocher si fort
n'y en-t-il pas assez comme ça du bruit dans la cage d'escalier?
gosses qui trépignent
écrasant des colères plus que mûres
colloque de ménagères
chiens chatouilleux
désespoir des fantômes enchaînés
dans les caves
et ces portes qui cherchent noises à toutes les tempêtes
non vraiment n'insistez pas
ce soir
je ne répondrai pas
d'ailleurs je ne peux pas:
des danseuses glacées fondent
dans ma bouche
LA SINCéRITé
la place en son ciné vaut bien quelques dentelles quelques chatons joueurs
elle a de si belles jambes
et c'est très excitant lorsque ses
lunettes noires
reflètent nos mensonges
comme des lunes ruinées soldées
par un vieux fleuve
BY NIGHT
pas très fier de soi pas de quoi vraiment se chanter des hauteurs sur les toits
le rêve en a assez de glisser sur des merveilles trop savonneuses
sûrement de telles cabrioles font bien rire les enfants mais personne aujourd'hui ne remarque mon enfance
alors que faire?
où aller?
les rues peut-être
c'est l'heure de Paris by night
les noyés se rassemblent dans la Seine où la lumière trempe ses millions d'orteils
RAISONNABLE
ne crains rien du guérisseur boiteux ses doigts sauront bien soulager tes peines et tes mystères émietter doucement sur ton front sur ton cou sur ton con tes chevilles un sourire indulgent ou un très long soupir tu pourras de nouveau faire ton marché mignon te procurer des frissons des épices et cacher bien au chaud sous ton sein gauche tes petites économies .../...