APRèS, J'IRAI CHANTER
Par jean-michel robert, jeudi 1 mars 2007 à 07:10 :: JEAN-MICHEL ROBERT (poèmes épuisés) ( Nouveaux visiteurs, avant toute promenade dans ce blog, cliquez la catégorie "avertissement". Merci) :: #115 :: rss
FAIRE UN TOUR (5)
DORDOGNE
tant d'étés le regard plein de Périgord
(tant d'enfance)
qui dès matin nous portaient des abricots dans un grand tablier
(la rosée aux chevilles)
l'aventure était claire
(facile)
une jungle couvait sous le moindre buisson
(l'amour aussi)
ô savoir savourer tout le fruité du vrai présent
(les beaux moments)
et maintenant l'écrire
(en suçant des noyaux)
PAUMé
je ne peux rester en place je voyage tant que j'ignore où je suis de quand je viens et de qui tu me frissonnes
je nous vois toujours de loin et de longtemps
comment savoir si l'on approche? ailleurs commence à fleur de peau
LA BELLE SAISON
c'était un été de grand chaud
une lumière gourmande broutait les
coquelicots
un galopin
tapi dans son sourire
guettait le merveilleux
pour lui piquer ses béquilles
PAS SORCIER
bonne journée je reviens avec ma provision de livres volontiers août s'attarde à bavarder en anglais touristique la rue balaie calmement ses lumières
c'est alors que
cette voiture
deux blondinettes s'y engouffrent
je fais prendre in extremis
la mèche du regard
aux bronzages incandescents
avant que l'auto ne démarre
puis disparaisse
rien à faire
je reste là
dépourvu de sortilèges
grotesque
le temps bouge comme la dernière dent d'un très très vieux pirate .../...