mercredi 14 mai 2008
éloge de la beauté
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 20:57 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Ce soir, je me suis engueulé avec un ami. L'amitié ne résiste pas à la bonne conscience de l'esthète.
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mercredi 14 mai 2008
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 20:57 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Ce soir, je me suis engueulé avec un ami. L'amitié ne résiste pas à la bonne conscience de l'esthète.
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 20:28 :: JOURNAL DéCOMPOSé
où êtes-vous?
t'es là, Bernisse, qui d'atelier en atelier solidarisait les stupeurs?
non bien-sûr tu n'es pas là
pourquoi serais-tu militant ouvrier du rien?
on m'a dit que les femmes te trouvaient beau
ça facilitait la mobilisation
je vous ai vus
être les seigneurs de l'usine
depuis toutes les noblesses sont ridicules
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 20:04 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Vivent les braillards!
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 18:38 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Quand, face à lui-même, il ne peut esquiver l'intime débat, il ne dit rien, parce que, de toute façon, ça ment, tout autour: le reniement des courbes.
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 16:35 :: JOURNAL DéCOMPOSé
OU LA QUANTITé NéGLIGEABLE
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 10:11 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Y a un truc très en colère qui me hurle son matin dans le crâne. Pourquoi hurle-t-il à l'imparfait?
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 07:49 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
la colère avait un visage
aussi pouvait-on se réveiller en soi-même
après le visage grimaçait ailleurs
et l'on ne trouvait jamais ailleurs
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 06:51 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
les Barbares avaient un destin tout en moustaches
les jeunes filles apprenaient leurs doigts aux moustaches
les mamans arrondissaient des "oh!" en souriant
après le soleil se levait dans le sens du poil
et c'était le jour sans le vouloir
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 06:20 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
la grève générale était une loi de la nature
mais la nature était distraite
au mépris de son propre code
alors après ce fut l'insurrection
depuis on attend "après"
comme si attendre était un corps
Par jean-michel robert, mercredi 14 mai 2008 à 05:47 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
tout le monde était ponctuel
le Temps était pile à l'heure
la beauté pile elle-même
dans son minois de petite matinée
elle souriait des éphélides
et chuchotait au nom des feuilles mouillées
après on allait au pain
c'est-à-dire ensemble
à l'époque la faim était une saison
mardi 13 mai 2008
Par jean-michel robert, mardi 13 mai 2008 à 10:51 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
l'Aventure couinait dans un coin du salon
quelques voix d'enfants atteignaient les feuillages
signe que la vie augmente le ciel
après il convoqua Pascal et Henein
mais ne les reçut que distraitement
non par manque de civilité
mais par manque
après ce fut ensuite
etc.
lundi 12 mai 2008
Par jean-michel robert, lundi 12 mai 2008 à 16:11 :: JOURNAL DéCOMPOSé
ONDES
Par jean-michel robert, lundi 12 mai 2008 à 11:02 :: JOURNAL DéCOMPOSé
LA COULEUR DES PREUVES
dimanche 11 mai 2008
Par jean-michel robert, dimanche 11 mai 2008 à 17:53 :: LE DéMINEUR DISTRAIT (poésie en chantier)
ça faisait longtemps qu'il marchait
depuis l'aube et c'était le soir
soir en petite boule de bleu menaçant poussière
il faisait chaud
son front menaçait braise et ses rides bois sec
après ce fut des boules de gris
sphères pulsatives menaçant ironie
après il ferma les paupières sur ses globes de lointain
pour être boule à son tour tout entier
après il roula au gré des pentes
à cette époque il n'y avait que des pentes et toutes les pentes
étaient douces à l'intérieur
après des demoiselles passèrent
elles aéraient les robes à ce temps d'orbes
elles parlaient doucement répétant sans cesse:
ce soir l'avenir s'est calmé.
Par jean-michel robert, dimanche 11 mai 2008 à 06:40 :: JOURNAL DéCOMPOSé
Pourquoi cette violente douleur aux tempes à l'heure d'aube où le bec des corneilles crève les sacs-poubelles?