Jean-Michel Robert

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vendredi 22 avril 2016

probablement le dernier billet (raté)

Si je vous disais ce que j'ai raté, le nuit dernière... vous vous moqueriez de moi. C'est con une nuit qui s'accroche sous prétexte . Bon, c'est raté. Pardon à Alain simon, pardon en général, puisque dieu est diursourdingue, et que je ne vaux pas mieux.que son oreille universelle.

mercredi 20 avril 2016

J'avais pourtant juré sur ma tête

(Aux amis.)

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lundi 18 avril 2016

Genèse

Dieu, un moment, avait pensé à une faculté se l'esprit humain permettant une analyse réflexe de tous les paramètres objectifs, subjectifs et mystérieux qui offrirait à tout membre de l'espèce la possibilité de fermeture de ce qu'on pourrait nommer paupières définitives . Il y renonça : le partage et la division extrêmes des pouvoirs eussent, selon lui, livré la création à l'anarchie des fleurs de peau (j'allais écrire " de peu).

samedi 9 avril 2016

Est-ce vaiment courageux

de s'attacher au jour qui n'est déjà même plus très loin ?

mercredi 6 avril 2016

"Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles A certaines heures pâles de la nuit Près d´une machine à sous, avec des problèmes d´hommes simplement Des problèmes de mélancolie"

Pour la route... et PM

https://www.youtube.com/watch?v=Zdi_PwmHo2c

dimanche 3 avril 2016

si, un peu méchant, quand même

Décomposition des "élites"

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samedi 2 avril 2016

confession

Il m'arrive - maintenant que je n'ai plus rien à perdre ni à gagner ni à voler - de jouir, quelques instants, de ce merveilleux vertige que creuse le fou rire sauvage... Oh ! quelques instants... Après, comme tout le monde, comme si me fait. Me refait. Et je croise des gens.

vendredi 1 avril 2016

J'ai mal peur

A présent que, de toute évidence, il n'est plus rien à espérer de ce système abusivement qualifié "démocratique", j'ai bien peur qu'il ne reste plus que la violence de ceux qui n'ont jamais voix nulle part... et qui n'ont plus que la violence s'opposant à la violence qui s'exerce déjà au nom de la sainte liberté du marché mondialisé c'est-à-dire- celle qui s'appelle OMC, Union européenne, FMI... Ceux-ci possèdent déjà toutes les armes et contrôlent leur trafic protégés par les paradis fiscaux interdits à toi, pauvre con, qui doit 150 euros au fisc, ce dernier, conscience professionnelle, t'a envoyé l'huissier et saisi sur ton peu de salaire.... Hélas, la violence n'évite jamais les victimes innocentes, par ex : ton petit frère, ta meilleure copine, ton grand-père qui t'appelait MON GAMIN, avec tant d'amour protecteur d'avoir vécu.

J'ai bien peur de n'avoir plus peur pour moi (que pourtant j'aimais bien, un type sympa, encore que et surtout bien que, sans compter malgré.)

jeudi 31 mars 2016

La chute (déférence gardée envers Albert Camus)

Au début, l'évidence s'imposa : tout cela est bien étrange, beau, cruel, plein d'atroces et de merveilleuses surprises, plein de gens qui ne sont pas moins uniques et pas moins communs que moi, avec, en prime, quelques personnes.

A la fin, ce fut la même chose, mais passée.

Je l'ai appelée : "ma belle passée", cette fin.

Alors elle s'est retournée vers moi pour que je voie bien le sourire de sa présence infiniment inexplicable.

J'avais donc raison : mes raisons n'ont rien à prouver puisqu' on m'a vécu , et que rien ne peut rien changer à ça.

Salut, cher Rien. Je t'adresse, pour la forme, presque toutes mes excuses, faute de raisons.

La prochaine fois, je déciderai de tout.

mardi 29 mars 2016

Poème à apprendre par coeur de pierre sèche - dernier délai : minuit l'heure du crime. Sinon, jeune plein d'avenir, plus d'espoir de désespérer compétitivement sur le marché mondialisé.

Le Verbe Être

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes.

Le désespoir n’a pas d’ailes,

il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse,

le soir, au bord de la mer.

-

C’est le désespoir et ce n’est pas le retour d’une quantité de petits faits

comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre.

Ce n’est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire.

-

Alfred Jarry

C’est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent

et leur sang n’a pas la moindre épaisseur.

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes.

Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux.

C’est le désespoir.

Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir

et dont l’existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.

Le reste, nous n’en parlons pas.

-

Nous n’avons pas fini de désespérer, si nous commençons.

Moi je désespère de l’abat-jour vers quatre heures,

je désespère de l’éventail vers minuit,

je désespère de la cigarette des condamnés.

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes.

-

Le désespoir n’a pas de coeur,

la main reste toujours au désespoir hors d’haleine,

au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s’il est mort.

Je vis de ce désespoir qui m’enchante.

-

J’aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l’heure où les étoiles chantonnent.

Je connais dans ses grandes lignes le désespoir

aux longs étonnements grêles,

le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère.

-

Je me lève chaque jour comme tout le monde

et je détends les bras sur un papier à fleurs,

je ne me souviens de rien,

et c’est toujours avec désespoir

que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit.

-

André Frédérique

L’air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour.

Il fait un temps de temps.

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes.

-

Jacques Vaché

C’est comme le vent du rideau qui me tend la perche.

A-t-on idée d’un désespoir pareil!

Au feu! Ah! ils vont encore venir…

-

Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal.

Tas de sable, espèce de tas de sable!

Dans ses grandes lignes le désespoir n’a pas d’importance.

Arthur Cravan

-

C’est une corvée d’arbres qui va encore faire une forêt,

c’est une corvée d’étoiles qui va encore faire un jour de moins,

c’est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.

(André Breton)

-

Désespéré - non pas anonyme mais dont j'ignore le nom.

Désespoir vu de moins près

-Elévation sans espoir, ni désespoir, juste le mieux dans la rosée qui nous ignore et qui a bien raison sans le savoir, SAVOIR-- au sens universitaire, lequel ignore bien plus qu'il ne l'avoue dans ses dernières tranchées, tant il aime le marbre froid. Moi aussi j'aime bien le marbre froid (mais un autre) : j'y ai vu les fesses d'une fille s'y contracter, mais aussi donner suite, offrir, s'offrir, non sans minimes protestations coquettes à ce qui n'était ni marbre, ni froid, juste un peu de sang qui rejoint chair et âme, un truc qui est si divinement biochimique qu'on peut se passer d'adverbes. et même d'adjectifs...

Fin du long week-end de Pâques.

Les molécules qui me composent, réunies en Convention, ont réélu le Comité de salut très gentil que, pour simplifier, j'appelle moi. Celui-moi est donc, comme notre historique Comité de salut public, reconduit pour un mois (en principe), en compagnie de je, me, mon, mes afin de négocier avec nous et ses alliés. Bien sûr, pas question de Terreur ni de Vertu, seulement de Résurrection juste pour voir... Ô ! Curiosité !

Bon, c'est l'heure du quatrième café.

samedi 26 mars 2016

Début du long week-end de Pâques

On est prié de ne pas claquer l’apôtre en sortant.

Alphonse Allais

jeudi 24 mars 2016

Comment mieux enchaîner tout en détachant.

Âme, te souvient-il comme, en 2005, les "élites" autoproclamées défendaient le projet de Constitution européenne et tournaient en dérision, du haut de leur savant mépris, les "populistes" ainsi que ces pauvres électeurs-enfants rétifs à leur "pédagogie" en plaisantant à propos de cette superstition populaire : LE PLOMBIER POLONAIS ?

Ca y est, âme ! Comme ils ont - "socialistes" alliés aux droites - réussi malgré le NON clair et nettement majoritaire à contourner la volonté exprimée par le suffrage universel, il est là, LE PLOMBIER POLONAIS, et pas seulement plombier, et pas seulement polonais, il est là, le "travailleur détaché" surexploité, sous-payé, déshumanisé, pour le plus grand profit des maîtres du merveilleux libre et grand marché européen, grands prêtres de la déesse Compétitivité avec la complicité de la plupart des politiques qui comptent bien continuer à saccager toutes les protections et droits sociaux conquis par des générations de combat.

Ceux qui ont l'envie, les moyens, le temps de s'informer savent déjà tout ça. Une petite synthèse n'est cependant pas inutile : émission "cash investigation" sur la 2, diffusée le mardi 22 mars.(1)

(1) Au fait, y a pas un truc historique où il est question de 22 mars ?





PETITE ANNONCE

Auteur blogueur de plus en plus fatigué domicilié en paradis fiscal cherche nègre polonais.

mardi 22 mars 2016

jamais content

Dès l'enfance, j'avais ce qu'on appelle un bon coup de crayon, que j'ai eu la flemme de travailler. Oui, j'aurais bien aimé créer de belles et bonnes bandes dessinées. Trop tard... Pffff...il va encore falloir naître.

dimanche 20 mars 2016

Dîner de Poètes. (reprise)

Après la séance de signature, librairie au radoub, les Poètes dînent rue Monsieur-le-Prince. Vin, couscous, vin beaucoup. La voix d'André impose l'orateur rauque qui le hante, péremptoire, éloquent, injuste. Mépris et anathèmes : les jeunes n'ont pas eu de rendez-vous avec l'Histoire, les vieux sont corrompus, les autres sont conformistes, voire serviles. Le tour paroxystique du discours n'altère en rien l'acuité " sphinx" d'Yves, ni son appétit. Quand je demande à André qui, à part lui, n'est pas con, il m'accuse de le provoquer, il est prêt, idéalise-t-il, à en découdre. Alain lui promet, s'il ne la ferme, une confiture douloureusement couillue. André a compris, il se concentre sur ses merguez. Sortant du restau, Guy et moi tombons d'accord : nous situons ce dîner "poétique" à la même altitude que n'importe quel sommet de chasseurs, supporters, boulistes, vétérans... mais on a quand même fait taire André, André que pourtant nous aimons, homme blanc dans les ruines : "et pourtant je crie pitié pour la neige de ma poitrine / pour mes yeux cernés de vertige / et pour mes mots / où je m'agenouille et baise la figure du désastre." (1)

(1) André Laude ("Dans ces ruines campe un homme blanc", Le Pont de l'Epée, 1968.)

vendredi 18 mars 2016

introduction au traité d'ontologie de mauvais poil matinal.

faut s'y faire / râle crie pleure proteste vocifère... / tu n'y changeras rien / "Y" est il espace-temps état événement ?... / pas le choix faut s'y faire / et même s'y refaire / même mauvais bricoleur / refaire tous les matins un "SE" élidé par l'espace-temps l'état l'événement... / peut-être même l'être / les êtres / élidé pour mériter ce "Y" lettre / lotie du pouvoir de substitution / qui chantera la modestie de ce "SE" ? / seuls sans doute ceux / qui s'y font / petites marionnettes / qui ne se sont jamais contentées de trois petits tours / faut s'y faire / car "falloir" même sans "il" n'en impose pas moins / plus simplement : il faut falloir / même sans sujet apparent / et si je risque "je faux" "je me faux" / se trouveront toujours des voix pour s'offusquer : "Mais pour qui se prend-il ? !" Alors que je ne prends rien ni personne / au contraire je rends mais ne me rends point / juste / ça s'y fait / et ça suffit /"Ah ! ça mais !" (1) ''

(1) Georges Brassens

jeudi 17 mars 2016

Pour en finir avec "Le Poète".

POEME POUR LE RETOUR DE MAURICE THOREZ

"Il revient ! Les vélos, sur le chemin des villes,

Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui.

Tu l'entends, batelier ? Il revient. Quoi ? Comment ? Il

Revient ! Je te le dis, docker. Il revient. Oui,

Il revient. Le wattman arrête la motrice :

Camarade, tu dis qu'Il revient, tu dis bien ?

Et l'employé du gaz interroge : Maurice

Reviendrait ? Mais comprends, on te dit qu'Il revient,

Maurice. Je comprends, ce n'est donc pas un rêve ?

Les vestiaires sont pleins de rumeurs : vous disiez,

Il revient... Ces mots-là sont une lampe que lèvent

Les mineurs aujourd'hui comme au jour de Waziers.

Il revient... Ces mots-là sont la chanson qu'emporte

Le journalier, la chanson du soldat, du marin.

C'est l'espoir de la paix et c'est la France forte,

Libre et heureuse. Paysan, lance le grain.

O femmes, souriez et mêlez à vos tresses

Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées.

Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse."

Aragon

"J'ai trop à faire avec les innocents qui clament leur innocence pour m'occuper des coupables qui clament leur culpabilité"

Eluard (refusant de protester contre la condamnation à mort de son ancien ami Zaris Kalandra par le pouvoir stalinien)

M'agace ce besoin qu'éprouvent certains d'assigner au "Poète" une mission, de le doter d'une vision, d'une puissance mystérieuses qui, en même temps qu'elles le définissent lui accordent une place réservée, interdite au commun des hominidés de l'époque.

Si l'on s'en tient à la définition la plus étroite, le poète est une personne qui écrit des poèmes. A chaque lecteur de juger si cet auteur est un bon poète, un mauvais, un poète de génie, un faux poète, un faiseur, un faisan...

Si la poésie est une faculté de l'esprit, on peut alors la déceler dans certains lieux, temps, objets, domaines - classés artistiques ou non - ainsi que dans le comportement, les propos, les projets, les rêves, les recherches, la quête... d'êtres que l'idée d'écrire un poème n'a jamais effleurés (Ainsi, je connais des êtres poétiques). Cette vision bien plus large et plus vague de la poésie, pas plus que la précédente ne fait du poète un individu supérieur - car, mine de rien, c'est bien cet adjectif qui s'avance dans l'ombre, même quand on parle de "poète maudit".

"Le poète a toujours raison / Qui voit plus haut que l'horizon / Et le futur est son royaume... La femme est l'avenir de l'homme..."

Malgré mon admiration pour maintes chansons de Jean Ferrat, je n'hésite pas du tout à dire que les paroles que je viens de citer me semblent idiotes. J'ai fréquenté des auteurs dont j'estimais admirables les poèmes, mais fort cons, voire dangereux les actes, le comportement et les paroles. Le futur n'est qu'une conjugaison, il n'existe pas plus que l'avenir ; le présent est déjà passé, et seul le passé laisse traces - du moins, à l'échelle humaine. Quant à la femme, heureusement pour elle, on ne saurait la réduire à la destinée de l'homme, celui-ci aussi bien compris comme espèce biologique que comme mâle de cette espèce. La femme, comme l'homme, est une multitude d'"uniques" et de "singuliers" sociaux qui décident, autant que possible, qui être et devenir.

"LA MUSE

Poète, prends ton luth et me donne un baiser..."

Musset

"On naît poète...", affirmait Musset, suggérant un don accordé par la nature à des artistes d'exception. Musset, avant-garde de la génétique, et un chouïa essentialiste.

"Jacques Prévert est un con" est le titre d'une chronique de Houellebecq publiée du temps où il n'était pas encore tout à fait une star. Il suffit de lire les poèmes indigents, pitoyables qu'il a fait éditer pour reprendre à son propos la phrase d'Audiard : "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît".

« LES NUAGES, LA NUIT




Venues du fond de mon œil moite

Les images glissaient sans cesse

Et l’ouverture était étroite

La couverture était épaisse.




Il aurait fallu que je voie

Mon avenir différemment,

Cela fait deux ans que je bois

Et je suis un bien piètre amant.




Ainsi il faut passer la nuit

En attendant que la mort lente

Qui avance seule et sans bruit

Retrouve nos yeux et les sente ;




Quand la mort appuie sur vos yeux

Comme un cadavre sur la planche

Il est temps de chercher les dieux

Disséminés ; le corps s’épanche. »

Michel Houellebecq

Devoir pour demain : lire 5 poèmes de Déroulède, 5 poèmes de Sully Prudhomme (premier prix Nobel de littérature)